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Leur Blouson noir a été choisi par la maison Yves Saint Laurent pour la bande son mondiale du clip du nouveau parfum « L’Homme ultime ». Cette olfaction vient enrichir la gamme « L’Homme YSL » qui célébrera ses dix ans en 2016. Rencontre avec Simon Buret et Olivier Coursier, un duo attachant dont la musique esthétique nous transporte dans un monde très personnel et sans fioriture.

L’acoustique de « L’Homme ultime »

Décrivez-nous votre style…
Simon Buret : L’essentiel, c’est d’avoir du style et de ne pas trop se prendre au sérieux. Je n’aime pas le côté « homme sandwich ». C’est important de s’éloigner de la mode en ajoutant un peu de soi dans ses vêtements, de s’amuser avec, pour qu’ils soient le reflet de soi-même. Le vêtement est la première image que l’on donne.

Avez-vous des modèles masculins qui vous inspirent ?
Simon : Jean-Michel Basquiat nous a inspirés musicalement et j’ai toujours adoré son aura. Il ne trichait pas. J’aimais sa façon de se présenter au monde, par son grand manteau, ses pantalons de jogging, ses baskets, ce style new-yorkais qui privilégie le confort… Classique et très structuré, avec du confort.
Olivier Coursier : Jean-Paul Goude a aussi créé quelque chose de très graphique, j’aime ce qu’il a fait avec Grace Jones.

Votre définition de l’élégance ?
Simon : Ce sont avant tout une démarche et une aura naturelle, que l’on a ou pas. Même loin de la mode, c’est un port de tête, une façon d’être. Souvent, c’est inconscient et les gens qui cherchent à être élégants le sont rarement.

Quel est l’homme qui incarnerait cela justement ?
Simon : John Malkovich ! David Bowie avait aussi cette élégance absolue.

Donnez-nous un exemple d’un côté rock et sensuel à la fois ?
Olivier : Pour moi, ce serait Alison Mosshart, du groupe The Kills.
Simon : Julian Schnabel [peintre néo-expressionniste et cinéaste, NDLR], mais le mot rock ne veut plus dire grand-chose. Il a été galvaudé. L’essence du rock, c’est Lou Reed ou Jeff Buckley. Le rock est quelque chose qui impose comme une pierre. Julian Schnabel a cela, comme il y a une sensualité dans ses peintures.

Quelle est la meilleure arme de séduction aujourd’hui ?
Simon : Celle qui est propre à chacun.
Olivier : La sincérité, ne pas avoir peur de sa différence et la cultiver.

Que raconte Blouson noir ?
Simon : Cette chanson est née à New York, où j’habitais. Je l’ai imaginée à l’angle de Bowery et Elizabeth Street. C’est une carte postale de New York. Je voulais marquer comment l’énergie de la ville pouvait nous aspirer : les rues, les cris, la graisse, les sirènes des voitures…, en captant cette ambiance. Le blouson noir est la métaphore d’une cape de l’invisible et de la carapace que l’on porte tous, du masque social et de la défense qu’on se construit. Nous sommes la somme de tout ce que l’on traverse. On devient inatteignable à partir du moment où on le porte. Mais on redevient vivant et vrai devant le deuil ou les naissances, sinon on porte souvent un masque. À ce moment précis de ma vie, j’étais fragilisé et je pouvais être disponible. Cette carapace, ce blouson noir, partait et je pouvais me faire aspirer. C’était agréable.

Quel est le point commun entre votre univers et celui de « L’Homme ultime » d’YSL incarné par Vinnie Woolston ?
La magie de la musique, c’est comme une odeur, ça transporte d’un endroit à un autre. On prend des écouteurs et d’un coup, on est ailleurs. L’odeur, c’est la même chose, on ne peut pas l’analyser mais c’est une sensation que l’on aime ou pas et qui ramène à quelque chose qu’on connaît, comme une madeleine de Proust. J’ai toujours fantasmé nos chansons comme des polaroids suspendus. Une bonne chanson ramène forcément à des images et inversement. Si l’on veut parler d’odeur, c’est l’immédiateté du souvenir et l’envolée que cela apporte.

Enfin, parlez-nous un peu de votre actualité…
En ce moment, nous faisons la tournée de présentation de notre album We Cut the Night. Nous participerons à des festivals cet été. Le clip de Blouson noir a été choisi au Berlin Music Award. Nous sommes ravis. Et puis nous partons à New York à la rentrée, à Istanbul ensuite…

www.aaronofficial.com
Retrouvez le film de « L’Homme ultime » réalisé par Colin Tilley sur www.yslbeauty.fr

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