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Agnès Evren amplifie la culture en Île-de-France

Élue du 15e arrondissement parisien, Agnès Evren est la vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France en charge de l’éducation et de la culture. Cette mère de deux enfants, auparavant porte-parole de NKM puis de Valérie Pécresse, milite avec sa présidente pour « une culture inclusive et itinérante sur tout le territoire d’Île-de-France ».

À quoi sert la Région Île-de-France en matière de culture ?
L’apport de la politique culturelle régionale est fondamental, alors que l’intervention de la Région, dans ce domaine, ne constitue pas une compétence obligatoire mais une compétence partagée avec l’État. Elle s’effectue par le biais de subventions d’investissement et de fonctionnement allouées aux acteurs locaux et de terrain. L’Île-de-France est un vivier de talents et d’entreprises dans le secteur de la culture et de la création, avec 1,3 million d’emplois.

Comment se traduit votre engagement sur le terrain ?
L’Île-de-France abrite la moitié des artistes professionnels que compte la France, que ce soit dans le domaine du livre, des musiques actuelles, du cinéma, des arts plastiques ou bien encore des arts de la rue et du spectacle vivant.
Le soutien au spectacle vivant est l’un des axes forts de la politique culturelle du conseil régional avec plus de 40 millions d’euros de budget : l’Orchestre national d’Île-de-France (l’orchestre de la Région) mais aussi danse, théâtre, musiques, cirque…

Un autre grand axe de la politique régionale ?
La valorisation du patrimoine, qui participe à l’identité de la Région ! II y a aujourd’hui des territoires entiers dans lesquels les lieux de patrimoine et de culture, en particulier le patrimoine industriel, tombent en ruine dans l’indifférence générale ; nous allons donner à ces lieux une seconde vie culturelle.

Quelle est votre philosophie ?
L’Île-de-France est un territoire d’inégalités en matière culturelle. Nous ne voulons pas d’une culture élitiste, mais d’une culture inclusive et itinérante, qui s’adresse aux personnes de tous les milieux et de tous les territoires. Aujourd’hui, près de 50 % des subventions régionales se concentrent sur Paris et la Seine-Saint-Denis. Nous travaillons sur le rééquilibrage des subventions vers la Grande Couronne, comme nous accompagnons l’émergence de nouveaux talents. Nous voulons également immerger les lycéens dans la culture à travers l’éducation artistique et culturelle : prêts d’œuvres du Frac (Fonds régional d’art contemporain), partenariats avec le CNC (Centre national du cinéma) ou l’Ondif (Orchestre national d’Île-de-France).

Donnez-nous un exemple concret en ce sens : quel est le prochain projet que la Région Île-de-France va soutenir ou lancer ?
Avec Valérie Pécresse, nous voulons faire bouger les lignes. Ainsi avec « Avignon en Île-de-France », à partir de l’année prochaine en août, l’Île-de-France accueillera des spectacles du Festival In, principalement dans des lieux sous-dotés en culture et accessibles à tous, des lieux qui décloisonnent la culture. Cette opération bénéficiera tout spécialement à ceux qui ne partent pas en vacances l’été.

Et dans le cinéma, que faites-vous par exemple ?
L’Île-de-France est la première région française pour le financement du cinéma : les fonds qu’elle distribue sont importants, avec un budget de plus de 14 millions d’euros. Nous voulons qu’elle devienne la première région d’Europe en matière de soutien au cinéma et à l’audiovisuel.

Pourquoi tant de sollicitude ?
Le secteur du cinéma et de l’audiovisuel représente 140 000 emplois en Île-de-France. Il joue un rôle crucial dans la diversité de la création, le rayonnement international et la compétitivité économique. N’oublions pas que chaque euro accordé par la Région au secteur du cinéma génère 16 euros de revenus pour les territoires franciliens.

Des sorties culturelles à ne pas manquer, cette rentrée ?
Avant la rentrée, il y avait la prérentrée, et je l’ai faite en allant à « Rock en Seine », dont la Région est le principal partenaire. Je vous conseille Les Somnambules, une création onirique de la compagnie Les Ombres portées à la Ferme du Buisson, la scène nationale de Marne-la-Vallée. Ce spectacle, que nous soutenons, tourne beaucoup en Île-de-France. Puis j’ai très envie d’aller au Centre Pompidou voir l’exposition consacrée à René Magritte, un artiste dont j’aime la grande inventivité, entre fantaisie et mélancolie.

Comment la Région accompagne-t-elle les candidatures pour l’Exposition universelle de 2025 et les JO de 2024 ?
Nous mettons toute notre énergie à défendre la candidature de Paris pour 2024 et 2025. Pour l’heure, notre travail consiste à mettre sur pied une feuille de route ambitieuse et à convaincre les décideurs par une promotion très intense, comme Valérie Pécresse l’a fait à Rio cet été.

Où en est la Cité de la gastronomie ?
La Cité de la gastronomie Paris-Rungis, portée par Babette de Rozières, ouvrira en 2024. Ce sera un véritable quartier de la gastronomie aux portes de la cité de Rungis.

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