Alban Michon et Land Rover en « pôles » position

Spécialiste de la plongée extrême et de l’exploration polaire, Alban Michon s’est installé à Tignes, il y a 20 ans, pour diriger son école de plongée sous la glace, puis y établir celle réservée aux explorateurs, une première en France. Cet hiver, avec son partenaire Land Rover dont il est ambassadeur, ils viennent de créer un dispositif unique permettant à tous ceux qui le souhaitent de réaliser leur rêve d’aventure et de remporter la « Bourse Aventure ».

Henri Bonchat

Depuis quand remonte votre âme d’explorateur ?

Elle remonte à mon enfance, lorsque je regardais avec des yeux ébahis les films du commandant Cousteau. Je rêvais de pouvoir explorer les fonds sous-marins aux quatre coins du monde. À l’âge de dix ans, j’ai découvert la plongée lors d’un baptême en piscine. Ce fut un moment magique, j’étais en apesanteur, je ne voulais plus sortir de l’eau. Puis il y a eu l’aventure automobile avec le fameux Camel Trophy dans les années 80 et 90, qui était le summum du dépassement de soi au volant d’un Land Rover Defender. C’était la référence ultime de l’Aventure Automobile, avec deux grands A. Je rêvais d’y participer, malheureusement cette épreuve a disparu et reste gravée à jamais dans la mémoire collective. C’est à l’âge de 16 ans que j’ai décidé et planifié que je deviendrais ce que je suis aujourd’hui. Grâce à Land Rover et Cousteau, je vis mes rêves.

Comment devient-on spécialiste de la plongée sous-marine dans les pôles ?

Je suis amoureux des pôles, d’ailleurs j’ai un côté très ours polaire. La glace m’a happé ! L’environnement est juste magnifique. Je suis attiré par l’ambiance et l’atmosphère qui y règnent, même si, comme l’explorateur polaire Paul-Émile Victor, j’ai horreur du froid.

Êtes-vous plutôt aventurier ou explorateur ?

J’ai une âme d’explorateur, même si cela relève de l’aventure de partir plusieurs mois sur et sous les pôles. Le rôle d’un explorateur est de construire l’avenir avec des ingénieurs et des scientifiques. Je défends l’intelligence collective, la science, la technologie et la pédagogie. Je crois en la résilience. Ce qui me plaît, c’est le développement des technologies. On teste aussi des matériaux. On teste la réactivité du cerveau en milieu extrême. L’explorateur est là pour apporter des connaissances là où on n’a pas assez d’informations sur la planète. Un aventurier, il ne va pas passer 62 jours comme je le fais à étudier l’environnement, à rapporter des infos précises. J’ai à chaque fois des protocoles scientifiques. C’est la différence entre un aventurier et un explorateur.

Quelles sont pour vous les qualités primordiales pour mener à bien un projet d’aventure et d’exploration ?

Je crois plus que tout à la patience, à la persévérance et au travail. Ce sont les clés de la réussite. J’aime aussi me dire que rien n’est impossible dans la vie. Il faut de la détermination et croire en soi. On trouve toujours des milliers de raisons et de prétextes pour ne pas faire les choses. Je passe des années à chercher des sous pour mes projets. J’aime rappeler que je ne suis pas fabriqué autrement que tout un chacun. J’ai écrit le planning de ma vie à 16 ans. Je suis un réalisateur.

Quand on part en expédition, on se prépare et on finit par maîtriser 98 % de son expédition. Il reste 2 % liés aux caprices de la nature et à l’environnement. Si tu te retrouves sur le passage de la tempête du siècle, cela devient compliqué. En définitive, tu te rends compte que l’on est plus en sécurité à l’autre bout du monde, au pôle Nord, qu’ici, à Tignes, quand je suis sur la route ou sur les pistes de ski !

Quel est votre rapport à l’environnement et au changement climatique ?

Je ne suis pas un écologiste pur et dur, je ne me retrouve pas toujours dans leurs discours. Je suis d’un tempérament plutôt optimiste, même s’il ne faut jamais nier ce qui se passe en matière de réchauffement climatique. On s’en rend bien compte ici, dans les Alpes, avec les glaciers qui fondent et qui reculent. Il faut savoir que l’univers arctique et polaire change trois fois plus vite qu’ailleurs. C’est pour cela qu’il est important d’y mener des missions pour comprendre le monde de demain.

Si l’on veut protéger la nature, il faut recueillir des données régulières partout sur la planète. Ici, à Tignes, comme partout en France, on a des données régulières depuis 60 ans. Les zones arctiques, c’est le thermomètre du globe, ce sont des zones difficiles d’accès. Je crois en la décroissance de la pollution si nous regardons tous dans la même direction. Il suffit d’observer le monde automobile qui entame un virage à 180 degrés, avec des modèles de plus en plus performants et non polluants. Land Rover y participe activement avec ses modèles hybrides rechargeables (PHEV). Qui l’aurait cru il y a encore 20 ans ?

Quelle est l’aventure la plus marquante que vous ayez vécue ?

C’est la seconde expédition en 2012, quand nous sommes partis avec mon ami Vincent Berthet sur la côte est du Groenland et que nous avons parcouru mille kilomètres en kayak dans un environnement glacial et changeant. On s’est retrouvés bloqués par la glace, obligés de dormir par des températures extrêmes dans nos embarcations. Mais le fait le plus marquant, c’est, lors d’une plongée, ma rencontre improbable avec un ours polaire qui s’est approché de moi à moins de trois mètres. J’étais hypnotisé, je n’avais pas peur. Curieux de me voir, il a fait plusieurs allers-retours. Nous nous sommes observés un certain temps. C’était incroyable.

Peut-on savoir quels seront votre prochaine expédition et prochain défi ?

La prochaine expédition prévue pour 2026 sera dans les pôles, évidemment… Je ne sais faire que ça ! Cela fait sept ans que j’y travaille. Nous allons recréer un habitat sous-marin sous forme de modules, dans des conditions extrêmes, dans le froid et l’obscurité totale, similaires à celles d’une mission spatiale. Nous utiliserons des technologies futuristes et nous testerons des prototypes de recyclage.

Est-ce que l’on se sent invincible au volant de son Defender ?

On se sent surtout en totale sécurité ! Je m’en sers tous les jours dans des conditions de neige, de verglas. Je suis largement serein, ça passe partout ici. Il m’accompagne aussi dans mes tournées de plongées spéléologiques dans les grottes et sur la presqu’île de Giens, en Méditerranée, où j’ai mon école de plongée l’été.

Pouvez-vous nous parler de votre partenariat avec Land Rover ?

Land Rover est à mes côtés depuis plus de trois ans. Je roule avec le modèle Defender 110 utilitaire, tout équipé avec le pack « Explorer » et sa tente de toit. Je ne pouvais pas espérer mieux, moi qui, enfant et adolescent, rêvais du Camel Trophy. Avec ce modèle, Land Rover entretient plus que jamais l’esprit d’aventure. Je suis fier que la marque m’accompagne au quotidien ici, à Tignes, et me soutienne dans tous mes projets.

Cet hiver, pour la première fois, Land Rover, en partenariat avec mon École des Explorateurs, vient de créer un dispositif unique permettant à tous ceux qui rêvent d’aventure de pouvoir réaliser leur projet grâce à la « Bourse Aventure ». À l’issue des votes et des délibérations, j’accompagnerai le projet gagnant, via un coaching personnalisé, et Land Rover apportera son aide financière. Nous avons reçu déjà de nombreux dossiers. L’engouement est au rendez-vous. Il y a une vraie demande et une envie d’aventure.


Le Defender est disponible dès à présent avec une motorisation hybride rechargeable. Au cours des quatre prochaines années, Land Rover accueillera six modèles 100 % électriques et affirme sa position de leader sur le marché mondial des SUV de luxe. Le Nouveau Range Rover, premier modèle électrique pur, sera lancé en 2024. Retrouvez l’intégralité de la gamme sur : landrover.fr

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