Alix Bénézech

Cette jolie comédienne de vingt-six ans a déjà tourné dans une quinzaine de films. À l’affiche de La Vie nous appartient d’Alex K. Lee, sorti le 25 mai dernier, et de Camping 3 sur les écrans prochainement, elle nous invite à la découvrir un peu mieux. Attention : fille à suivre.

Quatre adjectifs qui vous définissent bien ?
C’est drôle, c’est un des premiers exercices que l’on nous demande en école de théâtre. Car c’est toujours davantage les autres qui nous définissent. Alors je dirais : romantique, nostalgique, optimiste, sensuelle.

Quel genre de fille êtes-vous dans la vie ?
Assez simple, pleine de vie. J’aime faire rire mes amis, qu’ils se sentent bien, et j’ai une autre partie de moi un peu plus torturée, qui doit appartenir à ce fameux romantisme. Je suis d’ailleurs très attirée par les auteurs du XIXe siècle et j’ai toujours eu cette mélancolie… J’ai toujours été partagée entre un côté joyeux et parfois superficiel et ce côté plus sombre.

Quel est le jour où vous avez su que la comédie serait votre métier ?
Quand j’ai posé le pied sur la scène du théâtre 14, pour Le Fantôme de l’Opéra [d’après le roman de Gaston Leroux, NDLR]. C’est la première fois que je me suis sentie au bon moment au bon endroit, presque en état de grâce. C’était assez particulier. Rien ne me destinait à ce rôle. Le metteur en scène, Henri Lazarini, cherchait tellement son actrice, Marie-Christine Danède, qu’il a ouvert le casting plus largement, et j’y ai cru. Je venais de perdre mon père, ce qui ajoutait quelque chose de dramatique mais m’a aidé à faire le deuil. Et cela a dû donner une couleur particulière au personnage, mais c’était une expérience qui n’était pas douloureuse sur scène.

Le truc le plus fou que vous ayez fait pour décrocher un rôle ?
J’ai écrit à la craie sur le trottoir une phrase du scénario devant la porte d’une réalisatrice. C’était idiot car il a plu et le message a été effacé par la pluie. Elle ne l’a jamais vu car en plus, elle était en vacances à ce moment-là. Nous nous sommes revues, et ça l’a fait rire.

Un souvenir marquant de votre expérience sur un tournage ?
Sur le tournage de Le Quepa sur la vilni, de Yann Le Quellec. J’y ai rencontré le chanteur Christophe, dont la musique m’a beaucoup touchée.

Quelle est votre plus grande fierté ?
De vivre de ma passion et de me sentir libre en ayant refusé l’héritage familial, qui était de devenir prof, par exemple. C’est surtout cela : être indépendante.

À qui voleriez-vous un brin de talent ?
À Isabelle Huppert. Mais je ne le lui volerai pas car nous sommes toutes différentes et elle est tellement géniale. Pour moi, c’est l’actrice parfaite.

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