Toute première fois avec… François-Xavier Demaison !

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Toute première fois avec… François-Xavier Demaison !

Quel a été votre premier job ?

Auditeur puis, rapidement, je me suis lancé dans le secteur de la finance, à New York. Le 11 septembre 2001, j’ai fait mon premier stage à Manhattan et j’ai assisté en direct aux attentats. Totalement bouleversé, j’ai décidé de rentrer et de revenir à mon premier amour : le théâtre.

La première fois que vous êtes monté sur scène ?

Au théâtre du Gymnase, le 2 décembre 2002. C’était un « showcase », une représentation promotionnelle et autoproduite. Je n’oublierai jamais. J’y ai mis toutes mes économies et j’ai eu le trac !

Votre premier metteur en scène ?

Xavier Florent, mon ancien professeur du cours Florent, pour la foire Saint-Germain. Il m’a ensuite filé un coup de pouce à mon retour des États-Unis. Il m’a apporté beaucoup d’expérience, d’histoire et de matière.

La première fois que vous avez eu le trac ?

Mes premiers castings au cours Florent et puis, bien sûr, ce fameux 2 décembre 2002 où j’ai cru que j’allais crever ! J’avais une boule au ventre, que j’ai d’ailleurs encore parfois, mais, dès que tu sens que les gens sont là, tu es porté.

La première fois que vous avez vraiment pris votre pied en tant que comédien ?

Quand ça a commencé à marcher pour moi, au théâtre de la Gaîté-Montparnasse. C’était complet tous les soirs, c’était fou. J’avais cent représentations dans les pattes et là, j’ai vraiment commencé à m’éclater !

Votre première interview ?

Avec Thierry Gandillot, qui était à L’Express à l’époque et que je salue. Il m’avait consacré un papier alors que je jouais au théâtre Dejazet. J’étais tellement fier d’avoir un papier dans un grand hebdomadaire.

Votre premier film ?

Tout pour plaire, où je joue un agent immobilier. C’était assez bref et fonctionnel comme rôle. Je n’ai pas d’étiquette. J’aime les compositions. J’ai toujours brouillé les pistes. Et puis, je me sens à l’aise dans tous les types de personnages.

Votre premier one-man-show ?

En 2007, Demaison s’envole, que j’ai joué au Théâtre du Gymnase, dans la petite salle du Théâtre des Mathurins, à la Gaîté-Montparnasse, à L’Olympia. Cela m’a conduit à Antoine de Caunes, qui m’a proposé le rôle de Coluche, pour lequel j’ai été nommé aux Molières ! Ma grande fierté.

Votre premier échec professionnel ?

Je parlerai plus de déceptions. Quand tu es heureux, la vie te réserve souvent des coups durs. Je suis très épanoui dans mon métier, mais le chemin est jalonné de déceptions, de victoires. Ne pas avoir eu le César pour le film Coluche, ça m’a déçu, de même que constater que certains des films que j’ai aimés ont fait peu d’entrées.

Votre première récompense professionnelle ?

Première nomination au César du meilleur acteur pour le film Coluche.

Les premiers atouts à avoir dans votre métier ?

Le sens du travail et le sens du choix.

Pouvez-vous nous raconter votre première fois sur scène avec François Berléand ?

En 2007 encore, dans la pièce L’Arbre de joie, de David Khayat et Louis-Michel Colla, mise en scène par Christophe Lidon au théâtre de la Gaîté-Montparnasse. On s’était régalés. Une pièce pas drôle sur le cancer, mais ça avait été une rencontre humaine extraordinaire.

Quel est le sens premier de cette nouvelle pièce, Par le bout du nez ?

C’est une analyse en temps accéléré. Le vertige du pouvoir et l’universalité de l’analyse et de tout ce qui est lié à notre enfance. On a beau être président, si tu n’as pas réglé les problèmes que tu avais quand tu étais jeune, tu traînes des casseroles. Il faut savoir faire la paix avec son passé et son enfance.

Votre première fois chez un psy ?

C’était la première et dernière fois. Je n’ai pas ressenti le besoin d’y retourner, mais, en revanche, je crois vraiment aux vertus de la parole.

Comment avez-vous abordé votre première fois dans la peau d’un président de la République ?

C’est un fils de charcutier, un grand sensible, un mec simple, qui se cache, même s’il a de grandes ambitions et que ça reste un tueur, une bête de campagne.

Votre première fierté en tant que comédien ?

C’est avant tout quand ma fille de 12 ans vient me voir jouer et qu’elle rit à gorge déployée. J’ai d’ailleurs eu plus le trac quand elle est venue assister à la pièce que quand le président de la République lui-même a fait récemment le déplacement avec Brigitte.

Quel est le premier sentiment que vous avez eu quand on vous a parlé du coronavirus ?

Ça a créé un climat d’anxiété dont on n’a pas du tout besoin en France. Et moi, je suis assez sensible à cela. Mais, pour l’instant, « tant qu’il y a pelouse, y a match », donc je joue, je n’y pense pas !

Par le bout du nez de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, mise en scène par Bernard Murat, avec François-Xavier Demaison et François Berléand. Au Théâtre Antoine

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