Beauté : les cinq filles à suivre cette rentrée

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Beauté : les cinq filles à suivre cette rentrée

Elles sont en têtes d’affiche car elles font bouger les codes de la beauté d’une manière que l’on aime vraiment beaucoup.

Violette, la joueuse

Chez Infrarouge, on le savait bien avant que le communiqué tombe… Violette est la nouvelle directrice de la création maquillage de Guerlain. Violette est une fille incroyable. Installée à New York depuis 2005, elle y incarne la Parisienne entre chic et cool, humour et sensualité.

Elle se maquille comme elle respire et a mis les Américains à ses pieds avec son audace et sa passion décalée pour les fards. Son slogan : « Sky’s the limit », soit repoussez vos limites, osez ! Ce qui lui a valu de collaborer avec Dior et Estée Lauder, et battre des records d’audience avec sa chaîne Youtube.

Au printemps dernier, Violette a lancé sa propre marque VIOLETTE_FR. Ses produits sont pensés pour booster la confiance en soi. Dès sa sortie, Boum-Boum Milk, un démaquillant hydride, a été en rupture de stock. Juste arrivée chez Guerlain, elle porte haut et fort le Rouge G, un mat velours très french.

Célia Lerouge-Bénard, l’héritière

Molinard a été fondée en 1849 et, pour la première fois de son histoire, est dirigée par une femme. Célia Lerouge-Bénard représente la cinquième génération de cette famille patrimoniale grassoise. Elle a infusé sa féminité dans ces collections et a porté le challenge de fêter les cent ans de Habanita comme un challenge féministe. Habanita est un mythe. Parfum le plus tenace au monde, il a été l’aura revendicative des garçonnes avec ses effluves de rose, de jasmin et de patchouli.

Il sera celui des filles puissantes d’aujourd’hui. Célia ne touche pas à son pouvoir odorant, bien au contraire, elle le déploie dans une huile pour le corps et une brume cheveux, habille de rouge son célèbre flacon dessiné par René Lalique.

«Deuxième couleur de Habanita après le noir, le rouge est un manifeste.» Un manifeste pour sourire, revendiquer, crier… et embrasser via le rouge à lèvres qu’elle a conçu avec Le Rouge Français. Comme quoi, ce sera toujours avec un flacon et un tube que les filles mèneront le mieux leurs combats.

Anne-Sophie Nardy, la vertueuse

Qu’est-ce que la vraie simplicité ? Anne-Sophie Nardy en montre la direction en donnant une nouvelle impulsion à la cosméto naturelle. Elle initie la cosméto sauvage, des soins formulés avec des plantes sauvages, toutes cueillies à la main dans les champs, les sous-bois et le long des sentiers.

Pour ces récoltes qui ne sont pas celles de nos dimanches à la campagne, la fondatrice de On The Wild Side s’appuie sur un savoir-faire méconnu, mais ancestral, celui des cueilleurs professionnels de plantes sauvages. « Ils sont une cinquantaine en France à ramasser chaque saison la camomille, la bourrache ou l’aubépine dont ils connaissent les lieux secrets. Leur éthique écologique est l’avenir de la naturalité. »

Suivant les espèces, fleurs, tiges ou racines sont immédiatement distillés et mis en pots. Leur efficacité est totale, et les textures d’une douceur angélique. Après ses soins visages qui donnent un joli teint, Anne-Sophie Nardy lance une ligne capillaire à la fleur de pissenlit et à la feuille d’ortie qui fait des cheveux magnifiques. Scoop : elle est vendue chez Séphora !

Elisa Costantino, la discrète

Cette question, on se la pose sans cesse : quelle adresse pour un bon soin visage ? La réponse : Elisa Costantino. Installée dans le quartier des théâtres, elle ne cultive pas le show des réseaux sociaux mais l’expertise de soins anti-âge poussée à la perfection. On ne sort jamais de son spa comme on y est entré. On retrouve un éclat, un équilibre de visage mais aussi intérieur. C’est son credo. Ses soins sont des réconciliations avec soi.

La séance commence par une oxygénation, un bol d’air pur pour se régénérer, se déstresser et activer la détoxification des tissus. Au changement de saison, on poursuit avec une dermabrasion, soit un jet de fins cristaux d’alumine qui ôte toutes les cellules mortes, lissent les ridules pour faire peau neuve.

Sinon, on se laisse aller entre ses mains au Caci qu’elle est la seule à pratiquer. Soit des électrodes qui, selon les fréquences, ouvrent le regard, redessinent l’ovale. On ne gagne pas dix ans, on retrouve sa beauté originelle. C’est pourquoi le Tout-Paris vient chez elle, en toute discrétion.

Olivia de Rothschild, l’effrontée

L’exercice de reprendre une maison de parfum tombée en désuétude et de la relancer est un acte périlleux, délicat. Là, il est une réussite totale. Caron est désormais une histoire de femmes, de mère et de fille, qui partagent le même goût pour les essences, qui n’hésitent pas à se confronter pour créer.

« Le parfum a toujours été un lien de complicité entre ma mère et moi », commente Olivia de Rothschild. La nouvelle modernité de Caron, c’est son regard, celui, inclusif, de sa génération. Plutôt que d’encombrer nos salles de bains avec de nouveaux flacons, elle a eu l’idée instinctive et géniale de les empiler, de créer une colonne où Fleur de Rocaille, Pois de Senteur, Tubéreuse Merveilleuse et Santal Précieux se renvoient leurs lumières douces et vibrantes dans des flacons de verre et de métal recyclables et ressourçables. « Je voulais remettre en question l’occupation de l’espace horizontal parce que dans ma propre vie cela m’interroge. »

Non seulement elle renoue avec l’avant-garde historique de la maison, mais elle l’infuse de cette émotion, que provoque chez elle l’art abstrait chinois et ses peintres favoris : Chu teh chun, Yue minjun et, bien sûr, Zao wou-ki.

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