Résumez-nous ce que vous savez de l’autre ?
Albane à propos de JR. : Je ne sais pas grand-chose à part qu’il est très gentil (dans le bon sens du terme !), toujours aux petits soins pour ses clients, très prévenant.Je sais aussi que nous avons chacun une fille qui porte le même prénom, pourtant peu courant : Gioia ! Je sais d’ailleurs que Botero lui a offert une sculpture pour fêter sa naissance.
JR. : C’est vrai ! Il y a 13 ans, Botero m’a offert « l’Enfant », que j’avais installé dans le couloir de mon précédent club.
Et toi Jean-Roch, que sais-tu à propos d’Albane ?
JR. : Je sais qu’elle ne veut surtout pas être affiliée à l’univers de la nuit ! Je la comprends, c’est un métier difficile.
A. : Oui, et puis, je fais Cannes tous les soirs pendant le Festival et j’organise quelques événements pendant l’année, mais je ne tiens pas une boîte de nuit et des clubs à l’année. Je suis une intermittente…
JR. : Je connais son parcours, elle a ressuscité la boite de Canal à Cannes, puis fait le Jimmy’z et maintenant, Heaven’s Floor. C’est une femme d’action, qui sait prendre des décisions.
Que savez-vous l’un de l’autre que l’autre ne sait pas que vous savez ?
A. : Que c’est un super coup ! (rires)
JR. : Je ne sais pas ! Mais je suis célibataire depuis un an…
Qu’appréciez-vous le plus chez l’autre ?
A. : Je tire ma révérence, le VIP Room, c’est énorme, c’est rodé, il y a des filles sublimes, c’est une institution connue dans le monde entier.
JR. : Et moi je rêverais de passer une soirée chez elle, je n’ai pas la proximité qu’elle a avec tous ses invités. On est complémentaires, j’adorerais avoir ses 100 guest prestigieux dans une « boîte en verre », suspendue dans le VIP Room.
Quel est le compliment qui vous déstabilise ?
A. : Lorsqu’on me dit que je suis jolie, je trouve que ce n’est tellement pas vrai !
JR. : Moi, j’ai l’impression qu’on ne m’en fait pas. Et puis, les compliments, je ne les prends jamais pour argent comptant.
Quelle qualité vous fait cruellement défaut ?
A. : Je parle trop et je suis trop sensible.
JR. : Je manque de patience. Je me donne donc moins de temps, ce qui me fait parfois douter inutilement.
Une mode à laquelle vous avez succombée ?
A. : Les bagages Vuitton ! Magnifiques.
Mais ça fait « pouf » de dire ça, non ? (rires)
JR. : Moi c’est Facebook. J’ai longtemps refusé de m’y mettre, je trouvais ça idiot de ne pas se parler « en vrai ». Mais j’y ai fait de jolies rencontres.
Une mode que vous ne comprenez toujours pas ?
A. : Le jean baggy avec le caleçon qui dépasse
de 10 cm, c’est horrible !
JR. : Je n’aime pas les ballerines, je trouve que ce n’est ni flatteur pour la silhouette, ni sexy !
Le truc qui vous agace depuis toujours dans votre univers de sorties et de fêtes?
JR. : Les préjugés, les « a priori », ce que certains pensent avant de nous découvrir vraiment.
A. : Je ne pensais pas qu’il était aussi beau gosse, pieds nus dans son smoking ! (rires)
Ce qui m’agace, ce sont les galas de charité où les « bonnes consciences » n’oublient pas de faire savoir qu’elles ont un grand coeur…
Qui ne peut-on pas vous soupçonner d’admirer ?
A. : O. de Kerzauzon, coupé de tout, au milieu de nulle part, des océans, pendant des jours et des semaines, c’est impressionnant.
JR. : Un mec qui a « mangé » comme rarement : Domenech. Contre vents et marées, il ne lâche pas la barre. Et pour la morale de l’histoire, j’aimerais qu’il aille au bout…
Quel est le truc que vous aimez chez les autres, mais pas sur vous ?
A. : Les maillots de bain ! (rires) Toutes les filles sont mieux que moi en maillot…
JR. : Les tatouages, je trouve ça beau sur les autres…
A. : T’en as pas ? Je ne peux pas le croire…
JR. : Non, je n’ai jamais trouvé le tatouage avec lequel grandir puis vieillir…
Vous dansez bien ?
A. : Grave ! De façon super sensuelle !
JR. : Et moi, très mal ! Je suis un piètre danseur, je dois donc être un très mauvais coup ! (rires)
On connaît tous le « Jour le plus long »… mais racontez-nous votre nuit la plus longue ?
A. : Je me suis tellement fait plaquer dans ma vie que j’en ai connues des nuits longues…
JR. : Toutes celles où je cherchais à m’endormir avec mes interrogations en espérant trouver les réponses dans mon sommeil…
A Cannes… Un vrai moment de solitude ?
A. : Le lendemain de la clôture du festival, lorsqu’on retire les faux palmiers, et que je passe de 150 textos et coups de fil par jour au silence radio total…
JR. : Moi c’est l’inverse, le soir de l’ouverture, après que la commission de sécurité soit passée, je file à mon hôtel, je prends une douche, moment de solitude, et c’est parti !
A quel moment de votre vie quotidienne faites-vous le plus de cinéma ?
A. : Sous ma douche justement, lorsque je me prends pour Madonna et que je chante.
JR. : Avec mes enfants, pour les amuser ! D’ailleurs, en plein milieu du festival, je fais
une coupure d’une après-midi avec eux.
A. : C’est génial, faut que je fasse pareil ! Ma fille, les dix jours qui précèdent Cannes, je ne lui change pas son pyjama, et je l’emporte avec moi, comme ça j’ai son odeur…
Si votre cœur n’était pas pris, à qui diriez-vous « oui » tout de suite ?
A. : Javier Bardem, Jude Law et Clive Owen !
JR. : Si c’est physiquement, la liste est longue… Je ne suis qu’un homme ! Si c’est pour la vie, c’est plus compliqué.
En quoi l’homme et la femme ne sortent-ils pas de la même façon ?
JR. : L’homme attend la femme qui n’est jamais prête ! (rires)
A. : Une femme sort pour être belle et danser ! Alors que les hommes sortent avec leurs potes et rêvent de rentrer avec une fille pour la nuit. Les femmes, nous sommes toutes des « pretty women », s’il y a un homme formidable, on rêve de rentrer avec lui, mais pour la vie.
En quoi vos nuits sont-elles plus belles que vos jours ?
A. : Parce que les gens sourient plus la nuit, qu’ils oublient leurs soucis.
JR. : On a une chance unique, on vit deux fois : la journée et la nuit…