Que savez-vous l’une de l’autre ? Alexandra sur Elisa ?A. : Je sais que tu joues dans un film qui sort bientôt « Bus Palladium », j’ai vu des très jolies photos de toi dans un magazine le week-end dernier et… tu as dîné avec un de mes copains récemment, à qui tu as fait beaucoup d’effet !
E. : (rires) Oui ! Je vois qui c’est, c’est un ensorceleur ! Il a quelque chose d’étrange dans le regard ! (rires)
Et toi, Elisa, que sais-tu d’Alexandra ?E. : Je crois qu’elle présente une émission de télé sur la mode, mais comme j’habite aux Etats-Unis, je ne l’ai jamais vu !
Et tu connais Christopher (Thompson, le réalisateur de « Bus Palladium »), non ?A. : oui, et sa sœur aussi, qui est psy.
E. : Ce qui n’est pas étonnant, quand on connaît la famille ! (rires)
Quel est le compliment qui vous déstabilise ?A. : Tous les compliments sont déstabilisants, mais c’est agréable d’être déstabilisée…
E. : « Elisa, you have an amaaaziiiiiiiing body »…
Quelle qualité vous fait cruellement défaut ?A. : Savoir chanter, et plus encore, savoir dessiner. Ca me manque de plus en plus de ne pas savoir « croquer ». Mieux vaudrait parfois un mauvais « crobard » qu’un bon discours !
E. : L’adresse manuelle, je suis assez maladroite.
Une mode à laquelle vous avez succombée ?A. : C’est mon métier, j’y succombe non stop ! (rires)
E. : En fait, je me sens « outsider », je ne rentre pas trop dans le jeu de la mode.
A. : T’as quand même ton Blackberry dans les mains depuis tout à l’heure !
E. : Oui, pour le travail, mais la mode à laquelle j’ai succombée, ce serait plutôt le yoga. C’était utile, c’est devenu une mode.
Une mode que vous ne comprenez toujours pas ?E. : La « french manucure » ! (rires)
A. : Oui et pire, qui découle de la première… la « french pédicure » ! (rires) C’est tellement moche !
Quel est le truc que vous aimez chez les autres, mais pas sur vous !
A. : Le rouge à lèvres, j’essaye de temps en temps, mais ça ne me va pas !
E. : Moi, c’est le sarouel !
A. : Je te rassure, ça ne va à personne ! (rires).
A quel moment, dans votre vie quotidienne, faites vous le plus de cinéma ? E. : A l’aéroport…pour obtenir ce que je veux ou ce dont j’ai besoin ! L’autre jour, je suis arrivée en retard, j’avais raté mon avion, j’ai réussi en faisant un cinéma pas possible et une bonne crise de larmes à finir par le prendre !
A. : Moi, c’est avec mes enfants. Ils me font souvent marrer, mais mon boulot, c’est de les élever ! Du coup, juste avant de me faire injecter du Botox sur le front, j’ai demandé au médecin de me jurer que j’aurais encore une ride au milieu du front lorsque je froncerais les sourcils, histoire d’être crédible ! (rires)
Une marque qui n’a pas besoin de vous proposer d’être son égérie publicitaire, tant vous la portez déjà naturellement ?E. : Tous les vêtements créés par Haider Ackermann, sublimes…
A. : Isabel Marant et Balenciaga, si possible portés ensemble d’ailleurs.
Si votre cœur n’était pas pris, à qui diriez-vous « oui » tout de suite… presque sans rechigner ?E. : Même si c’est banal, Johnny Depp !
A. : Daniel Craig.
E. : Alors moi, c’est pas du tout mon style Daniel Craig ! (rires).
A.: Craig, il a un côté « breton » qui m’inquiète mais qui me plait ! Comme Poutine…
Dans « Bus Palladium », Elisa, ton personnage aime deux hommes à la fois, tu penses que c’est possible dans la vraie vie ?E. : Absolument ! J’ai découvert que le cœur était très grand… Comme l’être humain est multiple et complexe, on peut à certains moments de notre vie aimer deux personnes à la fois, pour des raisons très différentes.
A. : J’aimerais avoir 22 ans car à mon grand âge, on ne voit plus les choses de la même façon ! (rires) C’est vrai que c’est possible et enrichissant mais c’est un trip très égoïste, totalement centré sur soi-même, qui risque tellement de faire souffrir les autres…
E. : Ça ramène à la question de la possessivité en amour. Qui suis-je pour empêcher l’autre d’aimer ailleurs et de le forcer à choisir entre l’instantané et la longévité, entre le plaisir immédiat et les concessions ?
A. : J’aime l’idée que l’amour se construit aussi avec des efforts, pas seulement dans la pulsion…
En quoi l’homme et la femme n’aiment-ils pas de la même façon ?E. : Les femmes tombent amoureuses dès qu’elles ont fait l’amour ! Les hommes sont des« diesels », ils commencent doucement, puis s’accrochent lorsqu’on est parfois parties ! (rires)
A. : Si je résume Oscar Wilde : « en amour, les hommes rêveraient d’être le premier et les femmes aimeraient être la dernière ! ».
Croyez-vous que l’amour puisse durer toujours ?A. : (grimace)… Oui, j’ai envie d’y croire ! Parce que je suis très optimiste ! (rires) Je peux me tromper, mais une chose est sûre, si on n’y croit pas, ça ne risque pas d’arriver !
E. : la société actuelle nous structure pour croire que c’est possible alors qu’il n’est pas évident que l’être humain soit forcément monogame. L’idée que le véritable amour soit celui qui dure toujours est une idée préconçue…