Ruée vers le Middle East

Cap vers la Jordanie, une parenthèse où l’on peut faire un vrai « retour vers le passé » tout en appréciant les eaux de la Mer Rouge de toute beauté. La tranquillité laisse parler les pierres, les Bédouins racontent leur trésor et la jeunesse n’oublie pas de s’amuser.     

Par Ingrid Bauer.
Ruée vers le Middle East

Arrivée à Amman
On choisit l’immersion facile version luxe avec un premier stop au Four Seasons, après cinq heures de vol de nuit. Le petit dej’ est copieux et le fromage blanc au thym délicieux. On part vers la citadelle et son point de vue inégalé sur la ville. Pour le déjeuner, direction le Jara Café, pour un bronzing terrasse apprécié avec des mezzés avant de faire un tour au “Souk Jara“ juste en dessous.

En route vers Petra

On trace vers la ville de Wadi Musa, la plus proche du fameux trésor de Petra en  empruntant la « Desert Highway », qui relie le Nord au Sud de la Jordanie en quelques heures. Une expérience culinaire locale nous attend au Petra Kitchen où l’on peut aussi mettre la main à la pâte en prenant des cours de cuisine. Mais ce soir, on laissera les cuisinières apporter avec talent les mets traditionnels servis dans des plats en céramique, et pour le dessert on repartira tatoué à l’henné ! En guise de balade digestive, ce sera “Petra by night“. Ne vous attendez pas à un parcours de clubber pour visiter la cité perdue de nuit. Comptez sur le clair de lune et quelques 1800 bougies pour suivre le parcours magique, quasi mystique, à faire à contrecourant des autres voyageurs. On évite ainsi le spectacle des touristes venus applaudir les contes des Bédouins.

Le Trésor…

A 6 km de là, halte oreiller au Taybet Zamman, un ancien village situé à flanc de colline, transformé en hôtel. De bon matin, on part à la chasse au Trésor de Petra. L’entrée du site, Patrimoine Mondial de l’Unesco, n’est pas donnée (50 dinars soit presque 50 euros) mais… c’est quand même pour ça qu’on est là. Pour le fun, on parviendra aux portes du Siq (l’entrée des gorges qui mènent au site), à cheval.  Ensuite, on lâche sa monture pour marcher pendant 20 minutes, dans un décor de carte postale. Après quelques photos, nous voilà repartis pour un tour dans la cité. Armés de courage et de souffle, on s’apprête à gravir les 400 marches du monastère. Pour le déjeuner, rien ne sert de réserver, il faut arriver à point avec son lunch box (préparé par votre hôtel), s’asseoir à l’ombre d’un rocher, puis pique-niquer. On redescend à pied pendant deux bonnes heures de l’autre côté de la vallée, en direction du restaurant Le Basin. On rejoindra le village voisin à dos de mule (louée pour 9 dinars), où seuls quelques Bédouins privilégiés vivent encore.

La route des Rois vers les portes du désert
En voiture, on emprunte sur 160 km la route des Rois, le fameux chemin qu’ont pris les Hébreux en marche vers la Terre promise, jusqu’au village de Rum. Là, on troque notre voiture contre un 4X4 vers les portes du désert de Wadi Rum qui s’ouvrent enfin sur le sable rouge de la “Wadi“, la vallée de la lune. Pour les aventuriers, chameaux ou chevaux sont là pour vous faire découvrir “les 7 piliers de la sagesse“, l’immense rocher qui a donné son nom au roman éponyme de Lawrence d’Arabie. Le plus extraordinaire, c’est de louer une montgolfi  ère pour voir le soleil se lever. On passe une nuit un peu sommaire, sous la tente au King Aretas Camp.

Après le désert rouge, la Mer rouge !

Cap au Sud, à 70 km de là, on file vers l’oasis d’Aqaba et ses 26 km de plages. C’est LA station de villégiature de la jeunesse Jordanienne. On flâne au Souk Sea, le marché hippie de la ville, on déjeune au Ali Baba restaurant, on se laisse aller à une petite fumette de narguilé au Jaffra Café, le spot trendy du coin puis on se dirige vers la plage et ses eaux sublimes. On dîne les pieds dans le sable au Fish In, le restaurant de poisson du Kempisky Hotel d’Aqaba dans lequel on séjournera, le temps de profiter des trois piscines à débordement pour bronzer tranquillement, et boire une limonade menthe au bar flottant. Ce qu’il manque ? Rien !