Charles-Armand de Belenet : « Bollinger a toujours été à la pointe du développement durable »

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Charles-Armand de Belenet : « Bollinger a toujours été à la pointe du développement durable »

Nous avons rencontré Charles-Armand de Belenet, directeur général de la maison Bollinger, pour discuter des enjeux environnementaux et du développement durable dans le monde du champagne.

Depuis quand la Champagne a-t-elle conscience des enjeux climatiques et écologiques ?

La prise de conscience s’est faite au cours des 30 dernières années en constatant l’augmentation des températures moyennes (+1.1%), la précocité des vendanges (18 jours de moins en moyenne) et la baisse de l’acidité des vins de Champagne.

Comment cela a-t-il été mis en œuvre ?

En 2003, la Champagne a été la première filière viticole au monde à établir son bilan carbone et à se fixer pour objectif de réduire de 75% ses émissions pour 2050. En 2010, la Champagne a fait baisser le poids de la bouteille de 7% ce qui permet de réduire de 8 000 tonnes de CO2 par an son impact. Enfin, la Champagne s’est fixée l’arrêt des herbicides en 2025 et 100% de son vignoble certifié VDC (Viticulture durable en Champagne) en 2030.

Quels sont les engagements de la maison Bollinger pour le développement durable ?

La maison Bollinger a toujours été en pointe dans le développement durable. En 2012, Bollinger est la première maison de champagne à être certifiée Haute Valeur environnementale. De même, en 2014, elle devient aussi la première à être certifiée VDC. Également, en 2015, Bollinger a décidé de supprimer les herbicides et les insecticides pour privilégier le travail du sol. Un gros travail est fait de surcroît pour préserver la biodiversité avec l’installation de 24 ruches, la plantation d’arbres fruitiers et le suivi des différentes populations dans nos vignobles. Pour réduire notre empreinte carbone, nous avons mis en place des tracteurs électriques, ainsi que des chevaux à partir de 2010. Nous privilégions aussi le circuit court (90% de nos bouteilles sont dans un rayon de 30 km de la Champagne).

Bollinger est une des rares maisons à pouvoir calculer son bilan carbone dans le vignoble et dans le monde. Comment faites vous ? Quels process avez-vous mis en place ?

Le bilan carbone de Bollinger est réalisé tous les 5 ans afin de suivre nos objectifs de réduction d’émissions. Le premier a été réalisé en 2010 et nous sommes d’ailleurs en train de réaliser celui de 2020. Le bilan couvre trois niveaux : le travail du vignoble et l’élaboration des vins (20% des émissions) ; le transport (marchandise et déplacements commerciaux pour 30%) et enfin la bouteille et l’ensemble de nos achats pour 50%. Grâce aux différentes actions mises en place, nous avons réussi à baisser de 18% nos émissions en 2015 et nous attendons les résultats pour 2020.

Est-ce que James Bond va continuer à boire du Bollinger ?

Oui, c’est une relation qui est véritablement durable ! L’année dernière, nous avons fêté le 40e anniversaire de notre collaboration qui avait commencé en 1979 avec le film Moonraker. Nous attendons donc avec impatience la sortie du prochain opus No Time to die qui devrait sortir en avril 2021.

Quelle est votre arme secrète pour cette fin d’année ?

Notre arme secrète est le lancement cette année d’un nouveau vin permanent dans notre gamme au nom mystérieux de PNVZ15. C’est un champagne 100% pinot noir qui se réinvente chaque année avec la mise en avant d’un nouveau cru. Cette première édition met en avant le village de Verzenay (VZ) avec un assemblage de vins dont les plus vieux sont de 2009. 50% des vins ont été vieillis dans des petits fûts de chêne. C’est un vin gourmand aux saveurs de pêche, d’abricot, de noisette et de fleur d’acacia qui devrait créer de grands moments de plaisir et de partage.

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