Elodie Frenck

Elodie Frenck

Vous l’avez vue dans L’Arnacœur ou Les papas du dimanche au cinéma, mais c’est dans son rôle de Marlène dans la série télé les « Petits Meurtres d’Agatha Christie » sur France 2 qu’on la retrouve régulièrement. Pour cela, elle a déjà reçu le prix Jeune Espoir féminin au Festival de la Rochelle. On l’a cuisinée un peu pour mieux la connaître.

C’est « dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ». Un exemple probant dans le cinéma ?
Le mot « vieux » peut être remplacé par « classique » qui est à la base de tout. Si on estime que La règle du jeu est un classique, je trouve que toute l’humanité est dans ce film. Comme pour Autant en emporte le vent qui déclenche encore chez moi mille sensations. Comme César et Rosalie que j’ai revu dernièrement, c’est tout à fait actuel.

La dernière fois que vous avez « raconté des salades », c’était à quel sujet ?
C’est lorsque j’ai voulu éviter de faire de la peine à quelqu’un. J’ai raconté des salades, mais, dans ce cas-là, on a le droit, non ?

Dans quel secteur avez-vous le plus de « pain sur la planche » ?
Dans l’éducation. C’est un travail de tous les instants.

Perso ou business, racontez-nous votre plus beau « four »
Un jour, j’ai fait une grosse gaffe. Dans une soirée, je retrouve un vieux copain, j’étais avec mon compagnon également. Et je raconte, comme une vieille anecdote, l’époque où il était avec une espèce d’idiote et qu’on avait bien ri quand il l’avait quittée… et… elle était finalement devenue sa femme !

Dans quel domaine ou à quel sujet marchez-vous régulièrement « le plus sur des œufs » ?
Généralement, je dis plutôt ce que je pense car je n’ai pas peur de la polémique et j’aime pousser les gens dans leurs retranchements. Je fais attention quand je sens que je peux blesser. On m’a souvent dit : « Ne parle pas de politique avec ces gens. » Et cela suffit à me provoquer. J’ai une certaine insolence pour ça. Mais quand la pensée de l’autre heurte trop les miennes, je me lâche.

De quel « pain » ne mangerez-vous jamais ? 
Celui de la collaboration. S’il fallait choisir un camp, je ne me mettrais jamais à genoux et je n’irais jamais contre mes idées. Je suis prête à tout perdre pour ne pas renoncer à mes principes.

Récemment… une info ou un petit événement dont vous n’avez « pas perdu une miette » ?
Le Brexit ! J’étais très soucieuse de ce qui allait se passer. C’est assez révélateur de notre temps. L’Europe était un idéal, et les montées de l’individualisme et des nationalismes font peur. J’ai peur de la contamination de cette décision.

Un moment particulier où vous n’y êtes pas allée « avec le dos de la cuillère » ?
J’ai eu un peu de mal avec le machisme du mari d’une amie. Alors j’ai fait preuve d’un peu d’ingérence au sein de leur couple un soir de dîner où il a fini par faire la vaisselle.

Jusqu’où iriez-vous pour « faire bouillir la marmite » si vous aviez un jour vraiment besoin d’argent ? 
Faire le ménage ! J’y arrive très bien. J’espère que mes enfants seraient fiers que je travaille pour gagner notre vie.

Le casting idéal d’un « dîner improbable », c’est avec qui et pour quelles raisons ? 
George Clooney et sa femme, Jean-Paul Sartre et Marilyn Monroe, Simone de Beauvoir, Brad, Angelina et Gandhi… Ok ce n’est pas très français.

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