Rufus Wainwright

Tout fils d’étoiles de la folk américaine qu’il était, lorsqu’à 14 ans, il composa avec brio sa première chanson, c’était déjà clair, Rufus ne ferait rien comme les autres. 
Rufus Wainwright


En quoi est-il différent ? Au folk natal, il a subtilement, en six albums, métissé la pop, le classique, le cabaret et la comédie musicale. Il cultive le paradoxe : arrangements et compositions sophistiqués, amplitude vocale et vibrato décoiffant, mais grande nonchalance dans le phrasé et l’attitude. Ses textes osent la rime imparfaite et la confession, mais toujours pudique et pleine d’ironie.

Et en live ? Du grand show, toujours. Seul au piano ou entouré de supers « zicoss », Rufus ne bride pas son humour aussi subtil que dévastateur, propose toujours des guests surprise délicieux (depuis sa sœur Martha, folk singer également douée, à Marianne Faithfull) et des reprises qui font kiffer. Les places s’envolent très vite.

Et le nouvel album ? Le plus sobre de tous, en apparence. Un piano, une voix, douze chansons. Des mélopées de piano si bien écrites qu’on est proche du classique pur, mais de vraies chansons, avec en vedette une ode à New York, une prière déchirante à sa sœur, trois sonnets de Shakespeare, et la chanson finale, en français, de son propre opéra, Prima Donna.

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