Une américaine de 22 ans, déjà une star, mais dans un monde parallèle : celui de la web-communauté électro pop.
Comment ça ? Arrivée à Paris à 15 ans, la petite Uffie a tout de suite fait le mur pour aller clubber. Elle rencontre un certain DJ Feadz, qui lui fait poser sa voix sur des morceaux electro. Hop, c’est la coqueluche des clubs à la mode.
Pedro Winter, ancien manager de Daft Punk, et chef du label Ed Banger (Justice…), les repère, les « signe », et leur fait faire le tour des clubs branchés du monde entier.
Qu’est-ce que cet album change ? Tout puisque les tubes Uffie/Feadz n’ont pas encore connu de support « grand public » malgré les 17 millions de clics sur Myspace, et des kids fans sur tout le globe.
Mais alors, c’est de la musique de djeuns ? Mieux : sur Sex Dreams and Denim jeans, Uffie révèle une maturité sciante. Et s’entoure de gens qui ont fait leurs preuves bien au-delà du public post adolescent.
Ex : Mirwais, auteur d’une demi-décennie de tubes pour Madonna (Music, American Life…) mais qui se surpasse ici, ou Pharell Williams, prince du hip hop fashion.
Ça ressemble à quoi ? Ultra dansant, avec une production d’une efficacité presque indécente (vocoders, samples sexys, beats electro choc…), mais largement équilibrée par des mélodies légères, presque subtiles, et surtout, cette fameuse petite voix sucrée, ce flow adorable qui devrait vite devenir une signature reconnaissable en quelques secondes. Côté textes, on appréciera un regard sur le monde branché et mutin, parfois frais et souvent ironique.
On a une réserve sur… La facilité de certains morceaux.
On adore grave… Les tubesques Pop the Glock, et ADD SUV (une drogue)
Par SD