Et si la croisière s’amusait vraiment ?

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Et si la croisière s’amusait vraiment ?

Comme 27 millions d’adeptes de la croisière dans le monde, nous avons embarqué à bord du MSC Seaview, un « resort flottant » flambant neuf, pour 48 heures de traversée entre Barcelone et Gênes, en passant par le port de Marseille. Une expérience originale.

 

Vous vous rappelez sans doute cette série télévisée américaine à bord du Love Princess, un paquebot luxueux piloté par le commandant Stubing, au sein duquel les passagers célibataires recherchaient l’amour quand ceux qui étaient en couple s’attelaient à recoller les morceaux.

Ce temps-là est révolu. Désormais, quand on parle à un croisiériste, ce n’est pas tant son cœur qu’il veut faire… chavirer, mais vivre une multitude d’expériences, en famille ou entre amis, à la recherche de moments inoubliables.

Les croisières ont le vent en poupe, vous disais-je sans mauvais jeu de mots, puisqu’elles séduisent chaque année 500 000 Français et presque sept millions d’Européens. « Le succès est tel que le bateau devient un lieu de vacances et non plus un moyen de transport », nous révèle Patrick Pourbaix, directeur général France Belgique, Luxembourg de MSC Croisières. D’ailleurs, l’industrie mondiale de la croisière a doublé en dix ans sur la période 2007-2017.

Sur ce secteur, MSC Croisières est, avec ses seulement quinze ans d’existence, la première compagnie de croisières en Europe, et la quatrième compagnie mondiale en termes de capacité, derrière les Américains.

L’une des suites Deluxe.

Le chef Ramón Freixa du restaurant gastronomique Ocean Cay.

L’une des suites Deluxe.

L’une des suites Deluxe.

Un succès mondial construit en une génération

MSC est un groupe familial fondé par Gianluigi Aponte en 1970 à Bruxelles. Il emploie aujourd’hui plus de 70 000 employés dans 155 lieux répartis dans le monde. Son siège social est basé à Genève, ce qui est original pour des marins, mais facile à comprendre pour des entrepreneurs…

Son histoire a commencé il y a 300 ans à travers une famille de marins originaires de Sorrente, au sud de Naples. Riche de son expérience, celle-ci s’est transformée au fil du temps en une expertise, à savoir celle de navigateurs qui connaissent parfaitement les océans. L’activité principale de MSC est consacrée au fret. La famille Aponte a très vite compris l’importance du transport par containers et a investi massivement dans ces bateaux géants porte-conteneurs. La flotte actuelle repose sur 500 bateaux, ce qui fait de MSC le deuxième acteur mondial, devant le français CMA CGM et derrière le danois Maersk.

Ce sont donc des marins qui transportent des marchandises, puis, maintenant, qui font des croisières. Le chiffre d’affaires de l’entreprise représente près de 30 milliards de dollars au global (cargo + croisières).

Les croisières, un gros potentiel de croissance

« Avec sa vision à long terme, le groupe s’est engagé dans des investissements faramineux – près de 10 milliards de dollars – pour construire toujours plus de bateaux, pour séduire toujours plus de clients », nous raconte Patrick Pourbaix.

Actuellement, quinze bateaux, construits pour la plupart dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, naviguent et se partagent le monde en fonction des saisons. Et dix navires additionnels sont prévus d’ici 2026, ainsi que quatre navires « ultraluxe », pour absorber une croissance exponentielle. La capacité d’accueil des passagers de MSC Croisières aura doublé en 2020 et presque triplé en 2026.

La stratégie de MSC est de se positionner en Europe sur le segment « premium ». D’ailleurs, lorsque nous embarquons sur le MSC Seaview, on a l’impression de se retrouver dans un salon business d’Air France. Un majordome vous accompagne, sans quasi aucune formalité, depuis le quai dédié jusqu’au Yacht Club, l’espace privé réservé au sein du bateau à une clientèle en recherche de toujours plus d’exclusivité.

Le casino.

La tyrolienne.

L’une des nombreuses piscines.

Le Club Lego.

Chaque moment doit être inoubliable

À peine 200 passagers peuvent réserver l’expérience « Yacht Club » par bateau (de 71 à 86 suites selon configuration).

Avec leurs 25 mètres carrés, les suites Deluxe sont beaucoup plus grandes que ce que l’on peut imaginer à quai et se dotent, chacune, de matelas à mémoire de forme, draps en coton égyptien, salle de bain en marbre, écran plasma géant, petit salon et grande terrasse avec une vue à couper le souffle. On imagine d’ailleurs très bien les souvenirs mythiques que vos yeux écarquillés photographieront depuis la terrasse de votre cabine à l’entrée des bouches de Kotor, sur le grand canal de Venise ou encore à l’arrivée à New York en longeant la statue de la Liberté dans la brume.

Le paquebot se vit comme si vous évoluiez dans un village avec les activités d’une ville. Au programme : douze restaurants – dont le gastronomique Ocean Cay supervisé par Ramón Freixa, chef espagnol doublement étoilé, ou encore le restaurant panasiatique de Roy Yamaguchi –, vingt bars – dont un bar à champagne –,
un spa, un casino « very » addictif, une tyrolienne de
120 mètres de long, des spectacles comme à Broadway, des piscines et une salle de sport. Et, bien sûr, des lieux en pagaille pour les enfants – Club Lego, jeux vidéo, jeux de société, baby-foot, terrains de basket, déguisements, etc.

Vous l’aurez compris, la croisière s’amuse à deux, entre amis ou en famille, ce qui reste notre recommandation tant les enfants sont au centre du jeu. Au-delà de la vie à bord, on retiendra deux vrais avantages : traverser les pays et parcourir le monde tout en restant dans la même chambre (un seul check-in et un seul check-out, c’est le rêve !), puis faire des excursions en laissant les enfants s’amuser à bord, encadrés par des experts.

Le prix de cette aventure multidestinations est de 2 600 euros en moyenne par passager pour une semaine. Cette expérience est amenée à se multiplier puisque quatre navires « ultraluxe », conçus entièrement comme le Yacht Club, verront le jour entre 2023 et 2026, avec une capacité de 500 cabines. Ils seront équipés des meilleures technologies environnementales et des solutions maritimes de pointe. Le prix estimé de la traversée tournera autour de 3 000 euros par passager pour une semaine.

Plus généralement, la stratégie de MSC Croisières est de développer un certain art de vivre à l’européenne, avec une dose de french touch que le monde entier nous envie. Et notamment de bénéficier dans les mois qui viennent des services d’un grand chef français.

Si, d’ici là, vous voulez franchir le pas et que votre emploi du temps le permet, rendez-vous le 6 janvier 2019 au départ de Marseille pour un premier tour du monde de 119 jours qui vous transportera parmi les plus beaux paysages du monde. Prix du rêve : à partir de 12 500 euros.

MSC Croisières, 5, rue Barbès, 92120 Montrouge.

Tél. : 01 70 74 00 55. msccroisieres.fr

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