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Gwendolyn Gourvenec, la maîtresse dont ils rêvent tous !

Elle est la séduisante maîtresse du Petit Spirou, le nouveau film de Nicolas Bary (rappelez-vous Les Enfants de Timpelbach). Une rencontre qui donne des envies de rentrée.

Qu’avez-vous rapporté de vos vacances ?
Une petite boîte créée par un artisan de Milos, en Grèce, qui me servira à présenter des olives et dont le couvercle réceptionnera les noyaux.

Que faites-vous toujours pour la rentrée ?
Je me redonne des principes de vie saine, je regarde les films qui vont sortir et je fais un petit check-up médical avec des visites de contrôle (dentiste, gynéco…).

L’achat de rentrée par excellence ?
Je ne suis pas tellement dans la consommation… Je dirais plutôt que je m’offre une belle coupe de cheveux.

Devoir de vacances : avez-vous bossé un peu pendant cet été ?
Oui, je le fais d’ailleurs avec l’application Babel pour apprendre des langues. Je me suis mise à l’allemand. Aucun rapport avec un éventuel projet de film, mais j’ai habité quatre ans en Allemagne étant enfant (mon père était militaire basé à Baden-Baden) et je m’étais lancé un défi : comprendre les opéras en allemand !

Quel est votre meilleur souvenir d’école ?
Je dirais la classe de neige, mais ce serait aussi un prof de latin qui nous faisait beaucoup rire avec son côté désuet. Il était assez fascinant.

Bon point : racontez-nous le jour où vous avez été la plus fière ?
Avoir appris l’italien, partir dans la foulée à Rome trouver un agent, passer un casting à Cinecittà, y tourner deux films dont le dernier a été nommé aux David di Donatello (les César italiens, ndlr) et recevoir pour cela un prix d’interprétation. Rien n’est impossible !

Dans quelles matières étiez-vous très forte ?
En langues et en sport.

Quelle est la leçon dont vous vous souvenez encore ?
J’étais un peu rebelle, dans un lycée de banlieue, et, un jour, ma prof de biologie m’a lancé : « Tu sais, les profs avec lesquels tu veux être dure, ils ont déjà fait leur vie et n’ont pas besoin de toi, tout va bien pour eux. » Et ça m’avait marquée. Je me suis dit qu’en effet ça ne servait à rien de faire la rebelle, ce qui compte c’est notre propre vie et notre libre arbitre.

Qu’attendez-vous le plus de cette année ?
Dans ce métier, on peut vraiment dire « qui se ressemble, s’assemble », alors j’attends peut-être la rencontre qui va m’offrir de beaux projets. Avec Nicolas Bary, par exemple, c’était humainement très intéressant. J’aimerais travailler avec Fatih Akin, Hou Hsiao-hsien, un réalisateur taïwanais qui m’a donné envie de faire ce métier. Travailler avec des étrangers est tellement riche que c’est aussi pour cela que j’aime apprendre des langues, pour pouvoir communiquer avec le plus de monde possible. Cela me passionne.

Qu’avez-vous envie d’apprendre que vous ne savez pas encore ?
Je passe mon temps à aller vers ce que je ne connais pas. Donc encore plus de langues.

Qu’est-ce qui vous semble difficile ?
Les préjugés. Il faut éviter les jugements trop hâtifs. Je suis très altruiste et je peux être choquée par des gens qui ont des réactions qui mériteraient un peu de recul. La gentillesse est une vraie qualité.

Qu’aimeriez-vous changer ?
Être moins obsessionnelle, par exemple.

Quel est votre moment de détente après avoir travaillé ?
Un bain ! Ou lire un magazine.

Quelle est la dernière BD que vous ayez lue ?
Avant le film j’ai relu tous les Petit Spirou, mais sinon j’ai beaucoup aimé L’Invitation, que j’ai lue à l’occasion du film de Michaël Cohen dans lequel je jouais aux côtés de Nicolas Bedos.

Quel était votre souvenir du Petit Spirou avant de tourner le film ?
Je me souvenais qu’il y avait une double lecture avec des choses un peu salaces, que j’ai vues de façon plus nette cette fois. Ce petit garçon toujours fasciné par sa maîtresse, c’est assez classique. C’est un peu le premier déplacement érotique de l’enfant qui transfère son désir vers cette autre femme après sa mère.

Que partagez-vous avec cette maîtresse que vous interprétez dans le film ?
Ce que dit Nicolas Bary à ce propos est très juste : je n’ai jamais été dans la séduction et Mlle Chiffre est comme ça. Elle est naturellement jolie et sexy mais avec un côté innocent, elle n’en joue pas.

Quel est le livre que vous n’oublierez jamais ?
Le Livre de ma mère et Belle du Seigneur d’Albert Cohen sont deux ouvrages qui m’ont marquée, l’un pour l’amour inconditionnel qu’on porte à sa mère et l’autre pour le rapport au couple porté à son paroxysme. Je pense qu’il faut garder une part d’intimité dans le couple, car le désir peut s’émousser très vite.

Quels sont les films qui sont importants pour vous ?
Tous les films de Pierre Richard me rappellent l’enfance, alors jouer avec lui fut un moment exceptionnel. J’étais très fière et heureuse de ce cadeau.

À voir

Retrouvez Gwendolyn avec Natacha Régnier, Pierre Richard, François Damiens, Philippe Katerine et Sacha Pinault dans Le Petit Spirou de Nicolas Bary, en salle le 27 septembre 2017.

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