Hoshi, talentueuse et fragile

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Hoshi, talentueuse et fragile

On ne présente plus Hoshi, la jeune auteure-compositrice-interprète, qui nous a fait danser sur Ta marinière en 2018. Après un single d’or, Amour censure, l’artiste de 24 ans, au double disque de platine revient avec un nouveau single, Et même après je t’aimerai, l’un des nouveaux titres de la réédition de son deuxième album, Sommeil levant. Rencontre.

Qui est donc Mathilde ou plutôt Hoshi ?

Je suis née à Saint-Quentin-en-Yvelines. À 6 ans, j’ai découvert ce qui deviendra les deux passions de ma vie : la musique et la culture japonaise. Je me fais appeler Hoshi, qui veut dire étoile en japonais. Je suis une personne réservée, sûrement trop timide, et j’aime me battre pour les choses qui me touchent.

Comment décrire votre style musical ?

Je chante de la chanson française inspirée de l’urbain, du rock mais aussi de la pop.

D’où vient cette passion pour la musique ?

J’ai eu le déclic petite en écoutant Jacques Brel chez mes grands-parents. Ça m’a bouleversée. Je passais des heures, dans le salon, à prêter l’oreille à ce grand artiste. Puis, en grandissant, j’ai commencé à m’intéresser à des groupes plus engagés et me suis beaucoup inspirée de Diam’s.

Avez-vous commencé par composer avant de chanter ?

En écoutant Brel, je me suis mise au piano puis plus tard à la guitare. À l’époque, j’avais peur de chanter. Ce n’était pas une passion. Par contre, j’adorais écrire. J’écrivais de petits poèmes. Puis un jour, j’étais à un concert de fin d’année en 3e, je suis montée sur scène et me suis lancée. J’y ai pris goût. Ensuite, tout s’est enchaîné. Je me suis mise à chanter dans la rue. On m’a repérée grâce à des vidéos de Ta marinière postées sur YouTube.

Comment est né votre single Et même après je t’aimerai ?

Je voulais sortir une réédition de mon album Sommeil levant. J’y ai ajouté 13 titres et ce single était comme une évidence. Je n’avais jamais dit je t’aime sur aucun de mes titres.

Ça ne parle que d’amour ?

Oui, mais aussi de peur et d’avenir incertain. Nous sommes dans une période tellement difficile que j’ai eu aussi envie de partager ce que j’avais sur le cœur.

C’est une forme de déclaration d’amour ?

Oui, totalement ! C’est ma manière à moi de dire vraiment les choses.

Cœur brisé ou recollé ?

Cœur brisé sur la pochette, mais au fond de mon cœur, il est recollé. Je fonctionne de cette manière-là.

Vous semblez être une fille très sensible…

Oui, je pleure en écoutant des chansons. Écrire, ça me permet de retenir mes larmes. J’ai comme un poids qui se libère.

Vous dites souvent que vous voulez marquer les gens avec vos mots.

Oui et d’ailleurs, on ne peut rien m’imposer. Je partage ce que j’ai au fond de moi. Je ne fais pas semblant, je dis ce que je pense. J’espère que mes mots touchent les personnes qui aiment mes musiques.

Est-ce que, dans cet album, il n’y a que des histoires d’amour ?

Ça part toujours de là. L’amour, c’est le point de départ de tout ce que je fais.

« Je t’aime à rendre con, je t’aime à ma façon et même après je t’aimerai ». Après quoi ?

Je t’aimerai après la mort, après une tromperie, après une rupture, et tant d’autres choses.

C’était pour qui ?

Ma compagne.

Vous prônez une forme d’amour universel ?

Oui, l’amour fou. Il y a plein de façon d’aimer. Avec Amour censure, mon précédent single, j’ai été mal accueillie parce que je combattais l’amour pour tous. Cette fois-ci, j’ai voulu être plus calme et parler d’amour, tout simplement, sans m’engager pour une cause en particulier.

Vos projets ?

Un concert en octobre, une tournée et de l’écriture. J’ai envie d’écrire pour les autres, et pourquoi pas tout simplement un livre !

Et même après je t’aimerai, nouveau single de Hoshi et réédition de son dernier album, Sommeil levant, disponible sur toutes les plateformes.

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