Hôtel Royal Évian, un diamant de la plus belle eau

Coloris pastel, hauts plafonds et ambiance nostalgique, l’Hôtel Royal Évian pourrait être le décor du prochain film de Wes Anderson. Jusqu’à son immense façade parfaitement symétrique, le jeune palace a tout du grandiose de l’univers du cinéaste américain. Mais loin du kitsch du Grand Budapest Hotel, c’est un séjour de la plus belle eau qui nous est promis ici.

Lucie Truchet

Dès le parvis de l’établissement, le logo grandeur nature de la marque Évian nous rappelle qu’ici il est impossible d’oublier de boire son 1,5 litre réglementaire. Le lobby cathédrale se découvre, entièrement paré de marbre blanc ; comme pour attirer les regards sur la beauté grandiose du lac Léman et des Alpes françaises et suisses.

Un majordome s’enquiert des bagages tandis qu’un élégant ascenseur d’époque, entièrement fait de verre à l’image de l’engin fantasmagorique de Willy Wonka – le héros de Charlie et la Chocolaterie –, conduit aux chambres. Retombé en enfance dans ce décor de conte de fées, notre premier réflexe est de sauter sur l’immense lit drapé de soie blanche, moelleux à souhait. Aucun doute, la Princesse aux Petits Pois y eût dormi sur ses deux oreilles.

Sérénité minérale

Bois clair, moquette bleu marine et mobilier contemporain viennent compléter le décor ; qui tranche avec le style Belle Époque des parties communes. Avec le lac qui continue de nous bercer par la fenêtre, nous pourrions presque nous croire à bord d’un fabuleux navire.

 
 
 
 
 
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Quitte à avoir joué la carte cliché du « voyage ressourçant à Évian », on file au spa ; en quête de cette sérénité minérale tant promise. Véritable terrain de jeu pour adulte en mal de détente, l’espace réunit toutes les activités bien-être imaginables. Jusqu’au « parcours hydro-contact », dont le nom barbare peut effrayer, mais dont l’expérience se révèle finalement très plaisante.

Après un saut au hammam, un massage aux pierres chaudes et quelques brasses dans la piscine chauffée, direction le très chic Grand Salon ; où le tea time est servi dans la plus grande tradition britannique. De quoi faire d’une pierre deux coups et rattraper tous les high teas manqués chez Fortnum’s ces deux dernières années.

Moments gourmands

Nos pensées vont à Élisabeth alors que nous croquons dans un généreux scone tartiné de clotted cream et de confiture à la framboise ; avant de piocher dans l’assiette de mini-sandwichs. Plus tard dans la journée, les tasses d’earl grey laissent place aux verres de champagne ; et l’hôtel revêt ses habits du soir.

Lumière tamisée et musique feutrée, c’est cette fois dans un film de James Bond que nous sommes propulsés. Plus rien n’existe autour, pas même le lac qui, à la nuit tombée, disparaît dans la pénombre. Plus rien, tout juste Les Fresques, table étoilée de l’Hôtel Royal Évian ; sublimée par les peintures murales auxquelles le restaurant doit son nom.

 
 
 
 
 
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Le chef Patrice Vander, à qui l’on prête d’ailleurs des airs de Daniel Craig, raconte sa cuisine inspirée du terroir alentour ; à commencer par son incroyable potager situé en contrebas du parc. Véritable passionné doté d’une grande sensibilité, on l’imagine davantage murmurer à l’oreille des cucurbitacées et des légumes anciens que ligoter un otage entre deux Dry Martini. Il nous convainc d’ailleurs de participer au cours qu’il donne le lendemain ; pour nous essayer à différentes recettes autour des poissons du lac. Perche, omble chevalier, féra… que de souvenirs gourmands !

Une chose est sûre : la petite bouteille d’eau posée au coin de notre bureau, lundi matin, ne nous aura jamais procuré autant d’émotions. À très vite, Évian !


Menu anniversaire

Pour célébrer ses dix ans en tant que chef des Fresques, Patrice Vander propose au mois de décembre un menu anniversaire en six plats, également disponible en accord mets et vins. Restaurant Les Fresques.

Menus des dix ans : 135 € sans boisson, 200 € avec accord mets et vins. Disponible jusqu’à la fin du mois de décembre

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