
























![]() © D.R | ![]() Anne Sophie Lapix - Grégoire Blindate - paroles et musique Propos receuillis par Hervé Prouteau - Septembre 2009 Derrière son sourire rayonnant, les questions d’Anne Sophie font grincer les dents des politiques. Grégoire écrit et chante avec talent. Rencontre impromptue entre deux personnalités qui se croisent pour la première fois. |
| | Que savez-vous l’un de l’autre ? A.S. : Je connais son tube interplanétaire ! G : Je sais que c’est une journaliste de télé… politique… mais qui traite aussi de l’actualité au sens large, sur les chaînes hertziennes… | |
| | Où auriez-vous pu vous croiser ? A.S. : Moi, je vais au Pays Basque, mais j’ai fait une infidélité cet été, j’étais en Corse… Sinon, dans le 16e, au Murat par exemple, ou à Boulogne. Ou dans un petit restaurant que j’aime bien, le Veramente, dans le 7e. G : Moi, je suis plutôt 17e, je vais souvent dans une maison familiale de vacances dans le Vaucluse près d’Avignon. Et chaque été, je vais voir ma tante près de Ramatuelle, mais cette année, ça m’angoissait un peu : la plage, les enfants, les photos… | |
| | C’est à dire ? Explique-nous… G : Beaucoup d’enfants écoutent mes chansons. A moins de passer l’après-midi complète à faire des photos avec eux, je risquais de les décevoir… A part ça, je vais très peu dans les avant-premières, j’aime pas trop les photos et les caméras, faut dire que j’ai été attaché de presse pendant deux ans, alors, les trucs un peu forcés, c’est bon, j’ai donné ! Et le soir, je suis très « livraison à domicile » ; en fait, lorsque tu es heureux avec la personne avec qui tu es, sur une aire d’autoroute ou à la Tour d’Argent, peu importe ! | |
| | Une actu de l’été qui a pris beaucoup plus de place qu’elle ne le méritait à vos yeux ? A.S. : « Est-ce que Michael Jackson a été enterré ? et où ? » J’aurais préféré qu’on reste sur l’émotion de la cérémonie. G : A laquelle il n’y avait ni Diana Ross, ni Quincy Jones, c’était pathétique ! L’actu qui a pris trop de place, c’était la grippe A ! Je ne dis pas que c’est indolore, juste qu’il y a overdose et qu’on ferait mieux d’en parler clairement une bonne fois pour toutes. A.S. : pour avoir fait des journaux l’été, on est souvent obligé d’aller chercher le fabricant de pipes à l’ancienne pour meubler… | |
| | Dans la vraie vie… un compliment qui vous déstabilise ? A.S. : Ils me déstabilisent tous alors que j’accorde beaucoup d’importance aux critiques ! G : Je vais lui en faire un… j’ai accepté cette interview, à cause d’elle ! (rires) Moi, ce que je trouve déstabilisant, c’est lorsque l’on me compare à des gens formidables. C’est tellement exagéré que c’est gênant : « T’es un poète ». Si Rimbaud est un poète, je crois que j’en suis encore loin… | |
| | Par qui seriez-vous le plus flatté de recevoir un petit mot de soutien sur la qualité de votre travail ? A.S. : Par de bons interviewers (J.-M. Apathie par exemple) ou par des gens qui n’ont pas l’habitude d’en faire (J.-C. Dassier, à l’époque LCI) ! G : De la part de Jean-Jacques Goldman. Les autres sont décédés ou anglais… | |
| | Une qualité qui vous fait cruellement défaut ? A.S. : Je ne cache pas du tout mes sentiments ni mes émotions. Ce côté expressif me trahit et me nuit souvent. G : Parfois je suis « trop bon, trop con », j’ai tendance à être un peu naïf, à faire trop confiance. | |
| | Un défaut qui devient une qualité ? A.S. : Mon sens critique très aigu ! G : Des défauts, j’en vois plein, mais un qui puisse me servir ? Ah, si, la paresse. Ça me donne le temps de ressasser et de mûrir les choses ! | |
| | Une mode à laquelle vous avez succombé ? A.S. : La piscine… de champagne ! G : Le poker. J’ai commencé juste avant que ce soit la mode, puis j’ai arrêté. Mais je m’y suis remis. | |
| | Un rêve de gosse pas encore réalisé ? A.S. : Vivre comme Robinson Crusoé ! C’était une fascination, j’ai même fait un mémoire sur l’isolement absolu ! Mais ça m’a passé. G : Fonder une famille et que ça se passe sereinement. J’en ai marre des amours d’ado où l’on passe son temps à se fuir et à se suivre… | |