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portrait
© DR
interview
Adriana Karembeu
business woman
Propos receuillis par Hervé Prouteau - Déc 2005

Adriana ajoute une corde de plus à son arc en créant Silicium + , la ligne de cosmétique. Rencontre, sans lui passer de pommade, avec la propriétaire des plus grandes jambes du monde (un mêtre vingt six).
A quel âge avez-vous su ce que vous vouliez faire dans la vie ?
Três jeune ! J'ai toujours voulu faire plaisir à mes parents et plus particuliêrement à mon pêre. C'est pour ça que je me suis orientée vers la médecine (ma grand-mêre était infirmiêre et ma mêre médecin). Pour eux, c'était " un métier sérieux ". Ils me disaient souvent : " ce qu'on a dans sa tête, on le garde pour la vie. Pas le reste ! " Ce n'était pas faux...
En quoi votre vision ou votre comportement de l'époque sont-ils intacts ?
Je suis restée três sage ! (Rires) Ça a un côté ennuyant, mais c'est la réalité. J'ai été élevée comme ça, je réfléchis toujours avant de faire quelque chose. Et souvent, je réfléchis trop !
Quelle est votre plus grande désillusion professionnelle " ?
Aucune ! Sérieusement, je ne pouvais même pas imaginer un jour, enfant, que ça se passerait plus tard aussi bien pour moi. Même pas en rêve, alors...
Quel est le compliment le plus inattendu qu'on vous ait fait ?
C'était hier ! La directrice des programmes de la chaîne Téva m'a dit qu'elle m'avait vue dans l'émission "Petites confidences entre amis" d'Ariane Massenet, où j'avais interviewé Gérard Jugnot. Elle m'a trouvée "três sincêre et touchante ". Elle m'aurait citée en exemple aux quatre filles qui font la nouvelle émission " Elles ont les moyens de vous faire parler... ". C'est aussi agréable qu'inattendu, car ce n'est pas du tout mon métier, de poser des questions...
Quel est votre plus grand coup de bluff ?
C'est quoi le "bluff" ?
"Bluffer", c'est lorsque vous arrangez un peu la vérité pour obtenir quelque chose...
Je ne triche presque jamais ! J'ai même plutôt tendance à dévoiler mes faiblesses et mes défauts, de peur de décevoir les gens. En fait, peut-être que je n'ai pas le courage de bluffer... Il n'y a que pour ma toute premiêre scêne au cinéma que j'ai " bluffé ". J'avais envie de m'évanouir, mais je ne voulais pas que cela se voit... Alors, j'ai essayé de faire croire que tout allait bien.
Quelle activité n'auriez-vous surtout pas voulu faire ?
Faire des autopsies ! J'en ai fait pendant 3 ans (médecine), de 6 h à 8 h chaque matin. C'était horrible.
Quel a été le déclic alors, pour vous faire passer du sérieux de médecine " au mannequinat ?
J'avais 20 ans, et dans la rue, un découvreur de talents " (quel talent !) d'une agence de mannequins m'a proposé de faire le voyage jusqu'à Paris. A l'époque, je rêvais presque qu'on me pique mon sac pour me réveiller, tellement ma vie était monotone ! Alors partir dans cette ville, c'était surréaliste. Et ça a été le déclic.
Ça vous énerve que certains pensent que vous êtes " opportuniste " en créant cette gamme de cosmétique ?
Non, et ce n'est pas faux ! (rires) J'ai une certaine notoriété, une image et je suis plus crédible pour créer des crêmes que pour vendre des clous, non ? D'ailleurs, je n'ai jamais été l'égérie d'une marque de cosmétique... dont la plupart de celles qui les représentent n'utilisent pas les produits ! (rires)
Quel est le défaut qui, dans vos métiers, peut devenir une grande qualité ?
Le perfectionnisme. J'ai toujours été três maniaque et je ne suis jamais contente de moi. C'est três fatigant pour tout le monde (même pour moi !), mais je crois que cela peut devenir un atout dans les affaires.

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