Béatrice Rosen, « Yes she can »

« 2012 », le film de Roland Emmerich, l’a révélée au grand public. Depuis, Béatrice mène de front aux Etats-Unis et en France une carrière presque parfaite : séries américaines, cinéma et théâtre à la rentrée, notamment dans « Sept ans de réflexion » aux côtés de Bernard Tapie.

Par Hervé Prouteau.
Béatrice Rosen, « Yes she can »

On vous découvre, racontez-vous en quelques traits.
Je suis positive et curieuse, je crois que ce n’est pas un hasard si j’ai atterri aux Etats-Unis, mon énergie correspond bien à l’état d’esprit américain !

Une vraie date-clé de votre parcours ?
Lorsque j’ai décroché le rôle pour « Dark night », cela m’a ouvert les portes, ensuite « 2012 » et d’autres projets se sont montés.

Et une « fausse » date-clé ?
Mon premier rôle, aux côtés de Lorant Deutsch, dans la série « Les Intrépides », j’étais ado, j’ai crû que j’y étais arrivée.

Avec qui vous confond-on parfois ?
On ne me confond pas trop, mais on me parle parfois de petites ressemblances, avec Emmanuelle Béart, Vanessa Paradis ou Christina Ricci, tout va bien.

Une désillusion dans ce métier ?
Au tout début de ma carrière, lorsque j’entendais « t’es folle, c’est un métier super difficile… », je pensais que ça ne me concernait pas ! Les comédiens font souvent croire que le succès leur est tombé dessus par hasard ! C’est faux, c’est dur, et il faut se battre.

Être l’égérie d’une marque, c’est contraignant ?
Evidemment qu’il y a quelques contraintes, notamment porter les produits ! C’est pour ça que c’est impensable de s’associer à une marque que l’on n’aime pas vraiment. Avec Lancel, ça a été un coup de coeur réciproque, il n’y a pas eu de casting, je ne savais même pas qu’ils cherchaient une ambassadrice.

Une jolie rencontre qui n’a pas encore eu lieu ?
Des gens qui ne se prennent pas au sérieux ! Par exemple, les acteurs qui jouent dans les « Ocean » : Clooney, Brad Pitt… Ces mecs-là ont l’air d’avoir de l’humour, en plus du reste !

Vous qui les connaissez bien, quelle est la plus jolie qualité des Américains en général ?
Leur ouverture d’esprit ! Et le rêve, sans aucune limite.

Et leur gros défaut ?
Il y en a pas mal ! Tout est robotisé, il leur manque vraiment l’art de vivre. Même dans la drague, pour les « dates », c’est mécanique. Et puis, ils sont sans pitié, mais ça a l’avantage d’être franc ! Là bas, c’est « yes, we can », en France c’est souvent : « non, on ne peut pas… ».

Le truc qui vous agace un peu dans le cinéma ?
Le snobisme ! Les étiquettes et le côté branché aussi.

Parmi les qualités que l’on vous trouve, quelle est celle qui est la plus vraie ?
Brillante, fantastique ! Non, je crois que c’est ma joie de vivre et, j’espère, ma rigueur.

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus chez vous ?
Ma double facette : je n’ai peur de rien, et en même temps, je suis pleine de doutes.

Qui ne pourrait-on pas vous soupçonner d’admirer ?
J’ai adoré le livre « l’univers élégant » sur la vulgarisation de la théorie des cordes… j’aime la physique quantique et les docu d’histoire (les Médicis en quatre parties…) !

Une mode que vous ne comprenez pas ?
Le look « Baron » d’il y a deux ans, le côté « geek » chic, les lunettes, le côté « avoir l’air de ne rien avoir fait pour soigner son look alors que c’est travaillé » ! Le style moche qui serait « beau ».

La faute de goût pour laquelle vous avez le plus d’indulgence ?
Pour partager mon temps avec les USA, le port de la casquette, même à table.

Un compliment qui vous dérange ?
Les petites insultes déguisées : « T’es mieux en vrai qu’en photo… » ou bien « je t’imaginais pas aussi sympa… ».

Un partenaire masculin que cela ne vous gênerait vraiment pas de devoir embrasser pour une scène ?
Daniel Craig, s’il faut vraiment y aller, j’irais ! Et Bradley Cooper.

Un « beau mec » qui fait craquer vos copines, sauf vous ?
Colin Farrell, Orlando Bloom, Hugh Jackman, et même Johnny Depp… il est trop maquillé !

Celui que vous êtes presque la seule à trouver craquant ?
Christian Bale, je le trouve vraiment charmant.

A la rentrée, cette pièce avec Tapie, c’est… ?
Un rêve, j’ai la chance de faire un métier où l’on croise des gens très différents, formidables et que l’on admire depuis longtemps ! Là, c’est l’occasion de partager des tas de moments, de lui poser plein de questions, de rire ensemble. Admirer, c’est une émotion qui fait avancer.


Retrouvez Béatrice Rosen en tournée en province puis à Paris, au théâtre dans Les Montagnes Russes, aux côtés de Bernard Tapie à compter de la mi-octobre. Plus d’info sur www.beatricerosen.net.


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