Inna Modja, lovely girl

Voilà une battante qui n’arrête pas de tisser sa toile musicale. Son nouvel album fait un carton et elle assiste médusée au succès de French cancan, n°1 des ventes. La belle au look afro est douce, électrise son public et aime mettre du bonheur dans nos oreilles. Des plateaux TV aux scènes de sa tournée, on a réussi à la croiser.

Par Aude Bernard-Treille.
L’apparence physique, quand on est mignonne, ne doit pas justifer une qualité d’artiste.

Vous sortez d’une promo TV, c’est plaisant ou c’est une contrainte ?
Je défends mon album et c’est normal de faire des télés, mais ce que j’aime, c’est surtout cet échange avec des gens que je rencontre, je parle de mon travail et c’est intéressant.

« Jolie flle », « voix de velours », silhouette fliforme », vous aimez lire ce qu’on dit de vous dans la presse ?
Je ne lis pas trop en fait… mais au-delà de ces gentilles descriptions, ce qui me touche le plus, c’est la reconnaissance de mon travail en tant qu’auteur-compositeur.

A quel moment avez-vous senti que votre carrière était lancée ?
J’ai commencé à composer à 14 ans très jeune. Donc pour moi, c’est un chemin qui continue. J’ai beaucoup travaillé pour chercher mon univers, mon identité musicale.

La liberté c’est important ?
Indispensable quand on est artiste. Justement je fais ce que je veux et que ce soit pour mon premier ou pour ce dernier album : c’est moi à 100 %. Ma maison de disque me laisse carte blanche car c’est la condition pour faire un album. J’ai passé 10 ans à chercher mon univers, ce n’est pas pour qu’on l’adapte autrement avec quelque chose qui ne me ressemble pas.

Inna Modja n’est donc pas un produit marketing ?!
Je vois mal comment, en étant autodidacte. Il y a tellement de jolies flles qu’on met devant un micro parce qu’elles sont jolies. L’apparence physique, quand on est mignonne, ne doit pas justifer une qualité d’artiste. Il y a trop de raccourcis.

Petite, vous rêviez d’être quoi ?
Infrmière, mais j’ai vite voulu être chanteuse. Evidemment, j’ai fait aussi des études de lettres et de langues.

Savez-vous danser le french cancan ?
Pas du tout ! C’est très acrobatique en plus. Mais c’est une image que j’aime beaucoup pour parler d’une histoire d’amour.

Un de vos spots préférés à Big Apple ?
J’adore Williamsburg à Brooklyn. A chaque fois, je me balade dans les bouti-
ques vintage, dans les cafés d’artistes… C’est mon quartier préféré de New York.

Quel est le titre le plus perso de l’album ?
Tout est inspiré de mes rencontres et moments de vie passés, mais c’est vrai que dans For my Land, je parle du Mali, avec Emily, ce n’est pas une histoire qui m’est arrivée personnellement, mais elle me touche beaucoup, sur le tremblement de terre en Haïti.

Quel est votre truc avant de monter sur scène ?
Je fais du yoga depuis 8 ans, et je me relaxe pendant 20 minutes dans les loges et on a un petit rituel avec ceux qui m’accompagnent : on est ensemble un peu avant, c’est bon de se connecter comme ça.

Racontez-nous votre rencontre avec Christophe Maé dont vous avez fait les premières parties ?
C’est une personne extraordinaire qui m’a d’abord connue à travers mon premier album. Il l’avait acheté, aimait mon univers, et ensuite il m’a rencontrée et m’a un peu prise sous son aile. Il me donne régulièrement des conseils.
Surtout quand je me suis retrouvée devant 13 000 personnes !

L’endroit de rêve pour chanter ?
A la tour Eiffel. J’y ai vu Katie Melua s’y produire, c’est un endroit magique.

Qu’est-ce qu’il y a de typiquement malien dans votre quotidien ?
J’ai grandi avec trois cultures (française, malienne, américaine) très présentes dès l’enfance, mais je crois que mon côté très cool et souriant est malien. En Afrique, on pense toujours à passer une bonne journée quoi qu’il arrive. Un peu de bonheur tous les jours, c’est typiquement africain.

Dans votre iPod, il y a quoi ?
Nina Simone, Etta James, Ella Fitzgerald, Ray Charles, Edith Piaf, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Salif Keita, Nirvana…

Votre devise ?
« Always fght for what you want ». Quand on veut quelque chose il faut aller le chercher, donc se battre pour l’avoir. J’ai eu une éducation très américaine : tu te lèves tôt et tu ne lâches rien.

Enfn, votre slogan de Love Revolution ?
« Love Revolution is the new evolution ! » C’est la chanson Spirit.


Découvrez Love Revolution, le nouvel album d’Inna Modja. Elle est actuellement en tournée, et se produira à Paris le 23 mars, à La Cigale. www.innamodja.com

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