La dolce vita à Paris

La dolce vita à Paris

À bord de la nouvelle Alfa Giulia, partons en Italie sans afficher trop de kilomètres au compteur. De la Toscane à Venise et de la Calabre à Naples au sud de l’Italie, découvrez les saveurs gourmandes des plus belles régions à travers quatre étapes chez des Italiens qui vous feront goûter à leur dolce vita parisienne. Moteur… Andiamo !

 

_DSC1697Julien Cohen, entrepreneur*, n’est pas italien, mais aime l’Italie comme s’il l’était. Le fils de Marie-France Cohen, (fondatrice de la marque Bonpoint et Merci) surfe sur la vague de la cuisine italienne depuis ses débuts. C’est à bord de la nouvelle Alfa Giulia qu’il nous parle de l’engouement des Français pour cette cuisine savoureuse et nous donne ses bonnes adresses.

« Je suis français, j’ai un arrière-grand-père qui est italien, je suis né en France, mais j’ai le cœur italien. J’ai appréhendé cette cuisine comme un étranger. Les Italiens sont «  à fond  » sur leur région, et il y a des régions dans les régions. À 50 km près, les pâtes se font différemment. En tant que Français, quand j’ai découvert l’Italie, j’ai traversé le pays en long, en large et en travers, peut-être beaucoup plus que d’autres Italiens. Pour mes restaurants, je propose de la cuisine de toute l’Italie en prenant le meilleur dans chaque région. J’ai commencé avec Casa Bini, qui propose une cuisine typiquement toscane, mais, aujourd’hui, je peux proposer des plats de différentes régions. » Pour lui, la simplicité de la cuisine italienne est naturelle et c’est pour cela qu’elle plaît. « La cuisine italienne est toujours plus présente en France, elle est devenue l’une des cuisines les plus importantes dans le monde. L’Italie est de plus en plus à la mode, mais elle l’a toujours été. » Contrairement aux tables françaises dont l’offre a vraiment évolué « avec l’arrivée des nouveaux seconds et qui a été bien secouée depuis une dizaine années, la cuisine italienne n’a pas vraiment évolué, elle ne s’y prête pas car elle est vraiment ancrée dans la tradition, bien plus que la cuisine française. » En effet, moderniser la cuisine italienne serait un sacré challenge et elle n’en a pas besoin. Quand on évoque la dolce vita à Paris, il fait référence à un style de vie. « Alpha Romeo est un constructeur qui représente bien cet état d’esprit. Je conduis d’ailleurs une Brera cabriolet. Cuisine italienne et Brera… On est en Italie ! »

* Il compte de nombreuses adresses à son actif comme l’Altro, Pizza Chic, Professore, Grazie, Quindici, Les Cailloux ou plus récemment Marzo.

SES ADRESSES SECRETES EN ITALIE

La Fontelina
« Un endroit absolument incroyable, un restaurant fou à Capri, sur les rochers au bord de la mer. »
Via Faraglioni, 80073 Capri.

Lerici
Dans le golf de Gênes : « J’ai l’habitude d’y aller en famille, on y mange sublimement bien. La commune se situe à la frontière de la Ligurie et de la Toscane. »

LES OUVERTURES A PARIS QU’IL NE MANQUERA PAS

La trattoria Passerini
De Giovanni Passerini, ex-Rino, qui vient de rouvrir sa trattoria Passerini à côté du marché d’Aligre, juste attenante à son Pastificio Passerini.
65, rue Traversière, 75012 Paris.

Dilia
De Michele Farnesi, un des anciens seconds de Giovanni Passerini, à la place du Rosedeal.
1, rue d’Eupatoria, 75020 Paris.

Caffè Dei Cioppi
De Fabrizio Ferrara (Pizza dei Cioppi, La Dispensa).
7, rue du Dahomey, 75011 Paris.

Tondo
De Simone Tondo en lieu et place de la Gazzetta.
29, rue de Cotte, 75012 Paris.

 


DE NAPLES

Ciro christiano, Chef d’Ober Mamma.
Sur le vif : ouvre bientôt Mamma Primi, un restaurant où les pâtes fraîches seront fabriquées sur place.
71, rue des Dames 75017 Paris.

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Qu’est-ce qui symbolise le plus la gastronomie italienne pour vous ?
En France, on a de très belles recettes, parfois compliquées, qu’on doit réaliser avec des ingrédients difficiles à trouver. En Italie, on fait l’inverse en partant du produit qui devient même parfois le plat à part entière, simple, mais qui a du goût. À travers mes plats, je vends l’Italie en faisant découvrir des petits fournisseurs qu’on ne trouve pas en France car ils ne passent pas par des distributeurs.

Comment expliquez-vous que les plats italiens soient à la mode ?
Depuis trois, quatre ans l’Italie est à la mode car il y a aussi une demande du Parisien qui a envie de retrouver, à Paris, le goût de ses vacances. Mais attention aux contrefaçons.

Quel est le plat qui vous emmène à Naples ?
Les pâtes, mais toujours pour le déjeuner. Avec de la tomate de Naples ou de Sicile, du basilic et de la ricotta di bufala. Mon père revenait parfois du port avec un petit sachet de palourdes fraîches du pêcheur et ça faisait notre plat de vongole !

Vos adresses secrètes en Italie ?
La Cantinella à Naples (via Cuma, 42, 80132 Napoli) sur le port pour de la haute gastronomie napolitaine. Et dans le quartier espagnol, un petit restaurant populaire « comme à la maison », sans carte où on ne décide pas du plat, mais qui sert chaque jour des choses différentes : Da Nennella (piazza Baracche, 4, 80134 Napoli).

Qu’est-ce qui s’apparenterait le plus à la dolce vita à Paris ?
C’est plus lié aux Italiens de Paris. Je retrouve la dolce vita quand je vais au festival « Le bal rital » au Cabaret Sauvage (www.lebalrital.com). Fréquenté par 60 % d’Italiens et 40 % de Parisiens, il y règne une ambiance populaire où on chante, danse la tarantella et mange italien (les pâtes sont cuisinées « en live » pendant la soirée).

107, bd Richard Lenoir, 75011 Paris. Tél. : 01 58 30 62 78

 


DE CALABRE

Peppino Mammoliti, Chef de Mamo à Antibes.
Sur le vif : vient d’ouvrir Mamo à Paris, une adresse exploitée par Moma Group.
Le chef n’est pas en cuisine, alors ne vous attendez pas à du Mamo original !

Mamo

Qu’est-ce qui symbolise le plus la gastronomie italienne pour vous ?
C’est avant tout une affaire de générosité, de couleur, de simplicité et bien sûr de produits de qualité. La cuisine italienne est avant tout une histoire de goût. Je n’invente rien, je propose simplement de bonnes choses (des pâtes, des raviolis à la truffe, des poulets de 2kg…)

Burrata, mozza di bufala, lardo di colonnata, piadina, Spritz, caponata, risotto, pizza… autant de  spécialités qui s’invitent à la carte de nombreux restaurants en ce moment, comment expliquez-vous ce phénomène ? L’Italie est à la mode ?
Il y a beaucoup de restaurants italiens, mais il ne suffit pas d’avoir un petit accent et de servir des pâtes. Il faut du sérieux pour faire, selon moi, la meilleure cuisine du monde. Il y a les étoilés, ce sont des artistes, des créateurs ; mais moi je ne crée pas, je réalise à ma manière de la cuisine italo-provençale en toute simplicité.

Quel est le  plat qui vous emmène en Calabre ?  
Dans mon enfance, on me servait une cuisine pauvre. C’était de la polenta avec des daubes, du bœuf et de la sauce tomate fait par nos grands-mères qui, dès leur réveil, préparaient le déjeuner, puis passaient l’après-midi à concocter le dîner. Quand elles faisaient des raviolis frais, elles se levaient à 4h00 du matin, pour en faire vingt douzaines… Parfois c’était lourd car les sauces étaient épaisses. Aujourd’hui, tout est devenu léger, digeste. Si je vous prépare des pâtes avec des tomates fraîches, de l’huile d’olive, vous pouvez en reprendre trois fois sans problème !

Vos adresses secrètes en Italie ? 
Da Puny, à Portofino (piazza Martiri dell’Olivetta, 5, 16034 Portofino).
Piccolo Mondo, à San Remo (via Piave, 7, 18038 San Remo).

Qu’est-ce qui s’apparenterait le plus à la dolce vita à Paris ?
Sincèrement, rien ! La dolce vita c’est en Italie. Paris est une ville merveilleuse et très belle, mais il manque une légèreté propre à la dolce vita.

2, rue des Cordiers. 06600 Antibes. Tél. : 04 93 34 04 47

 


LA RECETTE

de Julien Cohen 

Linguine à la crème de citron et romarin

  • Pour 4 personnes
  • Préparation 5 min
  • Cuisson 20 min
  • 500 g de linguine
  • 4 citrons jaunes
  • 1 petite branche de romarin
  • 50 cl de crème liquide
  • 50 g de beurre
  • 2 poignées de gros sel gris de Guérande (pour les pâtes)
  • Sel, poivre

 

Râper les zestes des citrons avec une râpe très fine, type Microplane®, en faisant bien attention de ne pas râper la partie blanche. Réserver. Effeuiller et émincer très finement le romarin.

©-Jean-François-Malletcailloux-linguine-citron-romarin-page-47

Faire fondre le beurre dans une poêle. Ajouter les zestes des citrons.

Faire revenir tout doucement juste 1 minute : le beurre ne doit pas colorer. Verser la crème et faire réduire à feu doux : la sauce doit devenir dense.
À l’ébullition, couper le feu et verser cette sauce dans une poêle. Saler, poivrer et ajouter le romarin. Réserver au chaud.

Dans un faitout, porter à ébullition de l’eau salée avec le gros sel. Jeter les linguine et les faire cuire selon les indications sur l’emballage pour qu’elles soient al dente.

Une minute avant la fin recommandée de la cuisson des pâtes, réserver dans un bol 2 louches d’eau de cuisson. Égoutter rapidement les pâtes
et terminer la cuisson dans la poêle avec la crème en mélangeant.
Si besoin, ajouter un peu d’eau.

b-julien-cohen-300DPI_CMJNà l’italienne, la cuisine du beau, du bon, du vrai
d’Anne Chabrol et Julien Cohen,
éditions Chêne.

 

 

 

 

LA NOUVELLE ALFA ROMEO GIULIA

Cette berline sportive, résolument italienne dans son style, sa forme sculpturale et son caractère félin a de quoi raviver le plaisir de la conduite. Pour une parfaite harmonie, le constructeur opte pour des matériaux ultra légers comme la fibre de carbone, l’aluminium ou des composés aluminiums/plastique. Cette belle voiture d’esthète, capable de performances exceptionnelles, est un hymne au savoir-faire italien, un peu à l’image de la gastronomie du pays, elle aussi sans cesse repensée et qui s’appuie sur la tradition et le bon goût.

À partir de 30 900 euros en version 2,2 Diesel 136 ch, et jusqu’à 79 000 euros pour la Quadrifoglio 2,9 V6 essence 519 ch.
www.alfaromeo.fr

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