L’appel de la nature

L’appel de la nature

Depuis quelques années, nous prenons conscience de l’importance que la nature a sur nos vies et l’avenir de nos enfants. Nos têtes blondes ont besoin de verdure pour s’épanouir. Et à l’école, nous voulons qu’ils s’inscrivent dans un projet d’éducation plus vertueux.

 

Les mentalités évoluent, les envies diffèrent à chaque période de vie. La nature a besoin d’une nouvelle génération pour la défendre coûte que coûte. Du côté de l’Éducation Nationale, tous sont pleinement mobilisés dans la lutte contre le changement climatique et en faveur de la biodiversité. Ainsi les élèves vont devenir les acteurs majeurs de la transition écologique, et les établissements scolaires des lieux exemplaires de la protection de l’environnement.

Les élèves sont aujourd’hui des moteurs du développement durable. Chaque école va avoir un projet pérenne en faveur de la biodiversité (nichoirs, potagers, plantation d’arbres, etc.). Depuis 2019, dans certains collèges, les élèves ont élu un éco délégué par classe. Sa mission : sensibiliser ses camarades aux gestes quotidiens qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique (éteindre les lumières, trier les déchets de la classe, réduire la consommation d’eau etc…). La question environnementale est désormais au cœur des nouveaux programmes scolaires.

L’éveil au lien

Frédéric Plénard, enseignant en Sciences de la Vie et de la Terre, et initiateur du projet Le Grand Secret du Lien, a accompagné des groupes de jeunes pour des immersions à travers toute la France. Il a assisté à des émerveillements touchants. Dans son livre L’enfant et la Nature, aux éditions du Rocher, il partage avec les parents des outils simples pour recréer le lien souvent perdu avec l’environnement et les animaux.

Des écoles impliquées

Aujourd’hui, elles sont nombreuses à être sensibilisées à cette cause et se battent dans ce sens. On pense notamment à l’école de la source à Meudon, aux écoles Steiner- Waldorf, à l’école Freinet ou encore aux écoles Montessori à Bailly. Tous essayent de créer un écosystème local qui soit aussi objet d’études pour les élèves. Au programme : respect de la nature, mais aussi développement de toutes les qualités nécessaires aux sciences expérimentales – attention, observation, comparaison, déduction, –  une connaissance de la biodiversité, du vivant et même de la géographie et de la météorologie. Des connaissances qu’on ne peut acquérir dans une école en béton.

 

Rencontre avec Barbara de Baudry d’Asson, Fondatrice d’Union School (de 3 à 10 ans)

Pourquoi avoir voulu créer Union School ?

J’ai eu envie d’imaginer l’école qui n’existait pas et dont je rêvais pour mes enfants. Une école bilingue, ouverte sur le monde et proche de la nature.

Quelles sont ses particularités ?

Nous aurons deux enseignants natifs pour 20  élèves. Nous allons suivre de beaucoup plus près les enfants. La vie des parents sera simplifiée. Nos journées seront all inclusive. Ils auront classe de 8h30 à 18h (comprenant les devoirs faits et la cantine avec un plateau bio livré le matin) et l’après midi, les activités comme les échecs, le yoga, le dessin ou la musique seront obligatoires. C’est une éducation holistique que nous proposons.

Comment allez-vous sensibiliser vos élèves à la biodiversité ?

Tout d’abord dans le programme pédagogique et plus concrètement, nous créerons notre propre potager avec des fruits et des légumes et nous fabriquerons notre propre compost, alimenté par les déchets de la cantine. Notre volonté est avant tout de sensibiliser les enfants aux problématiques environnementales et sociétales. Le soir, ils pourront rapporter des paniers bio à la maison. Nous aurons aussi un poulailler, des lapins et un hôtel à insectes. Chaque élève aura sa propre gourde, Union School bien sûr, afin d’éviter la consommation de plastique et disposera d’un petit sac en tissu pour son utilisation personnelle ainsi que celle de sa famille.

Unionschool.paris. Ouverture de l’école le 5 septembre 2022. De la toute petite section au CM2.

Recettes presque imparables pour dialoguer avec son ado, éditions Flammarion, par Angélique Motte & Claire Raimbaud.

Rencontre avec Angélique Motte, Fondatrice des « Clefs de l’école » et auteur des « Recettes presque imparables pour dialoguer avec son ado», aux éditions Flammarion.

Le livre est-il la continuité de votre site les clefsdelecole.com ?

C’est dans la même veine. L’idée reste le dialogue entre les enfants, l’école et les parents. C’est un ouvrage plus personnel. On a ouvert les portes de nos maisons et de nos classes. Nous voulons donner un message positif sur l’adolescence.

Comment vos enfants ont-ils accueilli votre livre ?

Au départ, pas bien. Ils ont eu peur « de se faire afficher », c’est-à-dire qu’on parle de leurs défauts.

Quel est le pitch ?

Comment se dépatouiller avec nos drôles de bêtes et partager ce qu’on a appris avec l’expérience des autres mamans ?

Que pensez-vous du binôme développement durable et éducation ?

Je pense qu’on va apprendre de nos jeunes. Quand on voit le problème que soulève la jeune Greta Thunberg, les écoles ont tout de suite réagi et mis en place pas mal de choses.

Les jeunes aujourd’hui sont-ils engagés selon vous ?

Oui, je le vois pour toutes les questions relatives au féminisme, à la solidarité et à l’écologie. Mon fils est entré dans une association en partenariat avec solidarité enfance Roumanie. Dans l’école de mes enfants, ils ont fait une expo avec des photos pour montrer la terre en souffrance.

Vous conseillez beaucoup de lecture, pensez-vous que la lecture permet de mettre un cadre ?

Oui, la lecture, c’est un ami, un compagnon, une évasion pour les jeunes. Il y a des livres dont tu te souviens toute ta vie. La promesse de l’Aube de Romain Gary par exemple a donné envie à mon fils de devenir militaire. L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono permet de réfléchir sur l’idée du temps….

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

Il ne faut rien stigmatiser.

Et quels sont les principes évidents à mettre en place ?

Les limites, la confiance et le dialogue.

En tant qu’experte d’éducation, pensez-vous que vous avez tout bien fait ?

Non, je ne suis pas très patiente, je veux toujours que tout aille vite. J’ai fini par apprendre avec mes élèves le calme, c’est plus difficile qu’avec ses enfants. J’ai des regrets aussi. J’aurais aimé faire le tour du monde avec mes enfants. J’aime l’idée de l’école hors les murs. Je pense que les enfants apprennent beaucoup avec nous et au contact des autres.

Un conseil à donner à tous les parents ?

Profiter de vos enfants, un jour, ils partent…

Lesclefsdelecole.com

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