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L’Art de vivre selon Rothschild

À la veille de l’ouverture tant attendue de l’Hôtel du Mont d’Arbois à Megève, en partenariat avec
le groupe Four Seasons, plongeons dans l’univers si singulier des Rothschild et partons à la rencontre de ces ambassadeurs d’un véritable art de vivre.

Edmond de Rothschild Heritage

S’il est des dynasties qui se distinguent, celle des Rothschild surpasse toutes les autres. Le style Rothschild se transmet, mais ne se copie pas. Ce savant mélange de confort et de luxe, d’authenticité et de passion du beau sous toutes ses formes demeure inimitable. Imprévisibles, les Rothschild sont souvent là où on ne les attend pas. « Concordia, integritas et industria » (« union, honnêteté et travail ») demeure la devise de la famille, qui a toujours nourri un penchant naturel pour l’aventure et l’entrepreneuriat. Depuis novembre 2016, les activités non financières gérées par Ariane et Benjamin de Rothschild ont été regroupées sous le nom d’« Edmond de Rothschild Heritage ».
Sous leur houlette, cet ensemble est devenu un véritable laboratoire d’incubation pour les nouvelles idées entrepreneuriales, grâce à une stratégie ambitieuse adoptée pour chacune de ses sphères de compétences : les domaines vinicoles, la gastronomie, les hôtels de luxe et les exploitations agricoles.

La baronne Noémie de Rothschild et des amis
dans les années vingt à Megève.

Ariane de Rothschild : son nouvel art de vivre

La Société Française des Hôtels de Montagne (SFHM), indépendante jusqu’alors d’Edmond de Rothschild Heritage, ne reposait pas sur un véritable concept de l’art de vivre. Au cours de l’été 2015, Ariane et Benjamin de Rothschild ont proposé à Alexis de La Palme de rejoindre le Groupe pour en devenir le président du directoire et créer, à partir de l’ex-division Art de vivre SFHM, une nouvelle entité regroupant le Domaine du Mont d’Arbois à Megève (hôtels & restaurants), les activités vinicoles et les domaines agricoles. « J’étais jusque-là vice-président senior du développement hôtelier Europe du Groupe AccorHotels, fort d’une expérience de 14 ans dans le Groupe Accor et 12 ans dans le Groupe Méridien Forte. En acceptant cette proposition, je connaissais donc la vente, les finances, le marketing et le développement immobilier. J’avais un panel parfaitement adapté à Edmond de Rothschild Heritage. » L’attachement historique de la famille Rothschild à Megève ne date pas d’aujourd’hui. Après la Première Guerre mondiale, Noémie de Rothschild, épouse du baron Maurice, allait souvent skier à Saint-Moritz. Un jour, à son arrivée dans la station, elle croisa le baron Krupp, le roi de l’acier, dont les usines avaient fourni en canons l’armée allemande. Son sens patriotique la poussa à quitter sur-le-champ la station suisse et à rêver dans l’Hexagone d’un « Saint-Moritz à la française ». Elle visita d’abord Val d’Isère, avant de finalement jeter son dévolu sur Megève, car ses pentes y étaient plus douces. Grâce à elle, toute l’aristocratie européenne, dont le roi Albert Ier de Belgique, sans compter la haute bourgeoisie, y a construit son chalet.

Le sang de la terre

La passion vinicole est incontestablement un moteur qu’Ariane et Benjamin de Rothschild cultivent avec brio. En étant mécènes Grand Bâtisseur de la Cité du Vin à Bordeaux, inaugurée en mai 2016, ils témoignent de leur attachement, à la fois culturel et historique, au vin et au partage de ses connaissances. D’après Boris Bréau, directeur général du pôle vinicole Edmond de Rothschild Heritage,  « l’audace d’entreprendre est dans les gênes de la famille. La passion et l’esprit d’entreprise s’appliquent à notre maison, car il a fallu prendre des risques et être très audacieux côté investissements et développement. » La tradition du vin dans la branche française des Rothschild est née en 1868 avec l’achat de Château Lafite par James de Rothschild. Le baron Edmond de Rothschild – arrière-petit-fils de James – prolongea ensuite cette histoire familiale par l’acquisition en 1973 de Château Clarke et de Château Malmaison, puis créa la Compagnie Vinicole Baron Edmond de Rothschild. Son fils Benjamin et son épouse Ariane poursuivent aujourd’hui la conquête de nouveaux terroirs : en Afrique du Sud (Rupert & Rothschild Vignerons), en Argentine (Flechas de Los Andes), en Nouvelle-Zélande (Rimapere), dans le bordelais, où ils acquièrent le Château des Laurets, et plus récemment en Espagne dans la Rioja (Bodegas Benjamin de Rothschild & Vega Sicilia). Ce sont-là des projets patrimoniaux qui s’inscrivent dans le temps – le temps, ce luxe sans lequel, rien n’est possible… « On décide de planter à un endroit précis, si l’on considère que c’est un bon terroir, et, entre le moment où l’on choisit un plant de vigne et le moment où on le plante, il se passe trois années sans aucune production. Ce ne sera qu’après la quatrième année que l’on produira un vin, sachant qu’il faudra encore compter une quinzaine d’années avant de trouver le savant dosage qui fera de notre breuvage quelque chose d’absolument exceptionnel. »

Le Four Seasons Hotel Megève

La matière, l’art, le temps, l’amour du beau et le goût de l’inattendu s’inscrivent dans la démarche de l’ouverture du Four Seasons Hotel Megève. Ariane de Rothschild a fait appel à des artisans, souffleurs de verre, artistes peintres, spécialiste du cuivre, du cuir, des dessus-de lit de Threads of Life, une entreprise équitable indonésienne, et utilisé des meubles de terrasse acquis auprès du fonds d’investissement Moringa Partnership, spécialisé dans l’agroforesterie durable en Amérique latine et en Afrique subsaharienne. Alexis de La Palme le souligne : « C’est une volonté d’Ariane de Rothschild, qui s’investit beaucoup dans le projet et travaille en collaboration avec Pierre-Yves Rochon, décorateur dans l’hôtellerie de luxe. C’est un hôtel aux allures de grande maison de famille avec une touche personnelle et artisanale. La French Touch, c’est notre luxe, synonyme d’élégance et de raffinement. Belles cristalleries, assiettes splendides peintes à la main, argenterie de qualité. Le panache à la française. » Ce mariage avec le Four Seasons donne naissance au plus bel hôtel de montagne d’Europe en termes de surface des chambres et un Spa de 1 000 m2. La vue est extraordinaire, en plongée sur la vallée. Des souvenirs inoubliables en perspective.

De l’art de la nature

Fabrice Bourgeois, directeur d’Edmond de Rothschild Heritage, anime les activités non bancaires du groupe. De quoi s’occupe-t-il ? « De tout ce qui a trait aux activités vinicoles, le pôle viticole, les activités d’hôtellerie et de tourisme, dont le pôle Hospitality basé à Megève, le pôle Nature, qui comprend principalement la Ferme des 30 Arpents, avec polyculture, élevage et fabrication de fromages, mais aussi les chasses avec les activités des réserves naturelles en Afrique. » Et Fabrice tient à nous préciser : « Connaissez-vous ce slogan “dare to be different” (“osez la différence”) ?  Oser la différence, telle est la philosophie du groupe pour la recherche de l’excellence, avec toujours le souci de ne pas suivre les autres ou de se sentir obligé de faire comme tout le monde. » La recherche de l’excellence est un pari. Avec les Rothschild, c’est toujours un pari réussi.

edr-heritage.com

À propos du livre La Saga des Rothschild

Le nom « Rothschild », traduction littérale de l’allemand « bouclier rouge », est synonyme d’une épopée familiale qui sévit depuis plus de 200 ans dans le monde de la finance européenne et internationale. Tristan Gaston-Breton retrace avec brio l’historique des personnalités qui se sont illustrées dans les différentes branches familiales, que ce soit dans l’art, le vin, le mécénat, les activités philanthropiques, incluant les anecdotes sur certains mécènes excentriques hauts en couleur. Plongez-vous dans cette saga riche en intrigues et en rebondissements.

La Saga des Rothschild de Tristan Gaston-Breton, aux éditions Tallandier, 20,90 €.

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