Les 20 vins qu’il faut avoir bus avant 50 ans (sans se ruiner)

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Les 20 vins qu’il faut avoir bus avant 50 ans (sans se ruiner)

Il y a bien sûr les vins divins – Petrus, Angélus, la Romanée-Conti et autre La Tâche. Et puis il y a les autres, ceux qui préserveront votre PEL mais laisseront un souvenir inoubliable à votre palais. Sélection hexagonale à moins de 200 euros la quille.

 

Rhône

Château des Tours (rouge)

Voici un vin qui ne paie pas de mine, mais, pour moins de 80 euros, que de rondeurs, de fruits et de gourmandise ! Le mérite en revient à Emmanuel Reynaud qui, succédant à son oncle Jacques en 1997, tire du grenache une profondeur inouïe. Millésimes conseillés : 2014 et 2015. Prix moyen : 70 €.

Les Vieilles Fontaines (rouge)

Créé par Alain Voge en 1988, ce cornas est le roi du granit dont les syrahs ne sont gardées que pour les millésimes exceptionnels. Celui de 2010 s’est d’ailleurs vu obtenir la note de 100/100 par le Robert Parker-Wine Advocate. Autant dire que, pour ce prix, c’est cadeau ! Millésimes conseillés : 2010 et 2015. Prix moyen : 100 €.

 

Loire

Clos de la Coulée de Serrant (blanc)

Bouquets de fleurs, fruits blancs, agrumes : on est sur du chenin et sur un sol de schistes et de quartz. Vous vouliez du minéral et de la biodynamie ? En voici, en direct de l’Anjou et du domaine de Nicolas Joly.  Millésimes conseillés : 2011 et 2012. Prix moyen : 85 €.

Silex (blanc)

Ici, c’est le domaine des Pierrafeu (aka la famille Dagueneau), tant ce vin tire le summum de la pureté des argiles à silex. Oui, vous pouvez acheter ce pouilly-fumé maintenant, mais buvez-le dans dix ou vingt ans en vous rappelant avoir lu ces lignes en 2019.  Millésimes conseillés : 2000 et 2001. Prix moyen : 100 €.

 

Saumur

Clos Rougeard (rouge)

C’est le chouchou de la critique, des amateurs de saumur et, malheureusement, des spéculateurs ! Normal, ce cabernet franc bio, travaillé avec amour depuis huit générations par la famille Foucault (avant que le domaine ne soit racheté par Martin Bouygues), est élevé en barrique pendant vingt-quatre mois, puis conservé en cave pendant deux ans. Millésimes conseillés : 2005 et 2010. Prix moyen : de 200 à 300 € (si vous avez de la chance et du nez).

Les Noëls de Montbenault (blanc)

Richard Leroy, c’est le roi du chenin, ce cépage star de la Touraine et de l’Anjou. Ses Noëls de Montbenault (ne pas non plus oublier ses Rouliers) sont élevés dans son garage, qu’il a transformé en cave. Ici, pas de soufre ajouté, mais une acidité toute en finesse qui se termine sur une étonnante amertume. Rabelais aurait adoré. Millésimes conseillés : 2009, 2015 et 2016. Prix moyen : 140 €.

Bordeaux Pomerol

La Conseillante

Bien sûr, pour ne pas se ruiner, on fera l’impasse sur les années de folie (2005, 2009, 2010), qui dépassent allègrement les 1 000 euros. Pour le reste (excepté 2013), on vous conseille La Conseillante, faite de merlot et de cabernet, veloutée et capiteuse, plus proche des saint-émilions que des pomerols, dont elle fait pourtant partie. Millésimes conseillés : 2015, 2016 et 2017. Prix moyen : 200 €.

Vieux Château Certan

Quatorze hectares sous le signe de la lutte raisonnée pour cet assemblage – merlot (60 %), cabernet franc (30 %) et cabernet sauvignon – conduit de main de maître par Alexandre Thienpont. Pour descendre sous les 200 euros, il faut se rabattre sur les années moyennes en bordeaux. C’est dommage, mais c’est le deal de l’article. Millésimes conseillés : 2015, 2016 et 2017. Prix moyen : 200 €.

 

Bordeaux Saint-Émilion

Château Pavie

Premier Grand Cru Classé A en 2012, le Château Pavie bénéficie d’un triple terroir sur des côtes d’argiles denses. Tout ici s’opère sous la direction de Michel Rolland, grand manitou du Bordelais : bois de chêne, bien sûr, pour un vin puissant et charpenté. Les plus « ric-rac » se rabattront sur le second vin, Arômes de Pavie, issu des vignes de moins de dix ans. On perd en puissance ce que l’on gagne dans le porte-monnaie.  Millésimes conseillés : 2005, 2009, 2010, 2016 Prix moyen : 300 € (Château Pavie) et 110 € (Arômes de Pavie).

Château Tertre Rotebœuf

On parle souvent de « petit Jésus en culotte de velours », mais là, c’est mérité. Le Tertre Rotebœuf, dont François Mitjaville recueille les raisins juste avant leur décomposition, a le goût de violette et un velouté de dingo. Millésimes conseillés : 2007, 2010, 2014. Prix moyen : 190 €.

Château Canon

Tenu par les Wertheimer (propriétaires de Chanel), Château Canon s’est réorganisé avec le maître de chai Stéphane Bonnasse, agrandi (plus 12,5 hectares pour le second vin Croix Canon) et jeté dans les bras du cabernet franc. Le résultat fait recette : aérien, sobre, équilibré et épicé, ce vin a tout du gendre idéal. Millésimes conseillés : 2009, 2015, 2016. Prix moyen : 120 €.

 

Bordeaux Pauillac

Château Lynch-Bages

Les grincheux diront que sortir ici un Lynch-Bages n’a rien de très original. Ils ont bien sûr tort. Ce Grand Cru Classé de Pauillac, d’une suavité à tomber à la renverse, est porté sur l’intensité du fruit : c’est ce qui en fait toute sa personnalité. Un régal qui peut se boire jeune. Millésimes conseillés : 2009, 2011, 2016, 2017, 2018. Prix moyen : 140 €.

Bordeaux Barsac

Château Climens (blanc)

Direction Barsac et un cépage unique, le sémillon, pour un vignoble certifié en biodynamie. Liquoré de manière admirable, le Climens est d’une rare précision sur le fruit : agrumes dominants dans sa jeunesse, épices douces quand le vin vieillit. Millésimes conseillés : 2009, 2010, 2011, 2014, 2015. Prix moyen : 95 €.

Beaujolais

La Cuvée Marcel Lapierre MMXVIII (rouge)

La famille Lapierre est l’une des pionnières du vin nature. Leur morgon MMXVIII, à dominance de gamay, est riche en cerise, en réglisse et en violette. Produite en tout petits volumes, la cuvée Marcel Lapierre rend hommage à feu le paternel : comme lui, elle est hors norme, puissante, exubérante. Millésime conseillé : 2018. Prix moyen : 35 €.

 

Languedoc

Domaine de la Grange des Pères (rouge et blanc)

C’est une tempête florale, épicée, fumée même. À Aniane, au cœur de l’Hérault, Laurent Vaillé travaille d’arrache-pied pour produire son vin en très petite quantité, fruit d’élevages en fûts de chêne de vingt-quatre mois. Son blanc est aussi exceptionnel. Millésimes conseillés : 2005, 2010. Prix moyen : 160 €.

 

Bourgogne

Domaine Georges Noëllat Aux Boudots (rouge)

Au domaine Georges Noëllat, Maxime Cheurlin, arrivé en 2010, a tout de suite voulu mettre en avant le terroir. Tout est fait à la main et les traitements chimiques sont bannis. La vinosité et la charpente de son Nuits-Saint-Georges Premier Cru Aux Boudots vaut le détour, même si celui-ci coûte cher. Millésimes conseillés : 2004, 2011, 2016, 2017. Prix moyen : 195 €.

Clos des Lambrays (rouge)

Racheté en 2014 par LVMH pour une centaine de millions d’euros, le Clos des Lambrays a une histoire qui remonte au XIVe siècle. Son vin du même nom est un grand cru qui ne cache pas sa personnalité : avec ces arômes de fruits noirs, c’est une main de fer dans un gant de velours due à la terre argileuse et calcaire de la côte de Nuits où pousse le pinot noir qui le constitue. Millésimes conseillés : 2010, 2013, 2015, 2016, 2017. Prix moyen : 200 €.

La Forest (blanc)

Vincent Dauvissat est à la tête d’une propriété mythique héritée de son grand-père en 1989. Ses chablis à base de chardonnay sont purs, compacts et remettent les idées en place, notamment son incontournable Premier Cru La Forest. Millésimes conseillés : 2012, 2014, 2015, 2016, 2017. Prix moyen : 95 €.

Vosne-Romanée Emmanuel Rouget (rouge)

Emmanuel Rouget est le neveu d’Henri Jayer, emblématique vigneron de Bourgogne. Situation difficile, mais qu’il a su relever en faisant son trou sur le Cros Parantoux, où ça ne rigole pas sur le raisin. Maturité millimétrée, fermentations lentes pour un bourgogne qui envoie au paradis. Millésimes conseillés : 2009, 2010, 2012, 2016. Prix moyen : 195 €.

Domaine d’Eugénie (rouge)

Bernard Arnault possède le Clos des Lambrays ? Pour François Pinault, c’est le Domaine d’Eugénie, anciennement Domaine René Engel. Avec ses parcelles parfaitement situées sur Vosne-Romanée, la propriété privilégie la lutte raisonnée et des essais en biodynamie. C’est élégant, puissant, délicat, notamment pour le Premier Cru Aux Brûlées. Millésimes conseillés : 2009, 2015, 2016, 2017. Prix moyen : de 100 € (Vosne-Romanée Village) à 200 € (Vosne-Romanée Premier Cru Aux Brûlées).

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