Les start-up de la beauté

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Les start-up de la beauté

La révolution digitale est en marche dans l’univers de la beauté. La preuve avec ces trois jeunes pousses sorties de Station F,  l’incubateur de Xavier Niel.

 

Il n’y a même plus besoin de le démontrer tant le constat ressemble à une évidence : le digital transforme la beauté en une sorte d’expérience consommateur augmentée, avec des services en ligne comme le make-up virtuel, le diagnostic, les consultations beauté, le partage en direct de tutoriels et, évidemment, la personnalisation. L’industrie de la beauté cherche tellement à courtiser ces nouveaux consommateurs experts, appelés les « digital natives », que le Groupe L’Oréal s’est associé à Station F (« plus grand campus de start-up au monde ») pour créer un accélérateur de jeunes pousses avec une ambition avouée : inventer la beauté du futur, autrement dit la « beauté numérique ».

Sillages Paris, la haute parfumerie 3.0

L’algorithme destiné à créer son parfum soi-même, beaucoup en rêvaient, Maxime Garcia-Janin (ex-chef de produit marketing chez L’Oréal) l’a fait. L’idée ? Choisir parmi 64 ingrédients pour composer en quelques minutes son parfum, sachant que toutes les combinaisons possibles ont été validées préalablement par des parfumeurs et qu’il est donc impossible de commettre des fautes de goût. Le flacon de 50 ml (83 €) ou de 15 ml (28 €) est livré en trois jours. Le client n’aime pas le jus ? Il n’a qu’à le renvoyer pour être intégralement remboursé. En plus de son site user-friendly, la marque a ouvert en mai dernier un atelier (rue de Charonne, à Paris) pour accueillir les clients qui préfèrent avoir un contact physique avec la matière première et rencontrer, pourquoi pas, le créateur.   

La vraie bonne idée : le client reçoit avec son flacon deux échantillons proposant deux alternatives à partir de la formule créée (une version plus boisée et une plus fraîche).

sillagesparis.com/fr/

Lucette, le TripAdvisor de la beauté

Big Data is beautiful ! Anne-Laure de Belloy avait un rêve qu’elle partageait avec son frère Alban : aider la consommatrice à dénicher la crème adaptée à sa peau, à ses habitudes et à ses envies dans la jungle des dizaines de milliers de produits du marché. Les clientes remplissent un questionnaire sur leurs préférences et leur profil physique. Un algorithme calcule alors leur score d’affinité avec les produits référencés dans la base. Lucette, c’est aussi l’occasion de pouvoir essayer : on s’inscrit aux tests, on reçoit le produit chez soi, on l’expérimente pour se faire sa propre opinion et, cela va de soi, on poste son avis sur lucette.com. L’utilisation du site est entièrement gratuite (le modèle repose sur une commission payée par les marques).

La vraie bonne idée : les très nombreux avis, écrits, audio et vidéo, de passionnées de la beauté. 

lucette.com

Horace, les bons basiques du grooming

À force de vanter les qualités des marques masculines proposées sur leur boutique en ligne depuis 2015, il était écrit que Marc Briant-Terlet et Kim Mazzilli, amis de longue date, décident un jour d’inventer leur propre marque de soins (en vente directe, sans intermédiaire). Horace, marque 100 % masculine, propose des essentiels du grooming (hydratants, exfoliants ou gels douche), de la même manière que les garçons aiment disposer de bons vieux basiques mode dans leur penderie. Rien de bien compliqué à utiliser, que du pratique avec des promesses aussi claires que directes. Le pitch est imparable : le soin masculin « simple, fun et efficace ». C’est souvent bon signe pour juger de l’ambition d’une marque et de sa capacité à rencontrer son public. Pour finir, les produits se veulent accessibles (leur prix est compris entre 5 et 16 €).

La vraie bonne idée : le magazine propose des portraits de personnalités (le spécialiste du style Marc Beaugé, le footballeur David Bellion, le rappeur Dosseh) qui racontent leur routine beauté.

horace.co/fr/

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