Loire Valley Lodges, complètement « perchés »

Plus qu’un hôtel, les Loire Valley Lodges sont un lieu de relaxation totale en même temps que de reconnexion à la nature et à soi-même. Oubliés les châteaux de la Loire, ce sont désormais ces fabuleuses cabanes pour grands enfants que l’on vient découvrir en Touraine.

Lucie Truchet

Le vert partout et, avec lui, l’impression de respirer enfin. Une longue allée bordée d’arbres et de chants d’oiseaux nous conduit à un parking où quatre bornes de recharge pour voitures électriques côtoient un grand parc à vélos libres d’accès. Dans cette expérience « campagne chic », rien n’est laissé au hasard ; jusqu’à l’accueil, qui se fait avec une délicate infusion aux aromatiques du jardin.

On découvre la réception et le restaurant, qui prennent place dans un charmant corps de ferme du XIXe siècle aux pierres apparentes ; mais l’on comprend rapidement que les stars des lieux sont les 18 lodges du domaine. Construites à partir d’essences de bois présentes dans la forêt environnante, ces petites maisons sur pilotis s’insèrent parfaitement dans le décor sylvestre. Made in France et eco-friendly, elles sont implantées de façon à ne pas endommager la nature ; à la laisser s’épanouir tout autour, voire en leur sein pour les terrasses traversées par un arbre.

Nature partout, voisins nulle part

L’excitation est à son comble au moment de gravir les marches qui séparent la cabine du sol, quatre mètres plus bas ; et ne redescend que pour se muer en contemplation. Tel l’oiseau perché, le lodge nous offre par ses immenses baies vitrées un tête-à-tête planant avec les chênes et les châtaigniers. La nature est partout, et les voisins nulle part. Double avantage de cette ouverture sur l’extérieur : la chambre est constamment baignée d’une douce lumière filtrée par le bosquet attenant, créant une atmosphère remarquable.

 
 
 
 
 
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Lit king size, fauteuils design, douche à l’italienne – avec les produits écoresponsables de la marque Le Labo… La cabane dans les arbres a des airs de boutique-hôtel cinq étoiles. D’autant que chaque lodge a son identité propre, avec une déco unique réalisée par un artiste contemporain différent. La Sixties, par exemple, est un hommage rendu aux stars de la chanson des années 1960, habillée de couleurs vitaminées ; d’un fauteuil « œuf » rouge et blanc ; et de grandes photos numérotées de Jean-Marie Périer. On s’y croirait.

Mais l’objet vintage par excellence demeure le talkie-walkie permettant de contacter la réception, car on est ici sans réseau ; à l’exception de quelques timides barres de 4G. Déconnexion, on a dit ! Le wifi est tout de même disponible dans les parties communes de l’hôtel pour limiter le sevrage. De toute façon, les distractions hors Internet ne manquent pas.

Mêler nature et art contemporain

Tous les lodges disposent d’une terrasse de 25 m2 sur laquelle un jacuzzi est encastré à même le sol en bois, avec option éclairage nocturne au cas où l’envie nous prendrait d’organiser un bain de minuit. Il est également possible de profiter en toute intimité d’un massage aux huiles essentielles, bercé par l’air de la forêt.

Hors du lodge, une multitude d’activités de plein air s’ajoutent à la liste : la piscine chauffée au printemps et en été ; les bains nordiques à l’automne et en hiver ; les balades dans les bois bien sûr – avec 300 hectares praticables à pied ou à vélo – ; ainsi que les ateliers de méditation ou encore de sylvothérapie, une expérience initiatique visant à découvrir les bienfaits des arbres.

 
 
 
 
 
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Au hasard de ces pérégrinations, il n’est pas rare de croiser une biche ou un renard, mais surtout d’impressionnantes sculptures contemporaines. Marier la nature et l’art était en effet le souhait de la créatrice du lieu, Anne-Caroline Frey, qui a travaillé pendant dix ans dans le secteur à Paris.

Table gastronomique au luxe local et sauvage

Enfin, impensable de passer à côté du potager en permaculture, encore plus magnifique au temps des cerises. On peut y voir pousser les légumes cuisinés par le restaurant et échanger avec François le jardinier. Pour parachever cette belle journée, il est possible de dîner en chambre dans une ambiance cocooning ou de rejoindre la table gastronomique Ardent – ouverte du jeudi au dimanche – dans la maison principale. Le chef Gaëtan Evrard y sert une cuisine au luxe local et sauvage, qui navigue entre authenticité et créativité : asperges rôties à la flamme et beurre de foin, chlorophylle ail des ours ; agneau braisé, choux, immortelle ; fraises, olives noires, rhubarbes… À accompagner de vins bio des meilleurs vignerons de la région.

 
 
 
 
 
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Après une nuit de calme absolu, un panier petit déjeuner est déposé dans la matinée – comme par magie – au pied du lodge. Pour le récupérer, il suffit d’actionner un ingénieux système de poulie, permettant de transporter la corbeille en osier jusqu’à la terrasse. Ne reste plus qu’à s’installer pour découvrir une farandole de mets : brioche feuilletée ; pain frais ; fromage ; miel du domaine ; confiture… le tout fait maison, à l’image du saumon délicatement fumé et le jus détox tout en équilibre à base de concombre, herbes aromatiques et citron.

On entame ensuite pour les plus chanceux une seconde journée de détente dans ce paradis vert ou on repart déjà pour ceux qui n’auraient réservé qu’une trop courte nuit. Dernière étape : l’arbre à vœux ; qui agite doucement les rubans que les visiteurs y ont accrochés avant de quitter les lieux. Le nôtre, sans surprise : revenir très vite.

Loire Valley Lodges, 1 allée de la Duporterie, 37320 Esvres-sur-Indre. Tél. : 02 47 38 85 88. Environ 430 € la nuit. loirevalleylodges.com

Lire aussi : Voyage chez les « Otoctone »

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