Lolita Chammah, une femme à suivre

Infrarouge / Culture  / Cinéma  / Lolita Chammah, une femme à suivre

Lolita Chammah, une femme à suivre

D’un film à une pièce de théâtre, cette jolie actrice est toujours en train de courir. Fille d’Isabelle Huppert, elle suit avec élégance les traces de sa mère. Il fallait oser et elle le fait avec talent. Elle n’aime pas étaler sa vie privée. Elle a construit l’image d’une femme réservée. Nous avons voulu en savoir plus sur elle. Elle s’est prêtée au jeu d’une interview cuisinée. Et finalement, elle est beaucoup plus désordonnée qu’elle en a l’air.

 

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, avez-vous un exem-ple à me donner au cinéma ?

Les hommes préfèrent les blondes, réalisé par Howard Hawks, avec Marilyn Monroe. C’est un film que j’ai vu et revu quand j’étais petite.

Parmi ceux qui crachent régulièrement dans la soupe médiatique, qui trouve encore grâce à vos yeux ?

Ceux qui crachent, dans tous les sens du terme, ne trouvent jamais grâce à mes yeux. Je suis de celles qui aiment la délicatesse, la beauté et la sensibilité.

De quel pain ne mangerez-vous plus jamais ?

Je ne me laisserai plus marcher sur les pieds, ni être fragilisée par des gens qui pensent avoir le pouvoir.

Jusqu’où iriez-vous pour faire bouillir la marmite ?

Très loin, mais j’emmènerai toujours mes enfants. L’intensité ne me fait pas peur. Je crois aux aventures.

À quelle occasion avez-vous bu du petit lait dernièrement ?

On m’a dit : « ton fils est merveilleux, il a une force et une poésie extraordinaires. » Il vient de finir un film dont il a le rôle principal. Ça m’a beaucoup touchée.

La dernière fois que vous avez eu du mal à tenir votre langue c’était à propos de quoi ?

En ce moment même … en vous disant que mon fils a joué dans un film cet été. Je ne le dis pas du tout….Je ne veux pas trop divulguer encore l’information.

Vous préférez généralement mettre les pieds dans le plat ou en avoir gros sur la patate ?

En fait, j’ai les deux aspects au fond de moi. Je suis assez secrète, mais comme je n’aime pas l’injustice, je peux exploser d’un coup.

La dernière fois que vous avez pleuré comme une madeleine ?

Je pleure souvent comme une madeleine. Aujourd’hui, j’ai pleuré toute la journée car je tourne dans le film sur Caravage de Michele Placido. Pleurer, c’est la vie. D’ailleurs, je pleure quand mon fils tombe. J’ai pleuré récemmment aussi en ratant un avion…. et le soir, je pleure souvent quand j’écoute le titre Si demain de la sublime Camille Hardouin…

Le cinéma ou le théâtre, c’est vraiment comme on l’entend parfois, un panier de crabes ?

Je veux voir la beauté des choses et non pas le mauvais côté de la médaille. Heureusement d’ailleurs, sinon je ne ferais pas ce métier. Les egos prennent parfois beaucoup de place, mais j’essaie de tracer ma route.

 

La visite monologue, mise en scène Anne Berest au Théâtre du Rond-point à partir
depuis le 7 octobre.

Saison 4 de Dix pour cent à partir d’octobre.

100% Bio, de Fabien Otoniente avec Didier Bourdon. Sortie à venir.

À découvrir également