Ma cave idéale

Ma cave idéale

Infrarouge vous oriente chaque mois pour vous offrir les plus belles bouteilles de France et d’ailleurs chez un caviste de référence. Nous démarrons 2017 par l’une des plus impressionnantes institutions des quartiers touristiques : la Bordeauxthèque des Galeries Lafayette.

à la Bordeauxthèque

100002070_075 100006651_075_2013_1110926_R

David Duband domaine David Duban Nuits-saint-georges 2011

« On est dans le style ultra-classique de l’appellation », assure Patrice Remaud : un nez très floral (cassis, épices, herbes), une matière très racée, une finale très souple. Les yeux (grands) fermés. Le bon accord : une pintade cuite au four. 40 euros.

Croix de Ducru-Beaucaillou cuvée Colbert Saint-julien 2013

Sur un millésime pourtant ingrat, cette « édition limitée » du second vin épate : nez crémeux, caramel, presque lacté ; bouche juteuse, musquée, presque animale. Sait se faire respecter. Le bon accord : un magret de canard, si les palmipèdes n’ont pas tous été exterminés ! 53 euros.

100001151_075_2012_1098973_R 100001129_075

château Le Pape Pessac-léognan 2012

Ce voisin bien né de Haut-Bailly offre une très prometteuse ouverture crayeuse, de la matière, de la densité, une panoplie équilibrée qui le fera patienter dix ans en cave. Pourrez-vous résister ? Le bon accord : un petit salé aux lentilles. 29 euros.

château Larrivaux Haut-médoc 2011

Un château de femmes (troisième génération aux commandes), fait pour charmer les femmes, avec son merlot classique, son graphite, son boisé discret. Nous sommes pourtant aux portes de Saint-Estèphe ! Le bon accord : une pièce de bœuf, à la bordelaise bien sûr. 15,50 euros.

100002717_075 100006716_075_2015_1114149_R

Champin le Seigneur domaine Jean-Michel Gerin Côte-rôtie 2013

Très belle référence ne décevant pas, du moins chez les amateurs de « chair » : nez à la fois viandeux et fruité ; un goût finement lardé, presque bacon, et pourtant très buvable et digeste. Le bon accord : une côte d’agneau au thym. 45 euros.

domaine du Pré Semelé ,Sancerre 2015 (blanc)

Petit domaine familial ayant gagné ses galons chez Duclot grâce à sa formule magique : tension, gourmandise et minéralité minimale. Une très jolie entrée de gamme dans le sens noble du terme. Le bon accord : un plateau de fromages (tendance chèvre, svp). 16,90 euros.

100002377_075_2012_1105524_R CHEVRES-PIERREUSES_DET

Costa Caoude Mas Haut Buis, Terrasses du Larzac 2012

Un vin de fin d’hiver, « capiteux et rustique », dit Patrice Remaud, qu’il faudra sceller en cave car sa trame aérienne, fraîche et jamais asséchante, ne se développera qu’au bout de plusieurs années. Patience… Le bon accord : une saucisse (au couteau)-purée, eh oui ! 26 euros.

La perle du mois

« Les chèvres pierreuses » La cuvée parcellaire Les Chèvres Pierreuses est l’une des plus jolies réussites de la nouvelle gamme et a trouvé sa place dans les rayons innovations de la Bordeauxthèque : 2,80 hectares de premiers crus à assemblage classique (pinot noir, chardonnay, pinot meunier) donnent une merveille d’équilibre entre une bouche minérale, persistante, des notes de fruits d’automne et une grande vivacité. Le bon accord : une cassolette de fruits de mer. Brut premier cru, 39 euros.

100005239_075_2011_1101521_R

Le choix du chef de cave

Château Cartier, une pépite venue de la rive droite (saint-émilion), second vin de Fonroque, qui n’est autre que le berceau de la famille Moueix, mais dont la vraie caractéristique est d’être un des très rares grands crus bordelais conduits en biodynamie : « on retrouve de l’élégance, de la légèreté, une trame très nette, de la buvabilité, de la fraîcheur [de l’équilibre, NDA], un nez griotte, peu d’alcool. N’est-ce pas ça, le bordeaux de demain ? » Le bon accord : un bar ou une daurade simplement grillés. Château Cartier 2011, saint-émilion grand cru, 20 euros.

La Bordeauxthèque

en quelques chiffres Conçue par l’architecte Jean-Michel Rousseau comme un chai futuriste aux accents de bibliothèque, elle regroupe : 2 500 références, dont 1 200 en bordeaux, et des trésors comme un Yquem 1899, un mouton-rothschild 1945, une « impériale » (6 litres) de p étrus 1989… On y recense également 600 références hors bordeaux. Repensée depuis 6 ans, elle est le fruit d’un partenariat avec Duclot, le plus méconnu des négociants bordelais, dont la caractéristique est d’appartenir au même groupe familial (famille Moueix) que certaines des plus grandes étiquettes girondines, au premier rang desquelles Pétrus ! Du lundi au samedi, de 8 h 30 à 21 h 30, 1er étage du Lafayette Gourmet.

Chef de cave

_DSC6007APatrice Remaud Patrice Remaud, ex-Hédiard, ex-Duclot. Il règne depuis 2012 sur « la plus belle cave de bordeaux au monde », l’ambition commerciale affichée du groupe, qui a ouvert une déclinaison à Pékin. Le chef de cave a dégusté l’essentiel des références proposées aux amateurs, depuis un petit bordeaux à 4,90 euros jusqu’à l’invraisemblable mouton 1945, facturé 45 000 euros pièce. Château Cartier 2011, saint-émilion grand cru, 20 euros.

À découvrir également