Infrarouge / Culture  / Cinéma  / Mélanie Bernier, un charme redoutable

Mélanie Bernier, un charme redoutable

Elle joue le rôle de Marie-Zoé, coach personnel 2.0 aux méthodes plutôt atypiques, qui va tenter de sauver Gabriel de son addiction à l’amour.

 

Quel genre de femme êtes-vous ?

Une femme de ma génération, indépendante, avec de vraies passions. Et surtout, j’ai besoin que mes plusieurs vies, professionnelle, sentimentale et familiale, soient alignées au même niveau. C’est important pour moi de me sentir bien et épanouie en tant que femme.

Qu’est-ce qu’un « minder » ?

C’est un métier que j’ai découvert en tournant ce film. Cela désigne une sorte de « compagnon de sobriété ». Il aide à soigner les addictions et, pour ce faire, demeure avec son patient 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cela existe vraiment. Pour être honnête, j’ai cru au départ que ce métier était une invention. Mais moi, je me suis surtout intéressée au côté psy de mon personnage.

Avez-vous déjà croisé des addicts à l’amour ?

Oui, j’ai rencontré beaucoup d’hommes incapables d’être vrais et toujours dans le jeu de la séduction.

Une anecdote ?

Plus qu’une simple anecdote, j’ai surtout des souvenirs marquants de personnes ayant ce type de fonctionnement. Chaque love addict se cache derrière un masque, une manière d’être qui n’est pas la sienne. Finalement, ça brouille les relations avec les gens. C’est triste.

Est-ce un sujet auquel vous êtes sensible ?

Ces traits de personnalité sont fascinants, voire même intrigants. Ils émanent de gens qui sont souvent nuisibles au quotidien. Vivre avec quelqu’un comme ça peut même se révéler dangereux. En ce qui me concerne, je n’aimerais pas du tout.

Si vous aviez un message à transmettre à un love addict ?

L’addiction est quelque chose qui est ancré dans la personne. Souvent, les blessures sont béantes. Le film, lui, a choisi de traiter ce sujet de manière légère. C’est une comédie, pas un film à message, donc je ne me risquerai pas à fournir un conseil en particulier.

Parlez-nous de Marie-Zoé ?

Je me suis éclatée en jouant cette jeune femme. J’ai adoré l’idée de jouer une psy ratée. C’est une fille pas très stable, tête en l’air, mais, d’un autre côté, elle se révèle assez mûre dans sa relation avec sa mère et la manière dont elle voit la vie. Et puis, c’est vrai qu’on adore tous l’idée du personnage qui se fait prendre à son propre jeu.

Votre jeu, justement, semble assez naturel. Votre personnage vous ressemble-t-il ?

Kev Adams n’a pas arrêté de me dire pendant le tournage : « Mais tu es tellement Marie-Zoé ! » C’est vrai qu’on a plein de choses en commun. Je suis très curieuse et, comme elle, tout ce qui est psy m’intéresse. Elle est maladroite, elle ne se prend pas au sérieux et, surtout, elle est moderne. C’est une fille d’aujourd’hui, comme moi.

 

« J'ai adoré l'idée de jouer une psy ratée. »

Quel genre d’amoureuse êtes-vous ?

Fusionnelle. Chiante, mais attachante.

Pensez-vous que l’amour a toujours un côté destructeur ?

S’il n’y a pas d’amour, la vie ne vaut pas le coup d’être vécue. Alors oui, l’amour est souvent difficile et destructeur, mais c’est le prix à payer pour être heureux.

Qu’est-ce que vous pourriez faire de plus fou par amour ?

Un enfant…

Gabriel est-il sincère selon vous ?

Oui, mais pas pour longtemps. Je suis un peu dégoûtée de vous annoncer qu’il ne va pas s’empêcher d’aller voir ailleurs dans peu de temps. Il est jeune, amoureux, coureur… Alors oui, je l’ai aidé, d’où le happy end, mais je ne suis pas certaine que cela va durer.

Et Marc Lavoine… Complétement taré ce garçon dans le film, non ?

Incroyable ! Lorsqu’il est arrivé vers la fin du tournage, il a fait souffler sur le plateau un énorme vent de folie. Il avait une joie, une générosité contagieuse. Lors des quelques scènes que j’ai tournées avec lui, je me suis beaucoup amusée. La scène du « giflon » (une gifle décochée non pas avec la main mais avec un sein, NDLR) a été un moment unique de drôlerie et de franche rigolade.

Quel film rêveriez-vous de faire ?

J’adorerais jouer dans un film d’époque. En particulier, j’aimerais incarner une princesse du XVIe siècle.

Vos projets ?

Mon bébé, mon bébé, mon bébé. Pour le reste, on verra après.

Love Addict de Frank Bellocq, avec Kev Adams, Mélanie Bernier et Marc Lavoine. Sortie en salles le 18 avril.

À découvrir également