Mélanie Doutey, une belle nature !

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Mélanie Doutey, une belle nature !

Elle est bouleversante dans le film de Raphaël Jacoulot L’Enfant rêvé, avec Louise Bourgoin et Jalil Lespert. Dans des paysages verts des montagnes du Jura, elle se dévoile en femme forte face à l‘adversité. Un rôle sur mesure. Rencontre.

 

Mélanie Doutey, que l’on a vu en 2019 dans le film d’aventure Donne-moi des ailes, de Nicolas Vanier ou encore la comédie hilarante l’année suivante de Gilles Lellouche Le Grand Bain, prête sa grâce et sa sensibilité à Noémie. Un registre très différent des personnages qu’elle a pu interpréter jusqu’à présent. Elle incarne une femme courage. Avec son grand sourire et son air malicieux, elle a répondu à mes questions sans complexe.

Olivia de Buhren : Quelle place la nature prend-elle dans votre vie ?

Mélanie Doutey : Un espace assez important. A l’origine, je suis plutôt une fille du bitume, mais avec le temps, je me suis rendu compte du bien que ça me faisait de m’évader au vert. Ça me ressource.

OB : Êtes-vous sensible aux questions environnementales ?

MD : Difficile de ne pas l’être. Plus les années avancent et plus je me sens concernée. Je fais au mieux. J’ai totalement changé mon comportement. J’essaie d’apprendre aussi au quotidien les bons gestes à mes enfants : faire le tri, ne pas gaspiller, mieux manger etc…

OB : Aimeriez-vous vivre à la campagne ?

MD : Je suis sensible à la nature et c’est vrai que les images de paysages dans L’Enfant rêvé  sont sublimes. Mais non, je ne me verrais pas du tout vivre à plein temps à la campagne ; en revanche, je serais heureuse d’y avoir un refuge chaleureux.

OB : Le message est bien passé pour votre compagnon ! Tout se passe dans les forêts jurassiennes, est-ce une région que vous connaissiez ?

MD : J’y étais déjà allée, il y a quelques années, il y avait eu une énorme tempête. J’avais vu cette nature aussi dangereuse que grandiose.

OB : Racontez moi l’histoire du film ?

MD : François et Noémie sont en couple depuis pas mal de temps. Ils essaient d’avoir un enfant, mais n’y arrivent pas. Patricia entre dans leur vie. Elle vient d’emménager. Coup de foudre entre Patricia et François… Je n’en dis pas plus.

OB : Qu’est-ce qui vous a attiré dans le scénario ?

MD : Raphaël est un réalisateur que je suis depuis longtemps. J’avais vu ces trois derniers films. Je trouve qu’il y apporte beaucoup de poésie. J’ai aimé la manière dont il aborde la paternité et puis toutes les références à Truffaut, Chabrol, ça me touche. J’ai aimé aussi la justesse avec laquelle il met en lumière la nature.

OB : Que partagez-vous avec votre personnage ?

MD : Je suis une femme assez résistante et toujours dans l’action, comme Noémie.

OB : Et dans la vraie vie, quel genre de femme êtes-vous ?

MD : Spontanée, raisonnable, dans l’action et maman très à l’écoute de ces petits.

OB :  Croyez-vous au coup de foudre ?

MD : Non, je n’y crois pas, mais c’est une jolie idée. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire en fait un coup de foudre ?

OB : Alors qu’arrive-t-il à François selon vous ?

MD : Il a un désir fou pour Patricia. Elle dégage quelque chose que Noémie n’a pas. Ils ont le désir de s’échapper de leur vie, de leur quotidien.

OB : Vous personnellement, avez-vous rêvé d’avoir un enfant ?

MD : J’ai toujours eu envie d’en avoir.

OB : Vous n’avez pas vécu les difficultés que traverse Noémie. Pouvez-vous comprendre sa souffrance ?

MD : J’ai regardé des films, des documentaires, des témoignages pour m’imprégner. Un couple sur six consulte un médecin pour avoir un enfant. On ne peut qu’être empathique face à une telle difficulté.

OB : Pensez-vous que la maternité et la nature ont des points communs ?

MD : Oui, je pense qu’ils sont très souvent liés comme dans ce film. François et Patricia ne sont pas mariés. Et c’est la nature qui dira son dernier mot…

OB : Que vous inspire la maternité ?

MD : L’amour.

OB : La maternité a-t-elle changé votre approche du métier ?

MD : Non, je ne suis toujours dit que mon métier ne dicterait pas la conduite de ma vie personnelle. Ça a changé la femme que je suis, mais pas mon métier.

OB : Qu’avez-vous appris sur vous-même à travers ce film ?

MD : Ne juge pas trop hâtivement…

OB : Avez-vous un souvenir marquant à nous raconter du tournage ?

MD : La grossesse de Louise. Elle m’a touchée.

OB : Que devons-nous retenir de cette histoire ?

MD : Chaque conclusion appartient au spectateur. Raphaël ne cherche pas de moral à son film. La vie est longue.

OB : Vous semblez très épanouie, que peut-on vous souhaiter de plus ?

MD : Peut-être une belle pièce de théâtre à venir et que tout le monde remplisse les salles de cinéma !

L’Enfant rêvé réalisé par Raphaël Jacoulot avec Mélanie Doutey, Jalil Lespert et Louise Bourgoin en salle le 7 octobre

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