Merci, les César

Merci, les César

La 44e cérémonie des César du cinéma se déroulera salle Pleyel le 22 février devant un parterre de 1 700 invités, triés sur le volet. Pour certains, une première. Pour d’autres, une habitude. Entre magie et snobisme, espoir et désillusion, à chacun sa cérémonie !

 

C’est vrai, on prend le temps de dire merci chez Infrarouge. La rubrique «  Merci qui ? », c’est chaque mois. On remercie à la pelle et au gré de nos envies. Un bouquin, un grigri, une vieille fringue, des copains… On dit « merci », ça fait du bien. 3 200 signes espaces compris (grand max !) pour saluer, signifier, exprimer. Dire sa reconnaissance pour ce qui a compté un jour et, donc, compte forcément toujours. Facile. Chaque mois, ici, on a le choix de dire merci à qui l’on veut. 

Pas de stress de compétition à gérer, ni de scène à escalader. Pas de direct à affronter ni d’émotion à surmonter. Bien planqué derrière l’ordi, on écrit « merci »,
on relit, on publie ! 

Les artistes qui recevront un César cette année seront sans doute priés de faire encore un peu plus court et plus concis que l’an dernier pour exprimer leur bonheur et leur gratitude. Le but étant, on le comprend, d’éviter les discours interminables et parfois ennuyeux où l’on remercie la terre entière. Mais que l’on remporte le César du meilleur court métrage, celui du meilleur espoir féminin ou celui du meilleur film, c’est pourtant bien la terre entière qu’on veut remercier. La terre et l’univers. Des étoiles, en particulier ou par milliers. La liste peut être longue, très longue. On réclamera forcément au « meilleur monteur » plutôt qu’au « meilleur comédien » de faire plus court, même si l’un sans l’autre ne pourrait faire un beau film. On a d’ailleurs une pensée toute particulière pour tous ces comédiens en péril, sauvés un jour par des monteurs talentueux et impliqués, comme pour ceux dont la grâce crève l’écran malgré la technique et les éléments.

On peut se demander qui on souhaiterait remercier dans un moment pareil. Et dans quel ordre. Parents ? Grands-parents ? Meilleure copine, premier mec, instituteur de CM2, prof de théâtre de la MJC… ? Est-ce qu’on serait du genre à anticiper ou à le tenter freestyle ? À griffonner quelques mots une heure avant sur la nappe en papier du bistrot d’à côté, histoire d’éviter de rester à jamais dans les mémoires de YouTube pour des mots mal choisis plutôt que pour le prix reçu ce soir-là ? Du genre à préparer son coup professionnellement, façon Actors Studio ? Ou à parier sur le naturel et la spontanéité de l’instant (qui n’arrivera probablement pas d’ailleurs) ?

Alors, ce mois-ci, on se fait un film. Les rôles sont inversés. C’est vous qui écrivez. Merci qui ?…

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