Olga Kurylenko, divine impératrice

Infrarouge / Lifestyle  / Shopping  / Accessoires  / Olga Kurylenko, divine impératrice

Olga Kurylenko, divine impératrice

Olga est une femme unique. Élevée par sa mère et sa grand-mère en Ukraine, elle a appris le français en six mois et s’est aussi mise au mandarin et au turc. Top-modèle et ex-James Bond girl, elle devient impératrice dans le dernier film de Jean-François Richet, L’Empereur de Paris, aux côtés de Vincent Cassel. Retour sur un itinéraire hors du commun.

 

Elle fait partie de ces femmes dont on tombe amoureux. Sa beauté naturelle, sa manière de s’exprimer ne laissent personne indifférent. Pendant toute une matinée, elle a joué agilement de son image devant l’objectif de notre photographe. Et moi, j’ai eu un peu l’impression d’être au cinéma…

Olivia de Buhren : Aimez-vous les shootings ?

Olga Kurylenko : Oui, beaucoup. J’ai été mannequin, donc c’est assez facile pour moi. Je me sens très à l’aise devant l’objectif. En revanche, je refuse de me mettre nue, je n’aime pas ça. Je l’ai déjà fait pour la publicité d’une crème, mais je ne recommencerai pas.

OdB : Comme mannequin international, vous avez dû beaucoup voyager. Comment cette aventure a-t-elle commencé pour vous ?

OK : J’ai été repérée à Moscou à l’âge de 14 ans. Je me trouvais dans le métro quand une femme m’a proposé de venir dans son agence. C’était en 1995, une autre époque pour la presse. Je posais pour des magazines locaux qui ne doivent sûrement plus exister aujourd’hui ! Je défilais beaucoup, je faisais des photos pour des pubs de voitures. Mon rêve, c’était de partir, d’aller à l’étranger. Toutes les filles ne pensaient qu’à ça. Alors, quand j’ai eu l’opportunité, j’ai foncé. Ensuite, j’ai beaucoup travaillé aux états-Unis et en Angleterre.

OdB : Qu’avez-vous le plus aimé pendant ces années-là ?

OK : J’aimais bien travailler avec des clients récurrents car, du coup, je retrouvais la même équipe. J’ai gardé quelques amis. Mais très honnêtement, j’ai surtout aimé gagner de l’argent, car ça m’a permis de devenir indépendante. Vous vous rendez compte, j’ai pu acheter mon premier appartement à 21 ans ! C’était inimaginable pour une fille comme moi.

OdB : Est-ce qu’il y a des choses que vous regrettez de cette époque ?

OK : Non, mais je me sentais assez seule. Je m’enfermais dans mon appartement,  c’était une période difficile de ma vie. Je me forçais à aller vers les autres, alors que je n’étais pas à l’aise socialement. Depuis, j’ai beaucoup changé, j’ai fait un énorme travail sur moi. J’étais une petite fille dans ma tête quand je suis arrivée à Paris. Puis, avec le métier de comédienne, j’ai grandi, je me suis épanouie et, aujourd’hui, je me sens bien.

OdB : Comment passe-t-on de mannequin à actrice de cinéma ?

OK : Je voulais absolument être comédienne. J’ai tout fait pour. J’ai pris des cours de théâtre, puis j’ai passé des castings et encore des castings. Et un jour, à 23 ans, je suis rentrée dans une petite agence à Paris. Ils ont accepté de me représenter et tout a commencé !

OdB : Était-ce un rêve d’enfant de devenir actrice ?

OK : C’était plutôt un hobby de petite fille. Déjà à l’école, j’adorais jouer. Je faisais partie d’un atelier théâtre où l’on mettait en scène des pièces. Ce n’est que plus tard, en étant mannequin, que j’ai décidé de me lancer.

OdB : Petite, quels films regardiez-vous ?

OK : Des films soviétiques surtout. Je suis née à l’époque de l’URSS, il n’y avait pas de films importés de Hollywood. Mais plus tard, à Paris, je me suis rattrapée. L’œuvre qui m’a donné envie de me lancer en tant qu’actrice, c’est Breaking the Waves de Lars von Trier. Il m’a tellement marquée, il est incroyable. Je me suis dit : « j’aimerais vraiment pouvoir faire ça. »

OdB : Quelle est l’actrice qui vous inspire ?

OK : Il y en a plusieurs. J’aime beaucoup Cate Blanchett, Julia Roberts et Kate Winslet.

OdB : Est-ce qu’il y a des acteurs ou actrices qui vous ont donné des conseils utiles ?

OK : Plutôt des réalisateurs. Terrence Malick m’a dit un jour : « Tu as de très bons instincts, suis-les toujours, même si on te donne d’autres indications, car ton feeling est bon. » Il a raison, même si j’ai trop souvent tendance à ne pas écouter cet instinct et à le laisser de côté.

OdB: Si vous deviez vous décrire en trois mots ?

OK : Honnête, ouverte, libre.    

OdB : Si vous deviez faire un autre métier, quel serait-il ?

OK : Quand j’étais petite, je voulais être docteur. Je suis fascinée par le corps humain, par le cerveau et par l’idée qu’on puisse se rétablir quand on est malade. Je suis un peu hypocondriaque et, dès que j’ai mal quelque part, j’imagine le pire. Je fais souvent des contrôles, des prises de sang. J’avoue que j’ai tendance aussi à m’auto-diagnostiquer en regardant sur Google. Je me suis détecté un zona sur le bras alors que le médecin ne l’avait pas vu !

OdB : On vous a découvert en France dans L’Annulaire, puis en James Bond girl, le rôle dont rêvent toutes les actrices. Qu’est-ce que ça fait d’interpréter le personnage féminin principal dans cette franchise ?

OK : Je n’y croyais pas. J’étais comme une folle, j’ai sauté de joie. Je ne réalisais pas.

OdB : êtes-vous plutôt du genre à cuisiner vous-même ou à commander chez le traiteur ?

OK : Je n’ai pas le temps de cuisiner, mais j’aime bien ça.

OdB : Quel est le menu de votre dîner idéal ?

OK : Le bortsch, c’est une soupe rouge à la betterave qu’on adore en Russie. J’aime aussi la « salade russe », une sorte de macédoine de légumes avec de la mayonnaise. Un vrai délice !

Odeb : Quel est le pitch de L’Empereur de Paris ?

OK : C’est l’histoire de François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes de France. Il y a plein de rebondissements et de manigances dans le cadre du Paris du XIXe siècle.

OdeB : Pouvez-vous nous toucher deux mots sur le personnage de Roxanne ?

OK : C’est une femme très intelligente, maligne et douce. à la fois une survivante et une grande amoureuse.

OdB : Vous sentez-vous proche d’elle ?

OK : Absolument. Comme elle, je suis tenace, je ne viens pas d’un milieu facile. Je n’ai pas peur de faire des tâches ingrates.

OdB : Est-ce la première fois que vous jouez un rôle d’époque ?

OK : J’avais joué dans une série, Magic City, qui se passait à la fin des années 1960. Mais je n’avais jamais incarné un rôle sous l’Empire. J’ai adoré. J’ai l’impression que mon visage correspond bien à ce temps-là. 

OdB : Quel rôle rêveriez-vous d’incarner ?

OK : Simone de Beauvoir, mais je n’ai pas assez l’accent français. J’admire cette femme. Quand je suis arrivée en France, j’ai lu tous ses livres, j’imprimais des extraits de ses textes et je les collais sur les murs de mon bureau pour me souvenir de ce qu’elle disait. Je me suis beaucoup imprégnée d’elle pour devenir la personne que je suis aujourd’hui. 

OdB : Dans quel genre cinématographique voudriez-vous vous essayer ?

OK : J’aimerais beaucoup renouveler l’expérience de la comédie.

OdB : Quels sont vos projets ?

OK : J’ai trois films en cours : Les Traducteurs de Régis Roinsard qui sortira au printemps, 15 Minutes de guerre par Fred Grivois et The Bay of Silence par Antti Jokinen. J’aimerais également jouer en Russie.

OdB : Irez-vous à la montagne prochainement ?

OK : Non, je ne sais pas skier. Je n’ai pas eu la chance d’apprendre étant petite, mais j’adore la montagne, les boules de neige et les paysages. J’aimerais que mon fils apprenne à skier et profite des joies des sports d’hiver.

OdB : Avez-vous une anecdote à nous raconter concernant la montagne ?

OK : Oui, à Verbier. Je ne savais pas skier et mon ex-petit copain voulait me donner une leçon. Il m’a loué tout un équipement, puis il m’a emmenée en haut d’une piste bleue. Il m’a poussée et j’ai eu très peur, je prenais de plus en plus de vitesse… Vous imaginez la suite : je ne savais pas comment m’arrêter, alors je me suis jetée dans la neige !

OdB : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

OK : Que j’apprenne à skier !

L’Empereur de Parisde Jean-François Richet avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl et Olga Kurylenko. Sortie prévue le 19 décembre 2018.

Un shooting avec Olga Kurylenko

Pull Eric Bompard, masque Rossignol, boucles d’oreille Lanvin.

Doudoune K-way, boucles d’oreille et bague Lanvin, lunettes Versace Eyewear, boots Woolrich, écharpe éric Bompard.

Doudoune Pyrenex, top Rossignol, collier Aurélie Bidermann.

Pull Aigle, veste et pantalon Rossignol, moufles Chanel, bottes Lanvin, doudoune Pyrenex, snowboard Rossignol.

Combinaison et guêtres Fusalp, casque Visor Women Black Rossignol, chaussures de ski Pure Pro Heat Rossignol, skis Vertical Bear Dynastar.

Chemise Paule Ka, sac Chanel, baskets Lacoste, veste et pantalon Jean-Charles de Castelbajac pour Rossignol.

Blouson Rossignol, pull Aigle, collier Lanvin, montre Rolex.

Robe pull Lacoste, doudoune Aigle, boots Chanel, bonnet Rossignol, broches Chanel, boucle d’oreille Lanvin, écharpe Lacoste, vélo (sur neige) Rossignol.

À découvrir également