On regarde tous le Mondial

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On regarde tous le Mondial

Vingt ans après l’épopée victorieuse de l’équipe de France lors de la Coupe du monde de football 1998, on a tous de bonnes raisons d’être devant nos écrans entre le 14 juin et le 15 juillet.

 

On a envie de croire que les exploits d’hier peuvent être ceux d’aujourd’hui. Que la nouvelle génération des Mbappé, Pogba, Griezmann a envie de faire oublier la finale perdue à domicile lors de l’Euro il y a deux ans et d’accrocher une deuxième étoile au palmarès du football tricolore. Un cadeau d’adieu à Didier Deschamps avant de voir débarquer le dieu Zidane comme possible sélectionneur ? L’histoire serait belle.

On a envie de revoir Neymar faire la danse du ventre balle au pied. Le brésilien, élu meilleur joueur du championnat de France cette saison, n’a plus foulé une pelouse depuis février et sa vilaine blessure face à l’Olympique de Marseille. La star s’est préservée, chez lui, loin du PSG et des déboires du printemps, pour être d’attaque lors de cette Coupe du monde et faire oublier à son pays le vilain scénario du Mondial 2014 avec une défaite historique 7-1 face aux Allemands. La revanche dans la peau.

Enfin, on a aussi envie de voir Macron en premier supporteur. Viendra, viendra pas ? Le président français, comme chaque chef d’État, a décidé de conditionner sa venue en Russie chez son homologue Vladimir Poutine. Ce sera seulement si les Bleus atteignent le stade des demi-finales. Loin de la position adoptée par la Première ministre britannique, Theresa May, qui a assuré que son gouvernement ainsi que la famille royale boycotteraient la compétition suite à l’empoisonnement d’un ex-espion russe et de sa fille, dont Londres accuse Moscou. La géopolitique n’est jamais bien loin.

Où vibrer en nombre ?

Pour une ambiance de pub britannique :

The Cross of Saint-Georges

35, rue Saint-Georges, 75009 Paris. Tél. : 01 53 16 19 19.

crossofstgeorge.fr

Pour parler avec des spécialistes branchés :

Le Ballon FC

17-19, rue de Mazagran, 75010 Paris. Tél. : 01 45 23 95 37.

leballonfc.com

Pour s’envoyer en l’air :

Café Oz Rooftop

Cité de la Mode et du Design

34, quai d’Austerlitz, 75013 Paris. Tél. : 01 73 71 29 09.

cafe-oz.com

Anne-Laure Bonnet, la relance facile

Spontanée et polyglotte, la journaliste de beIN Sports va couvrir en Russie sa troisième Coupe du monde de football. Rencontre avec une serial intervieweuse.

Durant le Mondial, vous allez parler combien de langues ?

J’en parle sept, mais je vais surtout profiter de mon russe. Je l’ai un peu utilisé lors du tirage au sort à Moscou. C’était bien utile, cela change foncièrement les rapports que l’on peut avoir avec les gens dans le pays. Je pense que, durant le Mondial, je vais l’utiliser au quotidien. Ma prof de russe est très confiante.

D’où vient cette faculté ?

C’est très personnel. J’avais une grand-mère allemande, mon père est franco-allemand, mais on n’a jamais parlé autre chose que le français dans la famille. À part moi, personne ne maîtrise une autre langue à la maison. Et, forcément, cela décuple l’envie de voyager et de parler avec les vraies gens.

Lorsqu’on est une femme, quelle est la plus grande difficulté au bord d’un terrain ? 

La même que lorsqu’on est un homme : poser la bonne question, trouver le ton juste. Je ne sais pas s’il faut plus jouer des coudes pour une femme, mais il faut être irréprochable.

On vous pardonne moins ?

C’est certain. Et surtout nous, dans notre attitude, on n’a pas le droit à l’erreur. Je me prive de beaucoup de choses hors interview, mais je pense avoir acquis le respect des joueurs. Et je préfère qu’ils me respectent plutôt que d’être leur amie.

Se faire draguer, cela doit tout de même arriver ? 

Je pense que je suis un glaçon avec les gens (rires) et, comme je suis copine avec certaines femmes de joueurs, je sais que certains disent : « Elle est glaciale, Anne-Laure, elle ne parle à personne. » Bah oui, mais tant pis !

Lors de vos voyages, est-ce important de découvrir la culture du pays ?

C’est capital. Saint-Pétersbourg, j’y suis allée plusieurs fois pour des matchs de coupe d’Europe et, à chaque fois, la première chose que je regarde, c’est mon emploi du temps pour m’octroyer un moment et me rendre à l’Ermitage.

Un sportif inspirant ?

J’ai une passion profonde pour Alessandro Zanardi, un ancien pilote de F1 qui a eu les deux jambes sectionnées et qui est désormais coureur cycliste handisport. Beaucoup de ses confrères ont dit que c’était une injustice qu’une chose pareille arrive à la personne la plus sympa de la terre. J’ai travaillé avec lui en Italie, il transmet une envie de vivre peu commune.

Si vous pouviez boire un verre avec la personne de votre choix ?

Michel Denisot. Je lui voue une énorme admiration depuis toujours. Il est dans la douceur. Comme le fait Anne-Élisabeth Lemoine dans C à vous, et c’est ce qui me plaît.

Votre entretien le plus stressant ?

Ronaldo, le Brésilien. Je l’ai attendu dix-huit heures à Paris en 2004 avant un match amical France-Brésil. J’en tremblais, cela a été annulé puis reconfirmé. On en rit encore aujourd’hui lorsqu’on se croise, par exemple lors de l’anniversaire de Neymar.

Votre méthode pour décompresser après un direct ? 

Je rigole avant, pendant, après, c’est la seule chose qui fonctionne sur moi. On dit des choses absolument horribles hors antenne, il faut faire attention avec les micros ouverts. Sinon, la seule chose qui me déstresse vraiment, c’est de prendre soin de mes citronniers, mais ça, je ne le fais pas immédiatement après le direct…

Le premier texto reçu après une émission ?

Aucun, parce qu’à minuit personne ne m’envoie plus de message. La solitude de la fin d’émission.

Il paraît que vous envisageriez de devenir un jour fleuriste ?

Tout le monde me décourage. Des amis me disent plutôt de trouver un compromis et d’animer une émission sur les fleurs. D’ailleurs, en ce moment, je cherche un appartement et je tanne les agents immobiliers pour obtenir une terrasse avec le meilleur niveau d’exposition possible pour mes plantes.

* Du 14 juin au 15 juillet, retrouvez l’intégralité de la Coupe du monde sur beIN Sports.

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