Parlez-vous freestyle ?

Parlez-vous freestyle ?

Ils sont de plus en plus nombreux dans les stations à s’élancer sur les « hips », les « step-up » ou les « pipes ». Voici les éléments de langage pour comprendre les grandes figures du freestyle, ce ski mi-acrobatique mi-artistique qui fait froid dans le dos.

 

Les slides

Les slides, ce sont les rails du freestyle. Présents un peu partout dans les stations, ils offrent une autre surface de glisse, en plus de la neige ou de la glace et en y ajoutant une bonne dose de technique. Le but est de glisser en équilibre sur cette structure métallique. « Rotation », « lipslide », « unatural », « reverse »… les figures sont infinies. Le seul impératif à respecter : la position d’arrivée sur le module est la même que celle prise pour un « kicker ». Vous n’y comprenez rien ? Un beau gosse à bonnet va tout vous expliquer.

Le Liu Kang

En freestyle, exécuter un « grab » définit le saut où l’on attrape l’une de ses fixations avec sa main. Mais du grab naît une infinité de figures, dont le « safety » et le « Liu Kang ». Si le safety consiste à sauter en agrippant avec la main droite sa fixation droite (et inversement), le Liu Kang en est une variante : la figure est la même avec la jambe opposée tendue, tel le bras d’Achille fondant sur Troie. À tester sur la face de Val d’Isère en fin de journée au milieu des galériens : cette piste noire est le seul chemin de retour à la station. Succès garanti !

Le daffy

Figure légendaire apparue avec la pratique du ski de bosses, le daffy est un saut au cours duquel le skieur (vous, mais sûrement un autre plus chevronné) tend une jambe en avant et l’autre en arrière, de telle manière que les deux membres forment un « V ». « V » comme victoire ? Tout dépend de l’atterrissage… À distiller avec parcimonie sur les bosses des Perdrix Blanches à Saint-Nicolas-de-Véroce.

Le backflip

Graal de toutes les figures, le « backflip » est un salto arrière que l’on retrouve dans toutes les disciplines gymniques. Spectaculaire à ski en raison de sa vitesse, et à ne pas confondre avec le « frontflip » (le salto vers l’avant, très casse-gueule), le backflip réussi permet de lâcher des diatribes incompréhensibles, mais toujours payantes du style : « T’arrives, t’enchaînes par un rodéo 540, tu fais ton backflip et, en même temps, tu tournes et retombes en fakie. » Pour les débutants, à tester sur un « step-up » (tremplin avec arrivée plus haute que le départ), pour éviter trop de casse.

rotation 360

Le 360

La rotation est l’une des bases du freestyle. On peut l’appeler 180, 360, 540 ou 450 (un 540 raté où l’on retombe à la perpendiculaire de la descente, fortement déconseillé). Pour réussir une bonne rotation, il faut d’abord définir son sens préféré (« natural »). Le reste coule de source : il suffit d’écarter les pieds pour rester stable, de river ses yeux vers l’amont au moment de l’impulsion, puis de bien fléchir les genoux pour une réception de champion en douceur.

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