Séance tenante

Arrêts sur images des dernières nouveautés pour entretenir vos conversations mondaines et vous inciter, séance tenante, à courir vers les salles obscures.

À ne pas manquer dans les salles obscures.

Cessez-le-feu
Aventure, 19 avril

Voici un très beau premier long-métrage. Il raconte la Grande Guerre, celle de 1914, à travers les souvenirs de ceux qui l’ont vécue, mais qui sont partis chercher un autre destin ailleurs, loin de la France, une fois l’armistice signé. D’une guerre, on garde les blessures ; d’une guerre, on ne raconte pas tout. Il faut parfois s’en aller vers des contrées lointaines pour tenter d’oublier, le risque étant aussi de se faire oublier. En 1923, lorsque Georges, après quatre années africaines durant lesquelles il a fui son passé de poilu, revient en France, tout remonte à la surface. Sa mère, son frère sont autant de nouveaux obstacles, parfois aussi difficiles que la vie des tranchées.
D’Emmanuel Courcol. Avec Romain Duris, Céline Sallette, Grégory Gadebois et Julie-Marie Parmentier. Durée : 1 h 43. 

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CORPORATE
Drame, 5 avril

On y va pour : Se plonger dans le monde impitoyable des lobbyistes américains.
Le sujet est brûlant et divise l’Amérique : une possible loi sur le contrôle des armes à feu. Miss Sloane, du réalisateur John Madden (Shakespeare in Love), raconte l’histoire d’une femme, une lobbyiste impitoyable (incarnée par la superbe Jessica Chastain), qui va entamer un long bras de fer contre les plus hautes instances du Congrès américain. Ce combat dévoilera l’envers du décor : un monde de manipulations, dans lequel l’industrie des armes à feu pèse lourd sur la politique et l’économie américaines. Les dialogues sont rapides, intelligents, le scénario passionnant, Jessica Chastain plus convaincante que jamais. Miss Sloane est en bonne position pour les Oscars.

De Nicolas Silhol. Avec Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane de Groodt, Violaine Fumeau. Durée : 1 h 35. 

BABY BOSS
Animation 3D, 29 mars

Un bon manager doit parfois se montrer ferme, donner des objectifs clairs et être convaincant. En partant de ces postulats, les studios DreamWorks adaptent le monde de l’entreprise à l’univers des bébés. Le boss porte désormais un costume et commande des sushis, mais porte des couches qu’il ne change pas lui-même car « il ne veut tout simplement pas le faire ». Le boss est un bébé. Tous les parents esclaves de leur progéniture se reconnaîtront dans ce film hilarant qui parle avant tout de famille, d’amour et transpose avec finesse des scènes du quotidien du bébé dans un monde adulte. À voir en version originale pour entendre la voix d’Alec Baldwin.

De Tom McGrath. Durée : 1 h 30.

PRIS DE COURT
Drame, 29 mars

Ce nouveau film d’Emmanuelle Crau reprend la thématique chère à la réalisatrice, celle d’une famille sans histoire prise dans une spirale infernale. On se souvient de Très bien, merci, également avec Gilbert Melki. Crédible et bien amenée, l’histoire relate un mensonge qui tourne au cauchemar. Nathalie, tout juste installée à Paris avec ses deux fils, n’a finalement pas le poste pour lequel elle a tout quitté. Elle va le cacher à ses enfants pour les protéger, mais eux aussi ont des choses à cacher. Les liens de ce trio seront mis à rude épreuve mais pour sa famille, une mère est toujours prête à tout.

D’Emmanuelle Crau, avec Virginie Effira, Gilbert Melki, Maryline Canto, Renan Prévot et Jean-Baptiste Blanc. Durée : 1 h 25.

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