Séance tenante

Arrêts sur images des dernières nouveautés pour entretenir vos conversations mondaines et vous inciter, séance tenante, à courir dans les salles obscures.

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Moi, Daniel Blake

Pourquoi y aller ? Pour voir enfin dans les salles obscures le dernier chef-d’œuvre de Ken Loach, récompensé par la Palme d’or à Cannes. Et de deux pour Ken Loach ! Après une première Palme d’or cannoise il y a dix ans pour Le Vent se lève, le cinéaste remet le couvert avec son dernier film, Moi, Daniel Blake. On le sait, le réalisateur aime le cinéma social. Avec ce long métrage, il aborde encore une fois ce thème et met en scène Daniel Blake, un menuisier de cinquante-neuf ans atteint de problèmes cardiaques. Afin de survivre, il va être contraint de faire appel à l’aide sociale pour la première fois de sa vie. Alors que son médecin lui interdit de reprendre le travail, l’État lui refuse sa pension d’invalidité s’il ne se met pas à la recherche d’un emploi. Ken Loach nous entraîne alors dans un imbroglio administratif qui dénonce les aberrations du système britannique. Un film émouvant, parfois drôle, touchant et engagé, comme toujours.

Sortie le 26 octobre 2016.

Réparer les vivants

Pourquoi y aller ? Pour voir l’adaptation au cinéma du best-seller éponyme de Maylis de Kerangal, paru en 2014. Après un énorme succès en librairie, Réparer les vivants a été adapté au théâtre pour le festival Off d’Avignon en 2015, puis mis en scène en 2016 dans les salles de province et parisiennes. Le 2 novembre, le long métrage, signé Katell Quillévéré, sortira dans les salles obscures avec à l’affiche : Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Kool Shen, Anne Dorval, Alice Taglioni et Monia Chokri. Le film raconte l’histoire d’un adolescent victime d’un accident de la route et rapidement déclaré en mort cérébrale, puis d’une femme dans l’attente d’une greffe cardiaque qui pourrait lui sauver la vie. Un compte à rebours poignant, pudique et sensible, qui aborde avec une grande sensibilité un sujet encore tabou, entre le tragique et l’intime.

Sortie le 2 novembre 2016.

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UNE

Iris

Pourquoi y aller ? Pour Charlotte Le Bon, femme fatale dans un thriller de Jalil Lespert, à qui l’on doit déjà le biopic Yves Saint Laurent. Iris (Charlotte Le Bon), femme d’un riche banquier (Jalil Lespert), disparaît en pleine nuit dans Paris. Kidnappée, oui, mais par qui ? La police mène l’enquête (Camille Cottin incarne l’inspectrice en charge de l’affaire), une rançon est demandée mais l’affaire tourne mal, évidemment… L’histoire, qui reprend les classiques, pourrait s’arrêter là mais elle est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Dans une ambiance oppressante (qui nous rappelle franchement Gone Girl de David Fincher), Iris est victime d’un enlèvement qu’elle a elle-même organisé. Pour cela, elle fait appel à Max (Romain Duris), un mécanicien endetté qui va jouer le rôle du ravisseur. Dans ce plan machiavélique, rien ne va se passer comme prévu.

Sortie le 16 novembre 2016.

Planetarieum

Pourquoi y aller ? Pour la rencontre entre Natalie Portman, actrice oscarisée, et Lily-Rose Depp, étoile montante du cinéma. On l’a vue dernièrement dans La Danseuse, elle y était poignante. Aujourd’hui, rien ne semble arrêter Lily-Rose Depp, la it-girl du moment. Dans Planetarium, de Rebecca Zlotowski, elle interprète Kate Barlow, jeune médium américaine, au côté de Natalie Portman, qui joue le personnage de Laura, sa sœur, avec qui elle forme un duo. Fin des années trente : leur don fascine. Les deux sœurs parcourent le monde pour présenter leur spectacle, dans lequel elles pratiquent le spiritisme. À Paris, elles sont remarquées par un producteur de cinéma, qui les engage pour tourner dans son prochain film, avec une seule ambition : révolutionner l’histoire du Septième Art. Dans le tumulte de la célébrité, entre gloire, rivalité et histoires d’amour passionnées, les deux sœurs ne vont pas prendre conscience de la montée de l’antisémitisme.

Sortie le 16 novembre 2016

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