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Sisley, culture française

La beauté à la française, la fameuse French Touch, n’est pas un concept marketing. Elle est née du goût, de la passion et de l’exigence de personnes aussi raffinées que sans compromis. La famille d’Ornano est à l’origine de ce courant qui est son esprit, son style de vie, et le perpétue comme un art parisien du bien-être.

À New York, au cœur de Soho, vous ne pouvez pas vous promener sur Bleecker Street sans entrer chez Sisley, dont la boutique est un douillet salon de beauté. Elle a aussi un étonnant pouvoir sur les émotions… Vous ressortez en vous sentant plus belle, plus épanouie. Le papier peint qui habille ses murs est signé de la grande, de la très grande créatrice anglaise Marta Armitage, qui, à plus de quatre-vingts ans, est toujours d’une incroyable jeunesse créative. Le lampadaire est une réalisation sur mesure d’une artiste de Brooklyn, Lindsay Adelman, et la bibliothèque est remplie de livres d’art. Tous ont été choisis par Isabelle d’Ornano et illustrent son talent créatif. Ils ont nourri son inspiration, accompagné la naissance de chacune de ses crèmes, de ses parfums. « Nous souhaitions que ce concept store symbolise un appartement intimiste dans lequel on entre pour une mise en beauté, un soin sur mesure, et dont on s’imprègne comme d’un art de vivre », commente Christine d’Ornano, vice-présidente internationale Sisley. Pari gagné, et voilà que les Parisiennes se prennent à envier les New-Yorkaises.

La beauté comme héritage

À tort. Aucune maison de beauté n’est autant en phase avec l’esprit parisien. Derrière cette signature, se cache l’une des plus grandes familles aristocratiques françaises. Une famille extrêmement soudée qui, dans le monde impitoyable des affaires, sait cultiver son indépendance et prospérer internationalement. Sisley est fondée en 1976 par le comte Hubert d’Ornano. Avec son frère Michel, qui troquera le monde des affaires pour celui de la politique – il fut député-maire de Deauville, ministre de Valéry Giscard d’Estaing –, Hubert d’Ornano avait auparavant créé les parfums Jean d’Albret et les cosmétiques Orlane. Leur père était l’un des cofondateurs de Lancôme. Autant dire que la beauté a du sens chez les d’Ornano ! Hubert revend la maison de couture Jean-Louis Scherrer pour se consacrer exclusivement à Sisley qu’il lance avec son épouse. Cette aristocrate polonaise proche des Kennedy aurait pu se contenter de mener la vie facile et insouciante de la jet-set internationale, mais non. Par sa personnalité, sa façon d’être, sa sensibilité aux arts, le soutien qu’elle apporte aux artistes, elle va bien plus qu’influencer la création des produits de beauté. Elle est à la genèse de chaque best-seller. Hubert d’Ornano, lui, se consacre au business, à l’élaboration.

La nature comme inspiration

Depuis l’enfance, ils aiment la campagne, ils baignent dans les odeurs de ses fleurs, de ses plantes aromatiques. Sisley, le nom de la marque, est d’ailleurs un hommage au peintre impressionniste qui a si bien regardé les paysages d’Île-de-France. C’est dans les jardins de leur propriété du Berry qu’ils puisent l’inspiration de leur premier parfum, l’Eau de campagne. Ils inventent alors le concept de parfum life style. Jean-Claude Ellena compose cette eau de feuilles de tomate, de basilic et de citron. Isabelle d’Ornano décore son flacon de l’ex-libris de sa famille. Cette senteur d’herbe coupée et de potager, qui inspirera bien des effluves de jardin, est un classique indémodable.

La botanique comme philosophie

En cosmétique, ils sont écolos avant l’heure. Isabelle d’Ornano a toujours été sensible à la phytothérapie, à l’homéopathie. C’est donc naturellement que les extraits de plantes sont au cœur de leurs formules et que naît une crème culte, chef de file de la beauté végétale depuis sa création en 1980, l’Émulsion écologique. Ce soin hydrate, protège, reminéralise et stimule l’épiderme grâce à l’alchimie du ginseng, du romarin, de la prêle et de la centella asiatica (herbe du tigre). Fluide et légère, la crème ne cesse d’être plébiscitée par les trentenaires. À l’origine de son succès, aucune étude de marché, aucun brief marketing, juste la volonté de faire du bien à la peau et, en amont, l’intuition de ce qu’attendent les femmes. L’essentiel, c’est d’avoir des idées et de ne pas brusquer la peau. Puisque les défenses de l’épiderme ralentissent avec le temps, on les stimule et on répare les dommages. Les soins agissent comme une hygiène de vie. C’est pour cela qu’ils plaisent autant qu’ils font du bien. D’autant que leurs créateurs ne se précipitent jamais pour les lancer. Tant qu’une formule ne les satisfait pas, elle est retravaillée, améliorée pour atteindre son juste équilibre d’efficacité. Ainsi, Sisleya. Il a fallu dix ans de recherche pour que cette crème voluptueuse trouve son parfait équilibre en huiles essentielles, extraits végétaux, vitamines et oligo-éléments. Tous agissent en synergie pour repulper et lisser la peau. Les femmes ne s’y sont pas trompées. Depuis 1980, Sisleya caracole en tête des ventes et est à l’origine d’un nouveau segment cosmétique, celui de l’anti-âge global. Récemment, sa formule a été retravaillée pour répondre encore mieux à la protection contre la pollution.

L’éclat comme allure

Idem pour la ligne de maquillage qui prolonge les bienfaits des crèmes. Elle donne de l’éclat, souligne une personnalité avec délicatesse, la rend subtilement désirable. Ce qui a donné à la créatrice Delphine Delafon l’idée de faire passer Sisley en backstages pour maquiller les tops de son dernier défilé. Entre eux, l’accord est parfait. Ce qui les réunit : un travail artisanal français, une allure urbaine pour laquelle Angloma, le make-up artist Sisley France, a travaillé une beauté simple et troublante, une peau délicate et satinée. On s’y projette, on l’adopte. Un pur bonheur…

shopping

Instant-Perfect Visuel-emulsion_eco-125ml
Instant Perfect :
le correcteur sublimateur de teint encensé par toutes les beautistas sur les réseaux sociaux.
48,50 euros.
émulsion écologique : le soin Sisley toujours le plus vendu dans le monde,
35 ans après son lancement.
100,50 euros.
crème-sisleya Flacon-120-ml-Eau-de-Campagne
Supremÿa Baume: le soin phénomène version 2016 qui a révolutionné la cosmétique anti-âge.
485 euros.
Eau de campagne : un parfum de légende et une bouffée de nature 100 % addictive.
71,95 euros.
darphin clinique
Illuminateur
7 000 perles d’huiles essentielles de rose, de mandarine, d’ylang-ylang, de néroli et de gingembre, qui se mélangent goutte par goutte pour raviver l’éclat, revitaliser la peau. On adore.
Sérum Huile Illuminateur, Darphin, 59 euros
Énergisant
Riche en agents fortifiants et hydratants, ce soin répare en temps réel les dommages causés par la lumière des ordis et repulpe la peau quand elle perd son éclat. La cure à faire en hiver.
Pep-Start HydroRush Hydratant Express SPF 20, Clinique, 27,50 euros.
CITY-PROTECT LIERAC
Protecteur
D’un pschitt, il neutralise les effets mauvais de la pollution urbaine et renforce les défenses naturelles de la peau. À avoir toujours sur soi. Extra pour les filles qui bougent à vélo.
City Protect InCellium, SprayEsthederm, 39 euros.
Déridant
Un coup de fatigue ? Une injection de vitamines et de minéraux. Ce soin agit comme une séance de méso. Les toxines sont drainées, les cellules oxygénées. Top, top, top, quand on est KO.
Sérum Mésolift, Lierac, 47,50 euros.
biotherm
Reposant
On met son sommeil à profit en régénérant sa peau avec des huiles qui la bercent et la réparent. On se réveille les traits doux, souples et lumineux. Qui dit mieux ?
Cream in oil Blue Therapy, Biotherm, 68 euros.

2016---CAUDALIE---EDB-JASON-WU---Flacon---100ml

De paris à séoul

Devinez quel est le produit de beauté que s’arrachent les Coréennes ? L’Eau de Beauté de Caudalie dans son joli flacon collector signé du créateur new-yorkais Jason Wu. À l’origine de cet élixir bienfaisant, le secret de beauté de la reine de Hongrie que le docteur Bernard Hertzog a reformulé pour Mathilde Thomas, fondatrice de cette marque ultra-trendy.
De Vinosource à Resveratrol Lift, tous les soins sont travaillés avec des actifs puisés dans les pépins de raisin du vignoble familial de château Smith Haut Lafitte. Ces pépins sont très concentrés en antioxydants et prodiguent leurs bienfaits naturels aux visages de toutes les belles, de Paris à New York en passant par Séoul. Mathilde Thomas vient d’y ouvrir la Maison Caudalie : on y cultive le French Paradox au bar, en dégustant un verre de vin avec des fromages issus du terroir français, et l’on passe une journée dans son luxueux spa à profiter de soins qui donnent l’éclat du bon air, celui que l’on attrape en se promenant dans les vignes.
Eau de beauté édition limitée. Jason Wu, Caudalie, 31,10 euros.

 

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