Vanille, une femme d’ici et d’ailleurs

Infrarouge / Culture  / Vanille, une femme d’ici et d’ailleurs

Vanille, une femme d’ici et d’ailleurs

Elle est jeune et jolie, elle a une voix douce et singulière. Dans son premier album, Amazona, déjà applaudi par son père Julien Clerc, elle nous fait voyager avec sensibilité. Rencontre.

 

Ce mois-ci, notre numéro est consacré aux hommes. Votre album est-il plutôt pour les hommes ou pour les femmes ?

C’est un album pour tout le monde, mais, comme j’écris moi-même mes textes et que je suis une femme, peut-être que mes titres parleront plus à la gent féminine.

Comment définiriez-vous Amazona ?

C’est un recueil de ballades ensoleillées et mélancoliques.

De quoi parlent-elles ?

D’amour et de relations amoureuses, parce que c’est surtout ça qui m’intéresse dans la vie. Il est basé sur des choses que j’ai vécues.

Vanille est un prénom original, qui donne envie de partir au soleil. Est-ce que vous le vivez de cette manière ?

Oui, car ma grand-mère paternelle est guadeloupéenne et j’ai passé beaucoup de temps là-bas quand j’étais petite. Enfant, je me disais souvent que je sentais la vanille, bien que je ne porte pas de parfum.

Quel est votre chanteur préféré ?

Jacques Brel. Parmi les chanteurs d’aujourd’hui, Arthur Teboul, de Feu ! Chatterton. J’aime beaucoup son timbre de voix et ses textes. Je le considère comme un poète des temps modernes.

Et votre comédien favori ?

Cary Grant, car j’aime beaucoup le vieux cinéma. Je trouve également Philip Seymour Hoffman excellent.

Quelles sont les qualités qui vous émeuvent chez un homme ?

Les qualités féminines. J’aime beaucoup la sensibilité chez les hommes, ceux qui n’essaient pas de surjouer leur virilité. Les hommes qui font exprès de conduire à 200 kilomètres/heure pour prouver leur niveau de testostérone, c’est une calamité.

Comment est-il, l’homme de votre vie ?

Amoureux. Il faut être avec des gens qui nous aiment, autrement c’est une catastrophe.

Le moment de votre vie quotidienne où vous chantez le plus ?

Dans ma chambre, pour moi ou pour mes fiancés. Sinon, j’aime bien jouer dans mon salon avec des amis musiciens.

Pourquoi avoir attendu avant de vous lancer dans la musique ?

Je suis la fille de Julien Clerc. J’ai toujours eu ça en moi et j’ai grandi dans un univers musical. Mais, inconsciemment, la place de chanteur était déjà prise dans la famille et j’ai eu du mal à oser me lancer. À vingt ans, j’ai rencontré un garçon musicien qui a vu mon potentiel et m’a poussé à jouer.

Qu’en pense votre père, Julien Clerc ?

Il était très stressé quand je lui ai dit que j’avais commencé à écrire et que je voulais travailler sur un album. Il était inquiet pour moi, car c’est devenu plus compliqué de percer aujourd’hui. Lui a commencé en 1968, tout était plus abordable, il y avait beaucoup moins d’artistes qu’aujourd’hui. Mais, quand il a vu que j’étais déterminée, il m’a encouragée.

Un conseil qui vous a fait du bien ?

Il ne faut pas se laisser dépasser par son impatience et aller jusqu’à sa propre vérité. Je suis impétueuse, et mon impatience a parfois tendance à prendre le dessus. Sur l’album, j’ai failli valider des morceaux que je n’aimais pas, juste pour avancer plus vite. Aujourd’hui, mon album correspond à ce que j’écoute, donc j’ai le sentiment d’être arrivée au bon endroit.

Que diriez-vous à tous ceux qui ont envie de se lancer dans la musique ?

Réussir à sortir les émotions qu’on a au fond du cœur et, surtout, persévérer.

Album Amazona, sortie prévue le 19 avril 2019.

À découvrir également