Victoria-Maria Geyer

Décoratrice belge, elle met son talent au service de nombreux particuliers en s’adaptant à leur budget. Selon elle, nous pouvon tous nous offrir du style. Sa particularité : utiliser beaucoup de tissus, qui habillent naturellement une pièce.

Petite, vers quel métier étiez-vous attirée ?
J’ai fait quinze ans de ballet et je voulais devenir danseuse étoile. En emménageant dans une maison vide, je me suis prise de passion pour la décoration. J’ai d’abord travaillé pour Flamant, puis ensuite dans un bureau d’architecte d’intérieur et je me suis enfin installée. J’ai des chantiers à Bruxelles, en Allemagne, en Italie et à Londres. Bientôt à Paris !

Dans quel style de déco avez-vous grandi ?
Classique, assez chaleureux, voire même chargé. Avec beaucoup d’horloges : mon père était un passionné qui les remontait en permanence.

Quel a été votre premier projet ?
J’exerce un métier très intime et personnel, et cela a été un immense pari pour mon premier projet, en l’occurrence s’occuper de l’appartement d’un ami. De fil en aiguille, mon nom a été recommandé.

Aujourd’hui, y a-t-il une tendance qui se démarque ?
On a vu beaucoup de feuilles de bananier, de tapisseries avec des végétaux… et l’on n’en peut plus. De même pour les meubles style années 1950. Il ne faut pas en abuser. Aujourd’hui, les meubles en rotin reviennent pas mal. Le bambou aussi est assez actuel.

En décoration, quel est l’exercice de style le plus compliqué ?
Je trouve que l’on manque d’inspiration pour décorer la cuisine. Les gens font souvent la même chose et sont un peu restreints par un manque de choix dans les matières. C’est difficile d’avoir une très belle cuisine.

Quel est le défi le plus fou que vous ayez réalisé ?
J’ai réalisé le bureau d’un chasseur, que j’ai recouvert de peau de crocodile nacré. C’était un pari risqué, mais finalement il va bien avec l’ensemble des éléments de la pièce.

Que regardez-vous en premier lorsque vous arrivez chez quelqu’un ?
Le tissu et la taille des rideaux : s’ils sont trop courts, c’est l’horreur. Ils doivent tomber sur le sol sur cinq à dix centimètres. J’ai aussi horreur quand un mur de la pièce est peint dans une autre couleur que les trois autres.

La vraie faute de goût en déco ?
Le total look, le turquoise et quand on dispose les éléments de façon équidistante sur une cheminée ou des cadres trop symétriques.

L’objet déco que vous aimez offrir ?
C’est ringard, mais la bougie parfumée reste un objet malin qui plaît toujours.

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