C’est la CA-TAS-TRO-PHE !

Passés maîtres dans l’art du buzz, les membres du groupe Catastrophe sont d’invétérés touche-à-tout : musique, théâtre, cinéma, et même littérature. L’un des six joyeux lurons, Pierre Jouan, musicien et compositeur principal du collectif, s’est prêté au jeu des questions « catastrophes ». Rencontre.

 

Olivia de Buhren

Qui êtes-vous ?

Un groupe de pop constitué de cinq garçons et une fille, Blandine, qui est aussi ma copine.

Que faites-vous ?

On essaye de concrétiser des idées à travers notre musique et des happenings. Si l’on a un coup de cœur pour un projet, alors on se lance dans l’aventure. Nous ne sommes pas engagés, nous pensons juste qu’il faut un peu s’élever, faire passer des messages tout en s’amusant. On a chacun un rôle bien spécial dans le groupe. Moi, je compose la musique.

Pourquoi ce nom, « Catastrophe » ?

On avait envie de donner une autre signification à ce mot. On essaye d’injecter de la lumière et de la couleur dans ce terme très anxiogène, qui est omniprésent dans le monde d’aujourd’hui.

Un de vos slogans est : « Nous croyons aux possibilités hallucinatoires du réel. » Pouvez-vous nous expliquer ?

Derrière cette phrase se cache l’idée que le monde pourrait être plus improbable, plus imprévisible et, surtout, plus marrant. On a l’impression que le réel n’est pas assez « travaillé », les possibilités qu’il offre sont sous-exploitées. En concert, on est très attachés au fait de surprendre le public, qu’il ait presque l’impression d’être en train de vivre une hallucination. On aime bien l’idée de créer une sorte de faille spatio-temporelle.

Croyez-vous aux malédictions ?

Oui, je pense que l’on peut être maudit, comme les sorcières qui lancent une malédiction sur une personne sur plusieurs générations. Chacun d’entre nous peut être pris dans une sorte de sortilège dont il est très difficile de se défaire. Pour se dégager d’une malédiction, il faut un contresort. Nous, on a justement l’impression d’être bénis. Nous sommes là pour exorciser les angoisses, transformer positivement les inquiétudes. Souvent, avant un concert, on va dans le public et on demande aux gens quelles sont leurs peurs, puis on les écrit sur un bout de papier et, à un moment du concert, on les mange…

Quelle est votre plus grosse catastrophe ?

Il y en a eu tellement. Une fois, Arthur a craqué son pantalon juste avant un concert, c’était la panique ! Ce n’est pas une belle catastrophe, ça ?

Y a-t-il eu déjà un malheur dans votre groupe ?

Dans ce métier, il faut être vraiment à l’écoute des gens et je pense que l’on n’a pas suffisamment été là pour une personne qui a fini par nous quitter. C’est un peu triste.

Un fléau qui vous touche ?

La disparition des oiseaux.

Le plus grand cataclysme que vous ayez eu dans votre vie ?

La disparition de quelqu’un de proche, bien sûr. Sinon, je dirais l’incendie de Notre-Dame. Ça nous a beaucoup inspirés.

Un reproche qui vous a fait du bien ?

Bertrand Burgalat, notre producteur, nous a donné un conseil quand il a écouté la première version de notre disque. Il a dit : « Ça manque d’humour et de légèreté. » On l’a écouté.

Une erreur que vous ne commettrez pas deux fois ?

Trop travailler du chapeau… C’est ma grande spécialité. J’essaie d’être davantage dans l’instant.

C’est quoi la clef du bonheur selon vous ?

Être ensemble tous les six sur un projet.

Le groupe Catastrophe sera à Rock en Seine le 24 août.

lacatastrophe.fr

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