5 idées reçues sur notre planète
Rumeurs, fake news ou croyances erronées : si la Terre est réellement en danger, au moins ce n’est pas à cause des voitures électriques ou de l’industrie de la mode.

La voiture électrique pollue autant que celle à essence
FAUX
Montrée doublement du doigt depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, la voiture électrique serait un leurre écologique, notamment en raison de la pollution occasionnée par la fabrication de ses batteries. C’est en partie vrai, sauf que la durée de vie d’un véhicule dépasse de loin sa conception. Et, une fois lancées, les voitures électriques ne produisent aucune émission, contrairement aux moteurs diesel qui « tuent » 48 000 personnes par an en France, soit quatorze fois plus que les accidents de la route.
L’ours star des réseaux sociaux est une victime du réchauffement climatique
FAUX
La vidéo a été vue plus de trois millions de fois : un ours décharné cherche sa pitance dans des bidons rouillés au milieu d’une terre désolée. L’auteur du film, le biologiste Paul Nicklen, accompagne le tout d’un message larmoyant sur notre indifférence envers la fonte de la banquise. Des milliers de commentaires dopés aux bons sentiments. Problème : si le réchauffement climatique est bien réel, le plantigrade en question « n’est pas en train de mourir parce que la glace a subitement disparu mais plus probablement pour des raisons de santé », finira par avouer Paul devant l’ampleur de l’émotion suscitée.
La forêt amazonienne est le poumon de la planète
FAUX
Présentée comme essentielle à la survie de la Terre, la forêt amazonienne est une formidable machine naturelle dont le bilan écologique est en fait… égal. Dans cette deuxième plus grande forêt du monde (après la taïga), si les arbres se dopent à l’augmentation de concentration de CO2 depuis l’ère préindustrielle, leur mort précoce entraîne des gaz à effets de serre très abondants. Résultat : si la forêt sud-américaine émet un max d’oxygène, elle en consomme tout autant.

Le palais du Louvre est un ancien palais royal situé à Paris sur la rive droite de la Seine, entre le jardin des Tuileries et l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. S'étendant sur une surface bâtie de plus de 135 000 m², le palais du Louvre est le plus grand palais européen, et le second plus grand bâtiment du continent après le Palais du Parlement roumain. Il abrite aujourd'hui l'un des plus riches musées d'art du monde : le Musée du Louvre.
La construction du Louvre est indissociable de l'histoire de la ville de Paris. Elle s'étend sur plus de 800 ans, bien que le plan général du palais ait été imaginé dès la Renaissance. Charles V y établit sa résidence, donnant au palais un statut qu'il a conservé jusqu'au règne de Louis XIV.
Avec 8,9 millions de visiteurs annuels en 2011, c'est le site culturel le plus visité en France devant la tour Eiffel, la cathédrale Notre-Dame de Paris étant en tête des monuments à l'accès libre avec 13,6 millions de visiteurs estimés.
De 1981 à 1999, le palais fait l'objet d'importants travaux de modernisation désignés sous le nom de Grand Louvre et entrant dans le cadre des « Grands Travaux » définis par le président de la République François Mitterrand. Ces aménagements consistant à rendre la totalité du palais à sa fonction de musée (jusqu'en 1989, une partie de celui-ci abritait également le ministère des Finances), sont caractérisés par la construction de la pyramide de verre (inaugurée le 30 mars 1989), située au milieu de la cour Napoléon, œuvre de l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei et qui mène à un grand hall d'accueil souterrain. Une copie en plomb de la Statue équestre de Louis XIV sous les traits de Marcus Curtius par Le Bernin et Girardon est alors ajoutée.
The Louvre Palace, on the Right Bank of the Seine in Paris, is a former royal palace situated between the Tuileries Gardens and the church of Saint-Germain l'Auxerrois. Its origins date back
La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde
FAUX
D’où sort cette idée bizarre que la mode polluerait les esprits en même temps que les placards des fashionistas ?
Dans une étude récente, le Global Fashion Agenda, un think tank qui œuvre pour un accroissement du développement durable dans l’industrie de la mode, démontre que, si fabriquer des fringues est effectivement polluant, le bilan carbone de la planète fashion se situe loin derrière celui du secteur de l’énergie, des transports et de l’agriculture.
Éteindre les lumières fait partie de ces petits gestes qui sauvent la planète
FAUX
Dans la crise écologique profonde que le monde traverse, arrêtons-nous sur le cas de la France : l’Hexagone produit huit fois plus de CO2 que ce que la planète peut supporter sans engendrer de changement climatique. Pour bien faire, il faudrait donc réduire notre pollution de 80 %. Mais si on plongeait la France dans le noir, la consommation électrique ne baisserait que de… 10 %, et nos émissions de CO2 de 5 %. Ce qui n’empêche pas d’éteindre la lumière en sortant des toilettes, ne serait-ce que pour alléger sa facture d’électricité.