marnie house

Marnie House, l’esprit des Hamptons s’invite au Touquet

Au bord de la Manche, Marnie House vient d’ouvrir ses portes au Touquet avec 26 chambres et un phoque rouge pour mascotte. Le nouvel hôtel du groupe North Bay mise sur le charme chiné plutôt que sur le clinquant.

Gabriel Martin

Sur les portes des 26 chambres de Marnie House, un phoque rouge veille. Clin d’œil à ces mammifères qui se dorent la pilule sur les bancs de sable de la baie de Canche, la mascotte donne le ton d’un hôtel qui préfère l’humour du détail au grand discours. Ouvert ce printemps en plein cœur du Touquet, à deux pas de la plage, cet établissement trois étoiles signe l’arrivée du groupe North Bay dans la station balnéaire la plus anglophile de France.

L’histoire démarre comme un roman de plage. Jeremy Gosse, originaire de la Baie de Somme, a grandi au Touquet. Sa femme Flore tombe à son tour sous le charme de la côte. Ensemble, ils choisissent de quitter Paris, lui l’entreprise familiale de robinetterie de luxe, elle son poste chez Chanel dédié à la beauté et à la joaillerie.

Installés depuis deux ans sur place, le couple constate un manque flagrant de modernité dans l’offre hôtelière locale. Quand le Castel Victoria, maison néo-normande du début du XXe siècle classée au patrimoine de la ville, se retrouve en vente, ils sautent sur l’occasion. Rebaptisée Marnie House (contraction de « mar », la mer, et de la convivialité qu’ils veulent y insuffler) la bâtisse est intégralement rénovée avec l’agence parisienne Atelier Deux-Cé, déjà derrière l’hôtel Les Bassans à Perros-Guirec et des projets pour Sézane.

Des chambres façon cabines de bateau

Le résultat joue la carte des contrastes : bleu ciel et rouge vermillon habillent rideaux, têtes de lit et banquettes de la salle de petit-déjeuner. Chaises en rotin dénichées en brocante, abat-jours en osier House of Capricorn, pots des Poteries d’Albi : le couple a chiné pièce par pièce ce décor cosy chic. Les 26 chambres, pensées comme des cabines de bateau, se déclinent en cinq catégories, certaines avec vue latérale sur la mer.

Le soir venu, direction le salon et sa cheminée, le bar en bois et faïence artisanale ou le rooftop, pour un Marnie Mule (rhum, citron vert, ginger beer) accompagné de rillettes de maquereaux à la salicorne. Quant au phoque, il n’a pas besoin de cocktail pour se sentir chez lui.

Marnie House, 11 rue de Paris, 62520 Le Touquet-Paris-Plage. Chambre : à partir de 120 €. Plus d’infos sur marniehouse.com


Lire aussi : 48 heures à Deauville


Photo de Une : Marnie House © Adrienozouf

Partager cet article

A lire aussi
mode circulaire

Savoir (dé)faire

Réparer, recycler, réinventer : au sein de LVMH, la créativité s’impose comme un levier pour prolonger la vie des produits et réduire leur empreinte. Entre écoconception, upcycling et nouveaux services de seconde vie, le groupe redessine un luxe circulaire où innovation et désirabilité vont de pair.

the bell paris

The Bell, le pub parisien qui carbure au curry

Entre boiseries so British et épices d’Inde, The Bell pose ses valises place Marguerite de Navarre. Direction le premier arrondissement pour un pub nouvelle génération qui sent bon le butter chicken.

comptoirs japonais paris

Paris côté Tokyo

Du Marais à la rue du Quatre-Septembre, de Pigalle à Saint-Germain, une poignée de comptoirs japonais redessine la carte nipponne de Paris. On y boit du saké au coude à coude, on s’y parle peu, et on y consomme plus liquide que solide, sur une bande-son en VO. Cinq adresses confidentielles pour une géographie parallèle, où retrouver la douce torpeur du Tokyo nocturne.