Rémi Allier, réalisateur généreux

Nommé pour le César du meilleur film de court-métrage au moment de notre interview, Rémi Allier a remporté le prix le 22 février pour Les Petites Mains.

 

Constant Espanel

[vc_row][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »17446″ img_size= »full »][vc_empty_space][vc_single_image image= »17447″ img_size= »full »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez été nommé pour le César du meilleur film de court-métrage ?

C’était un grand tourbillon de joie ! Je me trouvais avec un ami chez moi à Bruxelles, sur le canapé, en train de regarder la conférence de presse en direct. En plus, je suis nommé avec mon ami Pablo Muñoz Gomez, le réalisateur de Kapitalistis.

Le pitch du film ?

Les Petites Mains est l’histoire de Léo, un an et demi, qui est le fils du directeur d’une usine en phase de fermeture. L’enfant est alors pris en otage par Bruno, l’ouvrier le plus radical, afin de pouvoir négocier. Le film adopte le point de vue de l’enfant et nous plonge dans une violence qu’il ne peut pas comprendre.

Quatre mots pour décrire le film ?

Enfance, violence, injustice et incompréhension.

Poil dans la main ou cœur sur la main ?

Avoir le cœur sur la main, c’est primordial, mais il faut aussi se permettre de rêver. Moi, je suis un peu les deux : je peux être parfois fainéant, mais je bosse beaucoup aussi, et je rêve surtout…

Le fait de tourner avec un enfant a-t-il influé sur votre manière de jouer ?

Forcément. Il faut tout repenser : la façon de travailler et aussi celle d’organiser le plateau. Par exemple, il pleuvait au moment de tourner la scène finale. Les deux enfants, celui dont on voit le visage et sa doublure, avaient alors décidé d’aller s’amuser dans les flaques d’eau plutôt que jouer la scène. On ne pouvait rien faire d’autre que de les suivre. J’ai donc passé quinze minutes à sauter dans les flaques avec eux, alors que cinquante personnes autour de nous attendaient.

Avez-vous un point commun avec votre personnage ?

Le fait de ne pas comprendre la violence et la détresse du monde dans lequel on vit, un monde qu’on a nous-mêmes créé. Je n’arrive pas à l’accepter et à continuer.

Quels sont vos projets ?

J’en ai plein. J’écris en ce moment un long-métrage. Une tout autre aventure…

Les Petites Mains est disponible sur Arte Youtube.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Partager cet article

A lire aussi
soldeu

Pyrénées : Retour à Soldeu

Pour une vivifiante expérience pyrénéenne, versant Andorre, on prend ses marques à l’Hermitage Mountain Lodge, un chalet exclusif du Sport Hotel Hermitage, où l’authenticité règne en majesté. Sans oublier les bienfaits d’une pause au Spa Valmont.

jane de busset

Jane de Busset, la tradition a du bon

Pour redonner un coup de frais à votre visage, rendez-vous au centre d’esthétique Jane de Busset, rue Pasquiet dans le VIIIe arrondissement parisien. C’est le spot confidentiel des aficionados du grand ménage facial. La bonne adresse à se refiler entre copines.