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Road-trip en Islande, au volant du Skoda Enyaq

La région des Hautes-Terres, au nord de l’Islande, non loin du cercle polaire, est l’endroit idéal pour tester ce SUV coupé 100 % électrique.

Texte Henri Bonchat, Photos Florian Léger

Au départ d’Akureyri, seconde ville du pays, direction Hlíðarfjall, une station de ski située à quelques kilomètres, histoire de se familiariser avec le coupé Enyaq. Les montagnes comme la route sont recouvertes d’une fine couche de neige. Le vent souffle, accentuant l’effet glacial.

Équipée de pneus hiver, la monture au look dynamique, dotée d’une transmission intégrale, ne bronche pas, adhérant à la chaussée comme si de rien n’était, dans un silence de cathédrale. Au bout du parcours, la station semble fermée, laissant penser qu’elle est abandonnée. Pas grave. Il faut poursuivre, vaille que vaille.

Une terre de feu et de glace

L’étape suivante nous entraîne plus au nord, à Húsavík, une petite localité portuaire réputée pour l’observation des baleines. À l’arrivée, aucun cétacé en vue, mais une pluie fine qui s’abat sur le village. La récompense de nos tribulations se nomme Salka, un restaurant sur le port pour reprendre des forces.

Une fois revigorés, direction l’est, cette fois, par la mythique Ring Road, autrement appelée la « route n° 1 », qui fait le tour de l’île. Elle est ouverte toute l’année, ce qui n’est pas le cas du reste du réseau. Le SUV électrique respire à plein watts, malgré une météo toujours capricieuse. L’autonomie des batteries ne semble pas souffrir de la température extérieure, proche de zéro.

Côté sécurité, tout est nickel. Le système de frein régénératif permet de profiter d’un ralentissement assisté, évitant ainsi toute perte d’adhérence sur un bitume gelé et piégeux. Dans un confort de berline, on « avale » les portions de routes quasi vierges. Seuls des moutons et quelques fermes isolées bordent parfois la chaussée. L’excitation est à son comble devant les paysages exceptionnels.

Comme sur la planète Mars

Ici, les fjords n’ont rien à envier à ceux de la Norvège, et les chutes d’eau semblent venues de nulle part. Parmi elles, celles de Goðafoss, littéralement « cascade des dieux », est l’une des plus remarquables d’Islande. Quelques ponts étroits – à tel point que deux voitures ne peuvent se croiser – enjambent de grands bras de rivières.

Nous roulons toujours vers l’est en direction de Mývatn et son lac volcanique, classé réserve naturelle et apprécié des ornithologues. La région est aussi connue pour ses sources d’eau chaude, ses fumerolles et ses cratères. Évidemment, un bain dans les sources bouillantes des Mývatn Nature Baths s’impose. Une expérience à vivre absolument pour qui se rend en Islande. Afin de prolonger ce moment de détente, on passe la nuit au Fosshótel Mývatn, une superbe adresse design (trois étoiles), face au lac.

Le lendemain, le vent a forci. Il neige par intermittence, et les températures ressenties avoisinent les –10 °C. Le SUV Enyaq est suffisamment rechargé (autonomie proche de 500 km) pour nous conduire à Egilsstaðir, notre destination finale. On s’engage sur les grands plateaux du nord, dans des conditions météorologiques difficiles. Aucune voiture en vue.

La route est devenue toute blanche, balayée par les rafales. Sans les piquets plantés le long de celle-ci, une sortie de route serait vite arrivée. L’atmosphère est particulière. Entourés de toutes ces roches volcaniques, on se croirait sur la planète Mars.

Un village perdu

Après une centaine de kilomètres à travers des paysages désertiques, le GPS indique, à quelques encablures, un hameau appelé Möðrudalur. C’est le village le plus isolé et le plus haut de l’île, constitué de quelques fermes qui se fondent dans le décor. Celles-ci se reconnaissent de loin à leurs toits composés d’herbe et de tourbe, pour se protéger du froid et du vent. Au beau milieu du bourg trône Fjallakaffi, un restaurant réputé qui propose aussi quelques chambres d’hôtes.

Au-delà, la route semble continuer vers des contrées sauvages, sans âme qui vive. À la belle saison – de juin à septembre –, certains véhicules bien équipés l’empruntent pour un voyage en terre inconnue. Avec l’après-midi, il est l’heure de repartir, de quitter les grands plateaux pour rejoindre la vallée. Les conditions s’améliorent, le vent finit par se calmer. Le vert des pâturages a remplacé la neige. Une ultime cascade se jette au pied de la montagne.

Le périple s’achève par une promesse, celle de revenir pour un tour de l’île à la belle saison, et toujours en électrique évidemment ! Près de 400 km parcourus au volant du SUV coupé avec une seule recharge. De quoi être rassurés quant aux performances de ce nouveau modèle et ses capacités à affronter même les conditions les plus extrêmes.

En Islande, l’essentiel de l’énergie produite est issu de centrales géothermiques. Alors, quand il s’agit de rouler propre, c’est toujours vu d’un bon œil, ici !


Tout ce qu’il faut savoir

Skoda Enyaq RS IV 100% électrique, à partir de 62 210 €. Retrouvez toutes les infos et les différentes versions de l’Enyaq sur : skoda.fr

Restaurant et chambres d’hôtes à Möðrudalur : fjalladyrd.is

Bains dans les sources d’eau chaude à Mývatn : @myvatnnaturebaths sur Instagram

Restaurant à Húsavík : facebook.com/salkarestaurant/

Hôtel Design au bord du lac à Mývatn : islandshotel.is/hotels-in-iceland/fosshotel-myvatn/

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