La ruée vers les rhums arrangés

Fruits et épices en infusion, macération ou distillation, à chacun son rhum arrangé pour des recettes au parfum d’exotisme.

Frédérique Hermine

Les rhums arrangés sont sans doute nés de l’alcool de canne, le rustique tafia produit aux Indes, associé aux épices et aux fruits de l’océan Indien par les marins anglais en mal de hobby et de breuvage. Ils en faisaient même un usage médicinal avant de l’adopter en consommation festive. Les rhums arrangés sont longtemps restés la boisson des locaux et des navigateurs.

Isautier arrangé de Noël. La dernière création de la Maison avec orange, cannelle, anis étoilé, à boire givré, allongé d’eau gazeuse ou réchauffer 20-30 secondes au micro-ondes.(16 € en grandes surfaces)

« Ici, c’est d’abord une tradition ancestrale transmise parfois de génération en génération, confirme Cyril Isautier, premier producteur réunionnais. Chaque famille a sa recette, l’unique, la meilleure. » Toujours à base de rhum de mélasse, il y a néanmoins « rhum arrangé » et « rhum arrangé ». Ceux sans fruits apparents, retirés après macération quand le chef de la distillerie estime avoir obtenu le goût souhaité, ceux avec les épices et fruits conservés dans la bouteille, mais dont le goût peut continuer à évoluer (et donc à ne pas garder trop longtemps dans sa cuisine).

Charrette Héritage Le Vanillé. Dans sa belle bouteille bombée, un rhum arrangé avec sa gousse de vanille Bourbon infusée dans du rhum réunionnais. (21,90 € en grandes surfaces)

Une récente production industrielle d