Avant Instagram et les city guides, il y avait le Grand Tour. Cette tradition des XVIIIe et XIXe siècles envoyait de jeunes aristocrates sillonner l’Europe (Italie, Grèce, France) non pour bronzer sur une plage, mais pour se frotter à l’art classique, à l’architecture, aux antiquités et aux sciences naturelles.
Ils rentraient les bras chargés : peintures de maîtres anciens, spécimens botaniques, livres rares, souvenirs artisanaux. Des objets qui ne disaient pas « j’étais là », mais « j’ai compris quelque chose ». C’est précisément cet état d’esprit que la maison L’Objet a choisi de convoquer pour sa dernière collection d’art de la table.
Pietra dura et porcelaine : l’alchimie du beau
Pour habiller Grand Tour, L’Objet s’est tourné vers la pietra dura, cette technique de marqueterie de pierres de couleur perfectionnée dans la Rome antique, puis sublimée par les ateliers florentins de la Renaissance. Ici, pas question de reproduire l’ancien à l’identique : la maison le réinterprète en motifs botaniques aux allures de joyaux, inspirés de pierres semi-précieuses, agencés avec une précision chromatique qui tient autant du tableau que de la vaisselle.
Le résultat ? Seize pièces en porcelaine réalisées à la main au Portugal, là où L’Objet travaille, depuis ses débuts en 2004, avec les mêmes familles d’artisans dénichées par son fondateur Elad Yifrach lors de ses premiers voyages.
Ancien architecte d’intérieur à Beverly Hills, Elad Yifrach a bâti L’Objet sur une conviction simple : un bel objet doit aussi être un objet juste, mêlant savoir-faire méticuleux et fonctionnalité. Grand Tour en est peut-être la démonstration la plus accomplie. Poser cette porcelaine sur une table, c’est moins dresser un couvert qu’ouvrir un cabinet de curiosités. Et ça, aucun algorithme de voyage ne peut vous l’offrir.
Grand Tour, collection de L’Objet (16 pièces en porcelaine), disponible en boutiques et sur eu.l-objet.com
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Photo de Une : L’Objet, collection Grand Tour



