expositions juillet 2026

Les expositions à voir en juillet 2026

Parce qu’une œuvre d’art n’existe qu’à partir du moment où elle est regardée, voici les expositions à faire en juillet 2026.

Fabrice Bourland

L’invention de l’Orient

 

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Une publication partagée par Musée du Louvre-Lens (@louvrelens)

Parmi les expositions à voir en juillet 2026, celle-ci est à ne pas rater ! De Paris à Constantinople, de l’Alhambra au Caire, les imaginaires circulent sans trêve. Présentant des trésors médiévaux autant que des œuvres issues d’époques plus récentes, l’exposition déroule une histoire faite de détours, d’appropriations et de malentendus. Ici, l’ailleurs n’est jamais figé : il se recombine au gré des échanges, des regards et des fantasmes de l’Occident. Tableaux, textiles, bijoux ou films racontent mille et un récits emboîtés. Le point fort : des artistes d’aujourd’hui viennent bousculer ces images héritées et en réécrire le fil.

Par-delà les Mille et Une nuits : histoires des orientalismes, jusqu’au 20 juillet 2026 au Louvre-Lens. Plein tarif : 12 €. louvrelens.fr

Avant l’heure, l’abstraction

 

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Une publication partagée par Le Grand Palais (@le_grand_palais)

Restée longtemps dans l’ombre, Hilma af Klint (1862-1944) rebat les cartes de l’histoire de l’art. Dès les premières années du XXe siècle, elle élabore un langage visuel radical, fait de formes géométriques, de couleurs franches et de motifs aux allures vivantes. Au cœur du parcours, une série monumentale aux accents mystiques révèle une vision traversée par des forces invisibles. À l’intersection de la science, de la spiritualité et de l’intuition pure, l’œuvre de cette figure majeure de la peinture suédoise impressionne par sa liberté et son avant-gardisme.

Hilma af Klint, jusqu’au 30 août 2026 au Grand Palais (Paris). Plein tarif : 15 €. grandpalais.fr

Récits en dérive

Au carrefour des routes et des destins, cette exposition explore une mer à la fois géographique et symbolique. Les œuvres de 74 artistes originaires de 20 pays composent un territoire mouvant, façonné par les migrations, les échanges et les mémoires partagées, mais aussi par les tensions et fractures du présent. Sculptures, installations et récits visuels forment un chœur pluriel où l’intime rencontre le politique. En filigrane, une même interrogation : comment habiter un espace commun sans effacer les singularités ?

Méditerranée, odyssées contemporaines, jusqu’au 1er novembre 2026 à la Fondation Villa Datris (L’Isle-sur-la-Sorgue). fondationvilladatris.fr

La couleur à vif

 

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Une publication partagée par Palazzo Strozzi (@palazzostrozzi)

Des aplats vibrants, presque hypnotiques, dans notre sélection d’expositions à voir en juillet 2026. À Florence, les toiles de Mark Rothko (1903-1970) déploient toute leur intensité dans un parcours qui remonte aux origines de son geste. Des scènes figuratives aux champs colorés suspendus, l’évolution du maître américain se lit comme une quête intérieure, traversée par les tensions du siècle. Accrochées dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale toscane, les œuvres dialoguent avec l’histoire et révèlent une peinture pensée comme une expérience physique, à éprouver plus qu’à décrypter.

Mark Rothko in Florence, jusqu’au 23 août 2026 à la Fondazione Palazzo Strozzi (Florence). Plein tarif : 16 €. palazzostrozzi.org

Voix en résistance

 

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Trois artistes, trois trajectoires, une même intensité. Installations, vidéos et performances : les œuvres de Shilpa Gupta, de Geumhyung Jeong et de Jumana Manna tissent des récits sensibles ancrés dans des territoires traversés par les tensions contemporaines. Corps contraints, frontières invisibles, machines apprivoisées : chaque proposition explore les rapports de pouvoir avec une acuité subtile. Dans les salles, l’expérience se fait immersive, presque intime.

Le murmure des Libres : Shilpa Gupta – Geumhyung Jeong – Jumana Manna, jusqu’au 20 septembre 2026 à la Collection Lambert (Avignon). Plein tarif : 12 €. collectionlambert.com

Rêves en clair-obscur

 

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Des silhouettes vues de dos, des couleurs déposées avec délicatesse, une mélancolie diffuse. Youssef Nabil, artiste franco-égyptien, façonne des images comme des souvenirs recomposés, entre Égypte fantasmée et horizons sans limites. Nourri par la peinture symboliste, son univers mêle exil, désir et renaissance dans une esthétique feutrée. Conçu à la manière d’un voyage intérieur, l’accrochage dialogue avec des œuvres du XIXe siècle et brouille les frontières entre passé et présent, jusqu’à glisser vers un univers presque cinématographique. Parmi les expositions à absolument voir en juillet 2026 !

Youssef Nabil : De rêver encore, jusqu’au 13 septembre 2026 au musée d’Orsay (Paris). Plein tarif : 16 €. musee-orsay.fr

Nuits recomposées

À travers ses allers-retours entre continents, le Franco-Iranien Arash Nassiri explore les zones de friction où les cultures se recomposent. Ses images, souvent baignées d’une atmosphère nocturne, dessinent un paysage hybride où l’architecture se fait le théâtre d’identités en devenir. Dans ces décors sophistiqués, héritage et imaginaire se confondent, brouillant les repères. Une plongée dans des univers où l’exil nourrit la création et où chaque détail révèle une circulation des influences.

Arash Nassiri : Night Mode, jusqu’au 18 juillet 2026 à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard (Paris). Entrée libre. fondation-pernod-ricard.com

À fleur de peau

 

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Une publication partagée par Tate (@tate)

Quatre décennies de création sans filtre. Née à Londres en 1963, l’artiste britannique Tracey Emin exhibe tout : le corps, les blessures, les élans. Peintures, néons, textiles ou installations trament un récit intime où chaque œuvre semble arrachée au vécu. Des pièces iconiques aux plus récentes, l’exposition dévoile une pratique brute, habitée par le désir, la perte et la réparation. Une plongée frontale dans une œuvre où l’art devient confession et la vulnérabilité, une force.

Tracey Emin : A Second Life, jusqu’au 31 août 2026 à la Tate Modern (Londres, Angleterre). Plein tarif : 18 £. tate.org.uk

Aux frontières du réel

 

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Un voile se soulève, un autre se trouble. Depuis plus de quarante ans, le photographe péruvien Javier Silva Meinel explore un territoire où tout vacille : identités, rituels, perceptions.

Ses clichés, à la lisière du documentaire et de la fiction, capturent l’instant tout en le déplaçant vers l’étrange. Masques, corps en transe, présences animales élaborent un univers à la fois familier et insaisissable. Derrière chaque image, une invitation à franchir une limite invisible et à regarder autrement le monde qui nous entoure.

Javier Silva Meinel : Umbrales, une poétique de l’image, jusqu’au 25 juillet à la Maison de l’Amérique latine (Paris). Entrée libre. mal217.org


Lire aussi : Les restaurants à tester à Paris en juillet 2026


Photo de Une : Rayan Yasmineh, Le Songe de Gilgamesh (détail), 2021, huile sur toile, Galerie Mor Charpentier. © Rayan Yasmineh. © Courtesy Galerie Mor Charpentier, Paris.

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