Alexandre Fauvet, PDG de Fusalp : « Nous préfèrerons toujours le mieux au plus »

LE BUSINESS DE LA MONTAGNE (1/4). Eux ne partent pas en vacances à la montagne, ils y vivent et fabriquent les vêtements et matériels des skieurs, amateurs comme chevronnés. Rencontre avec 4 acteurs majeurs de l’économie de montagne.

La rédaction

Quelle est votre plus belle innovation respectueuse de l’environnement ?

Nous cherchons à concevoir des vêtements qui seront, nous l’espérons, encore portés dans 30 ans par les futures générations. En cela, nous sommes une marque à l’opposé de la fast fashion, une marque qui préfèrera toujours le mieux au plus. Cela nous oblige à exceller en matière de qualité et de durabilité, à penser ingénieusement la construction du vêtement pour en faciliter sa réparabilité, et à garder un style intemporel qui mêle passé et futur ; pour un style très identitaire, mais toujours en mouvement. 

Quel est le produit que vous avez créé et que les autres vous envient ?

Nous nous inspirons au quotidien de la première combinaison de ski, créée  en 1966 à l’occasion des premiers championnats du monde de ski. Elle alliait performance et élégance avec un souci du détail et de la précision de la coupe. Cette combinaison est le reflet de notre héritage et de nos savoir-faire sur lesquels nous nous appuyons pour inventer le vestiaire de demain. Notre chemin est nourri par une conviction profonde : les vêtements que nous concevons doivent s’adapter aux exigences de nos vies urbaines suractives. Ils doivent nous protéger et accompagner le mouvement, sans compromettre le confort  et l’élégance. C’est la raison d’être de Fusalp qui s’appuie sur son expertise d’origine – fabriquer des vêtements de ski techniques et de compétition – pour imaginer et créer notre future garde-robe de tous les jours. 

Comment imaginez-vous la montagne dans 10 ans ?

Je l’imagine encore plus indispensable qu’aujourd’hui. Indispensable pour se ressourcer ; indispensable pour notre santé et notre équilibre ; et indispensable, enfin, pour réfléchir et méditer. J’imagine une montagne toujours plus attirante, mais plus seulement pour son « or blanc ». Je fais d’ailleurs le constat que la « moyenne montagne » attire de plus en plus d’adeptes. Ils ont raison : la  montagne est une merveille à tous ses étages !

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