expositions juin 2025

Les expositions à voir en juin 2025

Parce qu’une œuvre d’art n’existe qu’à partir du moment où elle est regardée, voici les expositions à voir en juin 2025.

Fabrice Bourland

Le maître anglais

C’est l’un des artistes majeurs du XXIe siècle qui prend ses quartiers pour quelques mois à la Fondation Louis Vuitton ! Plus de 400 œuvres parmi les plus célèbres de David Hockney, couvrant la période de 1955 à 2025, investissent ainsi l’ensemble des espaces du bâtiment conçu par Frank Gehry : peintures à l’huile et à l’acrylique, dessins à l’encre, au crayon et au fusain, mais aussi œuvres numériques réalisées sur iPhone ou iPad et installations vidéo immersives. Un must !

David Hockney 25, jusqu’au 31 août à la Fondation Vuitton (Paris). Plein tarif : 16 €. fondationlouisvuitton.fr

Une femme libre

Le Musée Jacquemart-André célèbre Artemisia Gentileschi (1593-1656), figure majeure du caravagisme, qui est l’une des rares femmes peintres du XVIIe siècle à avoir vécu de son art. Connue pour ses peintures religieuses et ses portraits, elle a souvent représenté des femmes face à la violence masculine, influencée par un drame personnel. Cette rétrospective dévoile 40 chefs d’œuvre saisissants et met en avant quelques-unes de ses inspirations, comme son père, l’artiste Orazio Gentileschi, ou le peintre français Simon Vouet.

Artemisia, héroïne de l’art, jusqu’au 3 août au musée Jacquemart-André. Plein tarif : 18 €. musee-jacquemart-andre.com

Iconic Avedon

In the American West, le livre culte du photographe américain Richard Avedon (1923-2004), aura 40 ans cette année. Pour fêter l’événement, la Fondation Henri Cartier-Bresson, en collaboration avec la Richard Avedon Foundation, donne à voir, pour la première fois en Europe, les 103 tirages originaux qui ont servi à imprimer l’ouvrage, ainsi que de nombreux documents inédits témoignant de la production ou de la réception de la série. C’est l’occasion de découvrir – ou de revisiter – l’un des plus grands portraitistes de l’histoire.

Richard Avedon, In the American West, jusqu’au 12 octobre à la Fondation Henri Cartier-Bresson (Paris). Plein tarif : 10 €. henricartierbresson.org

Drapés d’or et costumes de lumière

 

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Dès le cinquième millénaire avant notre ère, l’or agrémente les étoffes de luxe destinées aux hommes de pouvoir. Au cours des siècles suivants, de Rome à la Chine, en passant par l’Inde et le monde musulman, des tisserands et artisans chevronnés déploient une incroyable virtuosité pour réaliser des tissus d’art où les fibres de soie ou de lin s’entrelacent aux fils d’or. Une histoire fascinante où se marient création artistique, savoir-faire traditionnels et inventions techniques.

Au fil de l’or, l’art de se vêtir de l’Orient au Soleil-Levant, jusqu’au 6 juillet au musée du Quai Branly Jacques-Chirac (Paris). Plein tarif : 12 €. quaibranly.fr

Imaginaire vert

Établissant un parallèle entre le fonctionnement d’un musée et celui d’une serre, l’exposition Pollen explore avec subtilité notre relation à l’environnement et à ses habitants, qu’ils soient végétaux, animaux ou minéraux, et présente une variété d’œuvres, telles que vidéos, sculptures, peintures ou installations, composées de matériaux naturels et par définition instables : bambou, foin, sable… Parce que tout vit et meurt, même l’art.

Pollen, jusqu’au 31 janvier 2027 au CAPC – Musée d’Art contemporain (Bordeaux). Plein tarif : 8 €. capc-bordeaux.fr

Le voyage en orient

Au XIXe siècle, l’Orient fascine les peintres occidentaux, inspirés par sa lumière, ses paysages et sa culture. Delacroix ouvre le voyage avec ses croquis vibrants, suivi de Gérôme, Ingres, Constant et d’autres, qui offrent une vision idéalisée des souks, palais et déserts. La chasse et les harems nourrissent leur imaginaire, culminant avec La Grande Odalisque d’Ingres, rêve d’un Orient sublimé.

Les Orientalistes : Ingres, Delacroix, Gérôme, jusqu’au 1er septembre aux Bassins des Lumières (Bordeaux). Plein tarif : 16 €. bassins-lumieres.com


Lire aussi : Euphoria, l’art gonflé à bloc investit le Grand Palais à Paris


Photo de Une : © David Hockney, Christopher Isherwood and Don Bachardy, 1968

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